FIFA – Onze de la décennie : Années 2000

Bienvenue dans cette rétrospective consacrée aux joueurs légendaires de l’histoire du football. Dans ce hors-série unique, nous vous proposons chaque semaine un article mettant en lumière le onze d’or de chaque décennie, d’Alfredo di Stefano à Ronaldinho, des années 1950 à notre ère moderne. Cette semaine, nous vous proposons de (re)découvrir les années 2000, une décennie riche en histoire et exploits en tout genre. Une période qui caractérise avant tout la folie et la démesure d’un sport toujours plus médiatisé et suscitant d’autant plus la passion des supporters. Les clubs n’hésitent alors pas à faire sauter la banque pour s’attacher les services des meilleurs joueurs du monde, et s’assurent par ailleurs de forts revenus publicitaires tant l’impact de ces footballeurs sur la vie de tous les jours est important. C’est ainsi que Fiorentino Perez décide de remodeler le Real Madrid en d’en faire une des meilleures équipes au monde : les Galactiques de Beckham, Zidane et Figo sont ainsi nés. Toutefois la politique dépensière du club ne lui permet pas d’atteindre les sommets espérés, au contraire du rival barcelonais. S’appuyant sur son centre de formation, le FC Barcelone façonne une génération de joueurs extrêmement talentueuse qui domine le football de club et de sélection au tournant des années 2010. En parallèle, le triomphe d’une Italie défensive et appliquée à la Coupe du Monde 2006 n’obscurcit pas le paysage offensif et spectaculaire de cette période. Des génies du football à la pelle en veux-tu en voilà foulent quotidiennement les pelouses et ravivent le coeur de leurs supporters. Ce n’est pas un hasard si Liverpool remporte une finale miraculeuse à Istanbul ou si l’Olympique lyonnais de Juninho, Essien et consort réalise un formidable septuplé dans le championnat de France. Mais surtout, les années 2000 sont l’acte de naissance d’un incroyable duo de joueurs au talent immense, deux rivaux l’un portugais l’autre argentin qui vont s’adjuger onze Ballon d’or, de nombreux trophées et distinctions individuelles et repousser les limites de l’imaginable si bien qu’ils sont régulièrement considéré comme étant les meilleurs de l’histoire. Qui de Cristiano Ronaldo ou de Lionel Messi, ou bien de Pelé, Diego Maradona, Johan Cruyff, R9 ou de Zinédine Zidane est selon vous le meilleur joueur de l’histoire du football ?

Années 2000 :

Gianluigi Buffon

Poste : Gardien de but

Nation : Italie

Général : 94

Plongeon : 95

Jeu de main : 91

Dégagement : 80

Réflexe : 93

Vitesse : 52

Positionnement : 96

MP : 2 (droit) GT : 1

Gianluigi Buffon est un joueur à l’incroyable longévité qui a connu le succès presque partout où il est passé. Ne manquant que la Ligue des Champions à son immense palmarès malgré trois finales disputées, le toscan triomphe aussi bien en club qu’en sélection italienne et accumule les records individuels. L’homme aux mille cent trois matchs professionnels débute sa fabuleuse carrière au Parme AC en 1995 et profite de la blessure du gardien titulaire pour honorer son baptême du feu face à l’armada du Milan AC. En championnat, Buffon multiplie les bonnes performances et convainc Carlo Ancelotti de l’installer définitivement dans les cages gialloblù. Au tournant du millénaire, le club d’Emilie-Romagne compte dans ses rangs parmi les meilleurs joueurs du championnat tels Lilian Thuram, Roberto Baggio ou encore Hernán Crespo, et s’affirme comme l’une des forces montantes du championnat italien qui réalise un superbe doublé Coupe d’Italie – Coupe de l’UEFA en 1999. Toutefois les problèmes de trésorerie de Parme poussent le portier vers la sortie qui s’engage à la Juventus Turin en 2001. Le néo bianconero va définitivement écrire sa légende avec le club du Piémont et marche dans les traces de Dino Zoff pour devenir une figure hautement appréciée par les tifosi. “Gigi” s’impose comme le meilleur gardien du monde et rafle dix scudetti, quatre Coppa Italia et reste fidèle à la tunique noire et blanche malgré le scandale du Calciopoli qui relègue le club en Série B en 2006. Comme une récompense, l’élégant et racé dernier rempart italien aux gants soyeux reçoit le brassard de capitaine entre 2012 et 2018 et est sacré meilleur gardien mondial de l’année à cinq reprises. Par ailleurs, Gianluigi Buffon est un monument du football italien à part entière et est l’un de ses plus illustres représentants. Sélectionné à cent soixante-seize reprises avec la Nazionale, Buffon atteint son heure de gloire en 2006 lorsque l’Italie remporte la Coupe du Monde aux dépens de la France. Lors des prolongations de la finale, Gianluigi Buffon détourne une tête dangereuse de Zinédine Zidane puis remporte son duel face à David Trezeguet lors de la séance de pénalties.

Carles Puyol

Poste : Défenseur Central

Nation : Espagne

Général : 94

Vitesse : 73

Tir : 46

Passe : 70

Dribble : 61

Défense : 98

Physique : 94

MP : 3(droit) GT : 2

À jamais catalan tant il aura sublimé la défense centrale du FC Barcelone et rencontré de nombreux succès avec celui-ci, le natif de la banlieue de Lleida dans le nord-est de la Catalogne aura façonné l’histoire moderne du club blaugrana et laissé un impact durable pour des générations de jeunes défenseurs en devenir. Petit par la taille, mais immense par le talent, Carles Puyol arbore une longue chevelure bouclée et un physique surdéveloppé lui conférant ainsi une allure de barbare. Puyol joue justement de son look atypique pour terroriser ses adversaires, il est un guerrier infatigable à la condition impeccable adepte des interventions viriles et spectaculaires. On pourrait croire que le catalan n’est qu’un énième défenseur rugueux et peu inspiré des terrains de football, mais il n’en est rien. Discipliné, déterminé et possédant une excellente lecture du jeu, “Tarzán” est un modèle d’inspiration pour ses coéquipiers et est réputé infranchissable en un contre un, il est aussi capable de jouer sur les côtés de la défense pour le bien de l’équipe. Carles Puyol est le général de la défense catalane et dirige ses troupes vers de nombreuses victoires qui impose une dynastie barcelonaise aussi bien en Espagne (six championnats remportés) qu’en Europe (trois Ligue des champions). Homme d’un seul club et leader incontesté, “el Tiburón” est aussi la pierre angulaire de la sélection espagnole et cumule cent apparitions avec la Roja, mais surtout, il remporte les Euro 2008 et 2012 et la Coupe du Monde 2010. C’est d’ailleurs Puyol qui inscrit le but de la victoire en demi-finale du mondial contre l’Allemagne.

Fabio Cannavaro

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 94

Vitesse : 85

Tir : 44

Passe : 65

Dribble : 70

Défense : 98

Physique : 90

MP : 3(droit) GT : 2

Depuis la création du Ballon d’or en 1956, seuls trois défenseurs ont réussi à inscrire leur nom au palmarès de la plus grande récompense individuelle. Aux allemands Franz Beckenbauer et Matthias Sammer leur succède en 2006 l’italien Fabio Cannavaro alors auteur d’une Coupe du Monde stratosphérique où l’Italie n’encaisse que deux petits buts (dont un contre son camp). Titré champion du monde et meilleur joueur du globe en l’espace de quelques mois, Cannavaro semble être une anomalie au milieu des Nedved, Ronaldinho et autres Shevchenko tous superstars internationales et précédents détenteurs du trophée. Mais il serait injuste de rabaisser les performances du napolitain sous prétexte qu’il évolue à un poste reculé. Moins sous le feu des projecteurs que ses prédécesseurs, “le mur de Berlin” n’en est pas moins l’un des meilleurs arrières centraux des années 2000 si ce n’est le meilleur. Malgré un physique modeste et pas forcément à l’avantage de l’italien, Cannavaro forge sa réputation de stoppeur de renom par sa qualité de relance, sa science des duels aériens et son leadership naturel. Partenaire de Gianluigi Buffon lors de la campagne européenne jalonnée de succès du Parme AC en 1999, puis entre 2004 et 2006 du côté de la Juventus Turin, Cannavaro renoue enfin avec la gloire en remportant deux Liga d’affilée avec le Real Madrid en 2007 et 2008. Icône du Calcio et fierté du peuple italien, Cannavaro raccroche ses crampons en 2011.

Javier Zanetti

Poste : Défenseur Droit

Nation : Argentine

Général : 94

Vitesse : 89

Tir : 64

Passe : 89

Dribble : 86

Défense : 93

Physique : 85

MP : 4(droit) GT : 2

Digne héritier de la lignée des prestigieux défenseurs de l’Inter Milan, le natif de Buenos Aires en Argentine a su honorer la mémoire des Giuseppe Bergomi, Tarcisio Burgnich et autres Giacinto Facchetti, tous légendes absolues du club nerazzuro. Bien avant de devenir l’emblématique capitaine de l’Inter Milan des années 2000, Javier Zanetti débarque en Lombardie en 1995 dans l’anonymat le plus total. Pourtant le sud-américain s’impose facilement dans le onze de départ et ne rate que deux rencontres pour sa première saison en Italie. Le joueur à la modestie légendaire et au calme olympien séduit pour son ultra polyvalence, pouvant jouer dans le couloir droit, dans l’axe et au milieu de terrain, Zanetti fait alors l’unanimité au club et s’impose principalement comme arrière-droit. Rapidement adopté par le public des tribunes de Giuseppe Meazza et surnommé “il trattore” par celui-ci, l’Argentin brille par son audace, son aisance balle au pied, son infatiguabilité et son fair-play. C’est d’ailleurs cette qualité qui caractérise le plus le tempérament de l’oriundo. Jamais expulsé au cours de sa carrière, Javier Zanetti suscite le respect des pairs, Francesco Totti lui adressant même à  la suite d’une grave blessure  : “ Eh, oh, Javier, ne fais pas le con. Je te préviens, je t’attends pour le prochain Roma-Inter. Le fanion des équipes, de toute façon, je ne peux l’échanger qu’avec toi”. L’international argentin aux cent quarante-cinq capes écrit avec l’Inter Milan l’une des plus belles pages de l’histoire du club nerazzuro : quintuple champion d’Italie, le buteur décisif en finale de la Coupe de l’UEFA 1998 soulève la coupe aux grandes oreilles lors de la campagne mythique de 2010. Première recrue de Massimo Morati en 1995, Javier prend sa retraite six mois après ce dernier. Il est depuis vice-président de l’Inter Milan.

Philipp Lahm

Poste : Défenseur Droit

Nation : Allemagne

Général : 93

Vitesse : 87

Tir : 63

Passe : 91

Dribble : 88

Défense : 97

Physique : 80

MP : 3(droit) GT : 3

Joueur éternel du Bayern Munich au sein duquel il aura passé l’intégralité de sa carrière à l’exception de deux petites saisons au VFB Stuttgart, Philipp Lahm a connu de nombreux succès en Bavière. Pouvant jouer invariablement sur les deux flancs de la défense comme dans un rôle de sentinelle au milieu de terrain, Philipp se distingue par son incroyable débauche d’énergie et son apport dans le dernier tiers en phase offensive. Défenseur acharné et accrocheur, Lahm est capable de rattraper n’importe quel adversaire grâce à sa vitesse et de réaliser des interventions tranchantes. Bien qu’agressif sur le gazon, le “nain magique” d’un mètre soixante-dix est un tacleur fin remarquable de justesse et de lucidité. Celui qui se destinait à être boulanger dans sa jeunesse n’est pas toujours titulaire au début de ses années professionnelles et doit partager son temps de jeu avec l’indéboulonnable Bixente Lizarazu. Il s’affirme toutefois très rapidement et à la retraite de ce dernier, Lahm récupère alors le poste d’arrière gauche vacant, puis revêt le brassard de capitaine en 2009. Très apprécié de ses équipiers pour son autorité et sa justesse défensive, Philipp est l’âme d’une équipe qui connaît les plus grands coachs tels Louis van Gaal et Pep Guardiola, une équipe qui remporte des trophées à la pelle : huit championnats d’Allemagne, six DFB-Pokal et surtout la belle de toute, la Ligue des Champions en 2013. Le spécialiste du poste de latéral droit, un des plus émérites de l’histoire, rencontre également le succès avec la Mannschaft puisqu’il remporte la Coupe du Monde 2014 après deux honorables troisième place en 2006 et 2010. Comme une évidence, Philipp Lahm soulève le trophée dans la peau du capitaine.

Steven Gerrard

Poste : Milieu Central

Nation : Angleterre

Général : 93

Vitesse : 83

Tir : 92

Passe : 92

Dribble : 90

Défense : 78

Physique : 87

MP : 3(droit) GT : 3

S’il fallait bien citer au moins un joueur de la génération dorée anglaise des années 2000, le premier nom qui vient à l’esprit est certainement celui de Steven Gerrard. Gamin de la banlieue de Liverpool et fan des Reds avant l’heure, Stevie signe comme une évidence son premier contrat professionnel avec le club de la Mersey en 1998 et débute une carrière où il s’illustrera pendant dix-sept longues et enrichissantes années. Le milieu relayeur qui se distingue par sa vision du jeu, ses passes précises (notamment ses transversales), mais aussi pour ses frappes puissantes et son panache, il est un box to box moderne complet qui ne présente aucune faille. Héritant du brassard de capitaine en 2003, le liverpuldien prend ses responsabilités et entraîne le groupe dans son sillage et réalise une campagne européenne 2004-2005 superbe. Auteur du but de la qualification pour les phases finales dans un match opposant Liverpool à l’Olympiakos, le plus important de sa carrière selon ses dires, Gerrard réalisera le plus grand exploit de sa vie quelques semaines plus tard en finale de C1. Opposé au grand Milan AC de Pirlo, Shevchenko et Maldini au stade olympique Atatürk, Liverpool prend rapidement le bouillon et encaisse un cinglant trois zéro à la mi-temps. La messe semble dite et le club lombard se dirige vers un septième sacre en Ligue des Champions. Au retour des vestiaires, “Stevie G” se transcende et renverse la table d’une tête décroisée victorieuse. Liverpool refait finalement son retard grâce à une frappe de Šmicer et un penalty (obtenu par Stevie) transformé en deux temps par Xabi Alonso. Dans cette finale d’anthologie qualifiée de “miracle d’Istanbul”, le club anglais remporte le trophée en triomphant lors de la séance de pénalties. La suite de la carrière de Stevie G est moins satisfaisante et il ne parvient pas à remporter le championnat national tant convoité depuis 1990 et prend sa retraite des terrains en 2016. Unanimement apprécié par les scousers, Gerrard est élu “meilleur joueur ayant secoué le Kop” devant des monuments tel que Ian Rush et Kenny Dalglish. Fervent catholique, il entraîne dès à présent le club protestant du Glasgow Rangers et obtient des résultats encourageants.

Xavi

Poste : Milieu Central

Nation : Espagne

Général : 94

Vitesse : 72

Tir : 80

Passe : 98

Dribble : 93

Défense : 75

Physique : 70

MP : 4(droit) GT : 4

Joueur magnifique à la passe de velours et au timing parfait, Xavi est l’architecte des grands succès du FC Barcelone et de la sélection espagnole. Joueur de l’ombre, sobre et discret, le lutin catalan est la pièce maîtresse du tiki taka mis en place par Pep Guardiola, jeu de possession fait de passes courtes et rapides. Il est le meilleur passeur de son temps, il est un régulateur au coeur du jeu blaugrana adepte des passes en profondeur et de gestes inimaginables. Son nom est associé à ceux de Sergio Busquets et Andrés Iniesta, trio magique formant alors le milieu de terrain le plus complet et performant au monde. Pur produit du centre de formation de la Masia, Xavi est un génie du football qui sublime le jeu et met en valeur ses partenaires, nul doute que Lionel Messi et David Villa n’auraient pu devenir les grands attaquants qu’ils sont sans la magie de Xavi. Le petit maestro atteint son apogée en 2008, et règne alors au milieu de terrain pendant sept longues années. Déjà auréolé de trois victoires en championnat et d’une Ligue des champions, “Maqui” éclabousse les pelouses européennes de sa classe et ce n’est le rival honni du Real Madrid défait 6 buts à 2 au Bernabéu qui pourra dire le contraire. Dans ce Clásico entré dans la légende, le lutin prodigieux marche sur l’eau et adresse à ses partenaires quatre des six passes décisives. Champion d’Espagne 2009 suite à ce remarquable coup d’éclat, Xavi aboutit la saison en qualité de meilleur passeur de Liga avec vingt offrandes, et triomphe en Copa del Rey et en Ligue des champions. Meilleur passeur de la compétition européenne, encore, Xavi remporte un triplé historique avec le club catalan et se positionne pour la toute première fois sur le podium du Ballon d’or. La suite de l’aventure en Catalogne est tout aussi jalonnée de succès pour le maestro espagnol qui empile les trophées dans son armoire. Il est ainsi sacré huit fois roi d’Espagne, quatre fois en Coupe nationale et remporte quatre Ligue des champions avec les blaugranas, il ajoute même un championnat du Qatar lors d’une ultime pige au Moyen-Orient en fin de carrière. Dans une sélection espagnole à l’ADN barcelonais prononcé, Xavi remporte la Coupe du monde 2010 et le Championnat d’Europe des nations en 2008 et 2012. Meilleur joueur de l’Euro 2008, celui que l’on qualifie de meilleur milieu relayeur de l’histoire  aura tout gagné en club comme en sélection, mais n’aura injustement jamais pu remporter la couronne de Ballon d’or.

David Beckham

Poste : Milieu Droit

Nation : Angleterre

Général : 93

Vitesse : 84

Tir : 92

Passe : 95

Dribble : 89

Défense : 73

Physique : 81

MP : 3(droit) GT : 4

Véritable icône des médias et du ballon rond, l’anglais à la dégaine de playboy séduit aussi bien les femmes que les fans de football les plus passionnés. David Beckham n’est pas qu’un simple joueur, il est une marque à lui tout seul et le porte-drapeau du sport le plus populaire au monde. Il est un phénomène de la pop culture alors que les réseaux sociaux n’en sont qu’à leurs balbutiements. Exemple de toute une jeune génération qui ne rêve que de suivre son exemple, celui que l’on glorifie au cinéma et qui use de son image pour des causes nobles est avant tout un footballeur admiré pour sa patte droite et sa précision chirurgicale dans l’entrejeu. Pourtant natif du grand Londres, le grand blond fait ses premières gammes dans le nord du royaume et précisément au sein du légendaire club de Manchester United. Il y côtoie alors ceux de la même génération que lui qui deviendront des stars du club tels Paul Scholes et Ryan Giggs. Sir Alex Ferguson décide de mettre les jeunes au pouvoir et Beckham s’impose rapidement dans le 4-4-2 de l’entraîneur écossais à la suite d’un lob somptueux contre Wimbledon en championnat. Occupant tantôt le poste de milieu axial, David Beckham s’illustre surtout un cran à droite du milieu et se démarque grâce à sa technique unique et sa qualité de contrôle de balle. Pas forcément rapide pour un ailier, le « Spice Boy » compense par son apport offensif remarquable et ses nombreuses passes décisives. Surtout il un artificier redoutable, il est un spécialiste des coup-francs et des tirs au but. Chez les mancuniens, l’anglais effectue une razzia et empoche six Premier League mais surtout une Ligue des champions en 1999. Toutefois le joueur se brouille avec Ferguson avec qui les relations ne sont pas au beau fixe et quitte les Red Devils pour le Real Madrid en 2003. Devenu galactique, Beckham troque son numéro 7 pour le 23 en référence à Michael Jordan et entre dans une nouvelle dimension. Toutefois malgré son apport marketing indéniable, « Becks » ne gagne plus autant qu’avant et ne parvient pas à emmener la Casa Blanca et la Three Lions vers les sommets qui lui étaient promis. Le champion d’Espagne 2007 décide alors de s’envoler pour les États-Unis pour y poursuivre son rêve américain. Mettant la lumière sur le LA Galaxy et de manière générale sur la Major Soccer League, David Beckham y rencontre quelques succès nationaux. Retourné brièvement du côté de Milan et de Paris (où il prend sa retraite des terrains), par ailleurs toutes deux capitales mondiales de la mode, Beckham s’installe définitivement aux États-Unis et fonde le club de l’Inter Miami.

Ronaldinho

Poste : Ailier Gauche

Nation : Brésil

Général : 95

Vitesse : 95

Tir : 93

Passe : 94

Dribble : 98

Défense : 38

Physique : 83

MP : 4(droit) GT : 5

Capable de gestes techniques à la pelle, joueur inventif, rapide et imprévisible, « Ronnie » est un improvisateur habile et créatif à la palette technique complète : coup du sombrero, elastico, jongles, bicyclettes… La panoplie de Ronaldinho est trop large pour permettre à l’adversaire d’anticiper et suscite de l’admiration aussi bien auprès des amateurs que des professionnels du ballon rond. Reconnaissable de par sa longue chevelure et son sourire enfantin, le natif de Porto Alegre à l’ascension fulgurante fait déjà sensation sur les terrains brésiliens que de nombreux clubs européens manifestent un intérêt pour recruter le jeune prodige. Malgré le positionnement de grands clubs tel l’Inter Milan ou le Real Madrid, c’est finalement le Paris Saint-Germain qui arrache le talentueux Sud-Américain des mains du Gremio. Malgré des démêlés judiciaires entre son club formateur et son nouvel employeur, Ronaldinho effectue ses débuts au Parc des Princes avec l’étiquette d’étoile montante du football. Malgré des prestations sur courant alternatif, le crack brésilien éblouit la France et l’Europe par son expertise des coup-francs et ses dribbles spectaculaires. Auréolé du statut de star internationale après la campagne victorieuse du Brésil au Mondial 2002, Ronnie se fait remarquer de plus en plus sur les pelouses françaises et la Ligue 1 lui semble de plus en plus étroite. Décisif lors du Classique où le PSG explose son rival marseillais trois à zéro grâce à la prestation stratosphérique de son maestro. Ronnie peine toutefois à étoffer son palmarès en France et signe en 2003 pour le FC Barcelone contre la somme record de vingt-sept millions d’euros. Très vite, il succède dans le cœur des supporters blaugranas à ses aînés brésiliens tels Rivaldo et Romário. Il jouit d’une popularité telle que les sponsors se précipitent pour attirer le brésilien dans leurs filets. Véritable héros des culés, il réalise trois exercices consécutifs de haute facture et permet aux barcelonais de remporter le championnat espagnol en 2005 et 2006 ainsi que la Ligue des champions en 2006 en terre francilienne. Tout un symbole. Toutefois l’éclosion de Lionel Messi et son déclin progressif pousse Ronaldinho vers la sortie. Celui que l’on dit fini pour le football s’engage avec le Milan AC en 2008. Dirigé par Carlo Ancelotti, le brésilien connaît des débuts difficiles, mais retrouve peu à peu sa joie de vivre et son niveau d’antan. L’incroyable dribbleur, qui s’est mué en passeur de génie avec le temps, conquiert l’Italie en 2011. Ballon d’or en 2005, Ronaldihno prend finalement sa retraite en 2015 après un tour des clubs d’Amérique latine.

Raúl

Poste : Attaquant

Nation : Espagne

Général : 93

Vitesse : 91

Tir : 94

Passe : 84

Dribble : 92

Défense : 48

Physique : 77

MP : 4(gauche) GT : 4

Tout au long d’une riche carrière longue de seize saisons sous la tunique du Real Madrid, Raúl Gonzalez a su s’imposer comme le plus grand avant-centre que l’Espagne ait jamais produit, bien devant son illustre aîné Emilio Butragueño. Véritable monstre de régularité avec pas moins de quatorze buts inscrits en moyenne par saison, le natif de la capitaine espagnole se réclame de Diego Maradona, et comme el pibe de oro Raúl ne vit que pour le football. Astucieux, rapide et très efficace, “l’ange de Madrid” prend rapidement son envol, il n’est âgé que de dix-sept ans lorsqu’il effectue ses grands débuts avec le Real Madrid. Il inscrit alors son tout premier but face à l’Atletico Madrid, club de son enfance où il aurait dû signer professionnel. Mais c’est bien chez le rival merengue que Raúl va se bâtir une incroyable carrière jalonnée de nombreux succès et trophées en tout genre. Ayant hérité du numéro 7, le castillan à l’hygiène de vie irréprochable est rapidement adopté par le public du Santiago Bernabéu et enchaîne les prestations de haute volée. Pichichi de la Liga en 1999 et en 2001, “el flaco” forge avant tout sa réputation de machine à scorer sur les gazons européens. Vainqueur de la Ligue des champions en 1998, 2000 et 2002, il inscrit la bagatelle de soixante-seize buts dans la compétition et est tout simplement le meilleur buteur de l’histoire de la C1 avant l’éclosion de Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Ce que l’on retient avant tout de Raúl c’est son appétence pour les gestes spectaculaires et les buts les plus fous. On se rappelle encore de cette action où il lobe le gardien du Rayo Vallecano avant de fusiller la cage d’une reprise de volée dans un angle fermé, ou encore ce ballon piqué sur Ruud Hesp lors du Clásico espagnol. Faisant taire les tribunes du Camp Nou par la même occasion, le madrilène s’assoit définitivement dans la légende du Real Madrid et devient un joueur unanimement apprécié par les socios. Deuxième du Ballon d’or 2001, trois fois élu meilleur attaquant européen par l’UEFA, capitaine du Real et la Roja,  Raúl accumule les distinctions et fréquente en club les Roberto Carlos, Zinédine Zidane et autres Fernando Morientes. Il est une étoile scintillante dans la galaxie des Blancos qui s’adjuge six couronnes nationales, il est aussi le joueur le plus capé de l’histoire de l’équipe madrilène avec sept cent quarante et une apparitions, enfin, il se classe quatrième meilleur buteur de l’histoire de première division espagnole. Joueur de tous les records et des tous les superlatifs, Raúl s’offre une seconde jeunesse à Schalke 04. Avec le club de Gelsenkirchen, Raúl remporte une coupe d’Allemagne en 2011.

Thierry Henry

Poste : Buteur

Nation : France

Général : 95

Vitesse : 96

Tir : 95

Passe : 86

Dribble : 96

Défense : 54

Physique : 82

MP : 4(droit) GT : 4

Légende vivante d’Arsenal tant il aura marqué l’histoire du club, le gunner aura également connu la gloire avec la sélection française. Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec cinquante et un buts en cent vingt-trois convocations avec les A n’est alors qu’un jeune professionnel évoluant du côté de l’AS Monaco lorsqu’il est appelé par Aimé Jacquet pour disputer la Coupe du Monde 1998 sur le sol français. Évoluantsur l’aile droite de l’attaque tricolore, le francilien d’ascendance antillaise ne dispute pas tous les matchs, mais se montre précieux : buteur à trois reprises lors des matchs de poule, le Monégasque finit meilleur buteur des bleus et remporte la prestigieuse coupe quelques semaines plus tard. Champion de France en 1997 avec le club asémite, Henry poursuit sa lancée à la Juventus puis à Arsenal et se mue progressivement en buteur redoutable dans la surface. En Angleterre, « Titi » y retrouve Arsène Wenger qui le modèle en avant-centre rapide capable de s’engouffrer dans les défenses adverses. L’adaptation est difficile pour Henry, mais la campagne victorieuse à l’Euro 2000, où l’international inscrit quelques buts importantissimes, propulse l’attaquant sur le devant de la scène. Devenu un footballeur de classe mondiale, Thierry Henry enchaîne les buts comme les perles. Meilleur joueur, meilleur buteur, Henry collectionne les récompenses et les trophées, il accumule un ratio d’un but toutes les cent vingt-deux minutes de jeu et devient meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal en six saisons au club. Champion d’Angleterre en 2002, Henry est alors au sommet de sa gloire lorsqu’il débute l’exercice 2003-2004. Dans un effectif au fort accent français où Titi côtoie Patrick Vieira, Sylvain Wiltord et Robert Pirès, l’avant-centre affole les compteurs et inscrit pas moins de trente-neuf buts toutes compétitions confondues. Arsenal réalise un sans-faute et ne rencontre jamais la défaite en championnat tout au long de la saison. L’exploit est retentissant, jamais une équipe professionnelle anglaise n’avait été invaincue en championnat toute une année si l’on excepte Preston North End en 1889. L’équipe de Wenger impressionne son monde et gagne le surnom d’invincibles Gunners. Quant à Henry, il est élu soulier d’or européen, meilleur joueur de l’année en Angleterre, meilleur joueur français de l’année et atteint la deuxième place du classement du Ballon d’or. Devenu capitaine des Gunners en 2005, l’attaquant connu pour ses buts en plat du pied enroulé inaugure même le nouveau stade de l’Emirates en inscrivant le tout premier but de son histoire durant le jubilé de Dennis Bergkamp. Troisième du Ballon d’or et finaliste malheureux du Mondial en 2006, Thierry Henry s’engage alors pour le FC Barcelone. En Catalogne, le numéro 14 doit réapprendre à jouer ailier gauche et gagne progressivement la confiance des culés malgré une première saison délicate. Lors de la saison 2008-2009, King Henry »s’inscrit comme l’un des cadres de l’équipe et finit la saison avec 26 buts et 12 passes décisives toutes compétitions confondues. Surtout le FC Barcelone réalise un triplé inédit championnat – coupe d’Espagne – Ligue des champions et permet au buteur de remporter son premier trophée européen. À nouveau champion d’Espagne en 2010, Thierry Henry prend sa retraite internationale suite à une coupe du monde désastreuse, son image ayant été écornée suite à une passe décisive de la main non sifflée en barrage éliminatoire contre l’Irlande. Exilé aux États-Unis, Henry officie aux New York Red Bulls quatre années puis prend sa retraite des terrains en 2015. Il est désormais installé sur les bancs de l’Impact Montréal en tant que coach de l’équipe première.

Joueur de la décennie

Zinedine Zidane

Poste : Meneur de jeu

Nation : France

Général : 97

Vitesse : 87

Tir : 96

Passe : 97

Dribble : 96

Défense : 76

Physique : 88

MP : 5(droit) GT : 5

Zinedine Zidane est de l’étoffe des plus grands, il est un mythe qui s’est approprié son époque comme l’avaient auparavant fait Maradona, Cruyff et Pelé. Grand parmi les plus grands, le marseillais est entré au panthéon des grandes figures du football et est régulièrement cité comme étant la plus belle et la plus étincelante de toutes. Mythique numéro 10 passé par l’AS Cannes, les Girondins de Bordeaux, la Juventus Turin et enfin le Real Madrid, le milieu de terrain offensif aura illuminé les terrains de sa classe légendaire. Idole d’enfance assumée d’Enzo Francescoli, le footballeur d’ascendance algérienne va pourtant dépasser son modèle et s’imposer comme l’un des meilleurs joueurs qui n’ait jamais existé.  Remarqué très jeune par l’AS Cannes, Zidane quitte son domicile familial et fait ses gammes dans le club des Alpes-Maritimes. Il marque son premier but en professionnel en réalisant un subtil lob sur le gardien nantais et éveille l’intérêt de grands clubs de Ligue 1. Arrivé en 1992 aux Girondins de Bordeaux, Zinédine se lie d’amitié avec Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu et forme un triangle girondin qui réalise une splendide campagne européenne en 1996 : le club aquitain se hisse jusqu’en finale de la Coupe UEFA en éliminant au passage le grand Milan AC en quart de finale. Celui que l’on surnomme affectueusement Zizou n’est pas étranger au plus grand exploit de l’histoire des Marines et Blancs, puisqu’il offre deux caviars à Dugarry. Les excellentes prestations de Zidane convainquent la Juventus Turin de le signer et d’en faire son maître à jouer. Il y rejoint alors son capitaine de sélection Didier Deschamps et apprend l’exigence à l’italienne du métier de footballeur. Sous les ordres de Lippi, Zizou explose et rejoint l’apanage des plus grands tant par le palmarès que pour son apport sur le terrain. Expert des coup-francs en témoigne ce missile dans les filets de l’AS Rome, Zidane est un travailleur acharné à la condition physique exemplaire et ses remarquables qualités techniques, son toucher de balle exceptionnel, ses dribbles (affectionnant tout particulièrement les passements de jambes et les roulettes) ainsi que ses passes lumineuses le désignent comme le successeur naturel de Michel Platini chez les bianconeri. Il est le métronome d’une équipe piémontaise qui remporte deux championnats d’Italie et atteint par deux fois la finale de la Ligue des Champions. Recruté au Real Madrid en 2001, « ZZ » devient le joueur le plus onéreux de l’histoire et rejoint la galaxie de Florentino Pérez. Il s’installe alors derrière la doublette espagnole Raúl – Morientes dans le 4-4-2 en losange mis en place par Vicente Del Bosque. Dans une finale de Ligue des Champions 2001-2002 rentrée dans la postérité, Zidane inscrit le plus beau but de sa carrière face au Bayer Leverkusen de Michael Ballack. Sur un service de Roberto Carlos aux abords de la surface, Zidane réceptionne le ballon du gauche (son pied faible) et propulse le cuir d’une splendide volée dans la lucarne de Hans-Jörg Butt. Jeu, set et match, Zidane remporte sa première Ligue des Champions avec le Real Madrid et s’adjuge par la présente le trophée d’homme du match. Champion d’Espagne en 2003, Zinédine Zidane occupe une place importante dans le paysage médiatique, il est une personnalité populaire et réservée immensément appréciée par ses pairs et idolâtrée par le public. Coupable de quelques coups de sang dont le tristement célèbre coup de boule sur le torse de Materazzi en finale de Coupe du monde, Zizou est néanmoins perçu comme un homme humble et discret, véhiculant les valeurs du travail, respect, persévérance et générosité de par ses origines modestes. Enfin, il est un homme charismatique à l’aura dépassant les frontières du football, il est le héros de la « Génération Zidane » qui séduit et influence les plus jeunes à suivre son exemple dans le football. Star planétaire et leader incontesté des Bleus, il est la figure de proue d’une équipe « Black, Blanc, Beur » insouciante qui remporte la Coupe du Monde en 1998 et l’Euro 2000. En finale du mondial, Zizou claque deux têtes sur corner et la France triomphe du Brésil. Et un, et deux, et trois zéro. Le peuple français exulte et scande « Zizou président ! », maillot tout de bleu, blanc et rouge vêtu. Zizou ne briguera évidemment pas la plus haute fonction de la République française, mais remportera la distinction individuelle suprême, le prestigieux Ballon d’or. Zidane le joueur achève sa glorieuse carrière internationale après une ultime finale de Coupe du Monde en 2006, cette fois-ci perdue au détriment de l’Italie. Zidane l’entraîneur prend les rênes de l’équipe réserve du Real Madrid en 2014 puis succède à Rafael Benítez sur le banc de l’ équipe première deux ans plus tard. Proche de ses joueurs, Zidane remobilise et soude son groupe et réalise une performance ahurissante sur la scène continentale : le Real Madrid remporte ainsi la Ligue des Champions en 2016, 2017 et 2018, et Zidane devient alors l’entraîneur le plus sacré de l’histoire de la coupe aux grandes oreilles. Devenu un coach légendaire, Zidane rencontre également le succès en Espagne puisqu’il dirige la Casa Blanca vers deux nouveaux sacres en Liga en 2017 et en 2020.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA – Onze de la décennie : Années 1990

Bienvenue dans cette rétrospective consacrée aux joueurs légendaires de l’histoire du football. Dans ce hors-série unique, nous vous proposons chaque semaine un article mettant en lumière le onze d’or de chaque décennie, d’Alfredo di Stefano à Ronaldinho, des années 1950 à notre ère moderne. Cette semaine, nous vous proposons de (re)découvrir les années 1990, une décennie riche en histoire et exploits en tout genre. Une période qui marque le retour en force du Brésil en tant que nation majeure du football. Championne du monde de soccer en 1994 au Rose Bowl de Pasadena en Californie, la sélection auriverde comporte dans ses rangs parmi les meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport, des Cafu et Roberto Carlos qui auront révolutionné l’approche du poste d’arrière latéral et un certain Ronaldo, attaquant de génie et successeur désigné du roi Pelé. Toutefois le Brésil ne parvient pas à rééditer sa performance en 1998 et est défait par une insouciante génération Française qui y remporte son premier mondial à domicile. Dans ses rangs, on retrouve le capitaine Didier Deschamps déjà sacré en Ligue des Champions avec l’Olympique de Marseille en 1993 et des Zidane, Henry, Trezeguet appelés à régner sur le football dans les années à venir. Mais les années 1990 sont aussi celles de la victoire de l’Allemagne de l’Ouest en Coupe du Monde après la chute du mur de Berlin et l’avènement de certains clubs mythiques tant sur la scène nationale qu’européenne. C’est ainsi que le Milan AC de Paolo Maldini, le FC Barcelone de Pep Guardiola (alors joueur) et le Manchester United de sir Alex Ferguson règnent sans partage sur le football des années 1990 pour le plus grand plaisir des yeux ébahis des amateurs du ballon rond.

Années 90 :

Peter Schmeichel

Poste : Gardien de but

Nation : Danemark

Général : 93

Plongeon : 95

Jeu de main : 90

Dégagement : 91

Réflexe : 96

Vitesse : 54

Positionnement : 93

MP : 3 (droit) GT : 2

Peter Schmeichel est une figure mythique du football danois et est du haut de ses cent-vingt-neuf capes le recordman absolu du nombre de sélections avec les rouges et blancs. Le géant scandinave d’un mètre quatre-vingt-seize est très certainement le meilleur joueur de l’histoire du Danemark et est également considéré comme le meilleur dernier rempart qu’ait connu Manchester United. Égal des plus grands au panthéon des gardiens de football, tout près des Lev Yachine, Gordon Banks et autres Dino Zoff, Peter Schmeichel incarne la rage de vaincre et nombre de ses coups de gueule sont devenus légendaires. Le grand blond sort de l’anonymat en 1992, il se tient alors en Suède le Championnat d’Europe des nations. Titulaire dans les cages d’une équipe danoise rappelée à la dernière minute pour pallier l’exclusion de la Yougoslavie, Schmeichel multiple les parades et exploits et le Danemark se sort de la phase de poules sans encombre. Opposé au tenant du titre hollandais en demi-finale, Schmeichel détourne la tentative de Marco van Basten pendant la séance de tir aux buts et qualifie son pays pour la finale du tournoi. Quelques jours plus tard, le Danemark s’adjuge le trophée à la surprise générale. Le joueur signe alors à Manchester United et celui qu’on ne va pas tarder à surnommer “Big Dan” pour sa présence dans les buts et son charisme devient vite incontournable avec les Red Devils et devenir le sportif le plus adulé du Royaume. Malgré quelques accros avec sir Alex Ferguson son coach d’alors, Schmeichel s’impose comme le pilier d’une équipe qui rafle cinq championnats d’Angleterre, trois FA Cup et surtout la plus belle de tous les coupes, la Ligue des Champions en 1999.

Roberto Carlos

Poste : Défenseur Gauche

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 94

Tir : 89

Passe : 88

Dribble : 83

Défense : 88

Physique : 88

MP : 2(gauche) GT : 3

Roberto Carlos est un des arrières latéraux les plus connus de tous les temps. Connu pour ses courses effrénées dans son couloir, mais surtout sa qualité de frappe exceptionnelle et son expertise des coups-francs, le petit gaucher brésilien a marqué les nineties aussi bien avec le maillot de la Seleção Brasileira qu’avec celui du Real Madrid. Joueur porté vers l’offensive, Carlos adore multiplier les rushs supersoniques sur l’aile et n’hésite pas à balancer des missiles pour exploser la cage adverse. Mais Roberto Carlos c’est avant tout des caviars et des coup-francs improbables qui défient les lois de la science, un certain Fabien Barthez gardien de la France au tournoi de Toulon  en 1997 s’en souvient encore. Révélé au SE Palmeiras, le néo-international s’envole pour l’Europe et pose ses valises en Italie et s’engage avec l’Inter Milan. Toutefois l’adaptation est difficile pour le jeune brésilien à qui l’on reproche de laisser trop d’espaces en défense. Il ne reste qu’un an en Lombardie et file au Real Madrid où il intègre un effectif riche en talents individuels : Seedorf, Mijatović, Raul pour ne citer qu’eux. Avec les Galactiques, Carlos apprend et perfectionne son sens du timing, il redouble d’efforts dans ses replacements et devient l’un des meilleurs défenseurs du championnat espagnol. En onze années passées chez les Merengues, Roberto Carlos se forge un palmarès impressionnant et agrandit la salle à trophées du Real Madrid : quatre Liga, mais surtout trois Ligues des Champions. C’est d’ailleurs Roberto qui adresse le centre pour la volée victorieuse de Zinédine Zidane contre le Bayer Leverkusen en 2002. Sa trajectoire en équipe nationale est tout aussi impressionnante. En cent-vingt-cinq capes avec les Auriverde, Roberto Carlos est le pendant gauche de Cafu dans un 3-5-2 étincelant qui conquiert le monde en 2002. Buteur contre la Chine en phase de poules, Roberto Carlos et ses coéquipiers remportent alors la Coupe du Monde en Corée du Sud.

Paolo Maldini

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 95

Vitesse : 88

Tir : 60

Passe : 77

Dribble : 70

Défense : 99

Physique : 85

MP : 4(droit) GT : 2

C’est l’histoire d’un homme qui marche dans les illustres pas de son père pour finalement le dépasser. Paolo, fils de Cesare, emblématique joueur du grand Milan AC des années 1960 et entraîneur de renom par la suite, va tout faire comme son paternel. Jouant toute sa carrière pour le club Rossonero, l’homme aux neuf cent deux apparitions avec la tunique rouge et noire remporte tous les trophées possibles, le scudetto à sept reprises, une coupe d’Italie et surtout cinq, oui cinq Ligue des Champions ! Tout simplement inimaginable. Avec son partenaire en charnière centrale Alessandro Costacurta, il règne sur l’Europe lors de trois décennies différentes et rejoint Gento et di Stefano dans le cercle très fermé des quintuples vainqueurs de la C1. Seul un certain Cristiano Ronaldo rééditera la performance. Il faut dire la défense milanaise est la plus séduisante des années 1990 et aligne Paolo Maldini, Alessandro Costacurta et Franco Baresi. Défenseur de rêve, Maldini a tout pour lui: beauté, élégance, solidité, intelligence et polyvalence, il peut aussi bien jouer dans l’axe que dans le couloir gauche. Dans la lignée de Beckenbauer et Scirea, mais dans un football protégeant désormais plus les attaquants, “San Paolo” brille par son placement défensif, son fair-play et son jeu debout, il ne se livre jamais et ne tacle que très rarement. Bon dribbleur et centreur il participe à l’animation milanaise, il est un rouage essentiel et hérite naturellement du brassard de capitaine. Son aura est tellement immense qu’elle dépasse les frontières de San Siro, il suscite l’admiration et le respect même des clubs rivaux. Ainsi lors du dernier derby milanais de l’immense carrière de Maldini, des supporters intéristes lui rendent hommage en déployant la banderole suivante : “ Maldini, pendant 20 ans notre rival, pendant 20 ans toujours loyal “. Malgré une carrière en sélection frustrante (défaites en finale de la Coupe du Monde 1994 et en finale de l’Euro 2000), le troisième du Ballon d’or 1994 et 2003 laisse derrière lui un héritage immense.

Marcel Desailly

Poste : Défenseur Central

Nation : France

Général : 93

Vitesse : 84

Tir : 62

Passe : 75

Dribble : 75

Défense : 92

Physique : 92

MP : 3(droit) GT : 2

Odenkey Abbey né le 7 septembre 1968 à Accra au Ghana. Adopté par un fonctionnaire qui le rapatrie en France, celui que l’on connaît désormais en tant que Marcel Desailly fait ses premiers pas dans les parcs nantais et intègre à ses quinze ans le prestigieux centre de formation du FC Nantes. Il y rencontre un certain Didier Deschamps avec qui il noue une solide amitié. C’est d’ailleurs le jeune milieu basque qui va annoncer une bien triste nouvelle à Marcel : son grand-frère et modèle à suivre Seth Adonkor alors joueur professionnel du FC Nantes décède tragiquement dans un accident de la route. Plutôt que s’effondrer, Marcel Desailly va alors tout faire pour remplacer son frère. Devenu professionnel en 1986, il gagne sa titularisation dans l’équipe des Canaris, mais ne remporte aucun titre. Excellent sous la pression, Desailly attire l’attention de Bernard Tapie qui le signe à l’Olympique de Marseille. Auteur d’une prestation remarquée face aux Rangers en Ligue des champions, Marcel Desailly s’installe définitivement dans l’axe aux côtés de Basile Boli. La campagne européenne s’achève en apothéose et les phocéens remportent leur tout premier trophée européen. Les qualités de compétiteur et de combattant séduisent le Milan AC qui s’empresse de le signer en 1994 pour palier au départ de Frank Rijkaard. “The rock” plie bagage et franchit les Alpes et l’explosif défenseur central s’affirme comme l’un des tous meilleurs au monde. Fort au duel et intraitable sur l’homme, Marcel Desailly collectionne les trophées et les récompenses individuelles. Vainqueur d’une C1 en 1995 et deux scudetti, il se classe huitième au Ballon d’or. 1996. La carrière de Marcel Desailly atteint des sommets en équipe nationale à la Coupe du Monde 1998. Associé à Laurent Blanc en défense et positionné derrière son ami Didier Deschamps, Desailly se transcende et devient le leader attendu, par sa volonté seule il emmène les Bleus jusqu’au sacre mondial. Marcel Desailly, aussi connu pour son rire légendaire, termine son incroyable carrière du côté de Chelsea et remporte même une FA Cup.

Cafu

Poste : Défenseur Latéral Droit

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 92

Tir : 73

Passe : 89

Dribble : 87

Défense : 91

Physique : 87

MP : 3(droit) GT : 3

Comme une évidence, Cafu est régulièrement cité parmi les meilleurs défenseurs droits de tous les temps. Le rapide et endurant brésilien s’est ainsi imposé comme le spécialiste du poste au tournant du millénaire. Possédant un bagage technique complet et réputé infranchissable, Cafu n’hésite pas à multiplier les courses le long de la ligne de touche et met ainsi ses adversaires au supplice : il est le maître incontesté dans son couloir droit. Centreur hors pair, Cafu n’en est pas moins un défenseur sérieux et appliqué et connaît très vite le succès lorsqu’il remporte un championnat du Brésil et deux Copa Libertadores avec le São Paulo FC. Après une expérience mitigée au Real Saragosse en 1995, Cafu explose alors deux ans plus tard et forge sa légende en Italie. “Il pandolino” est un joueur clé de l’AS Rome qui remporte le scudetto 2001, mais surtout il conquiert la prestigieuse ligue des champions en 2007 avec le Milan AC. Par ailleurs Cafu est avant tout connu pour son incroyable parcours avec la sélection brésilienne. Rare joueur à disputer quatre coupes du monde, l’homme aux cent-quarante-deux capes (record absolu !) dispute trois finales de mondial. Sacré champion du monde aux États-Unis en 1994, c’est dans la peau d’un capitaine qu’il soulève son deuxième globe en 2002.

Didier Deschamps

Poste : Milieu Défensif

Nation : France

Général : 92

Vitesse : 82

Tir : 74

Passe : 86

Dribble : 80

Défense : 93

Physique : 89

MP : 3(droit) GT : 3

Didier Deschamps n’est certainement pas le joueur le plus fantastique ni le plus glamour qu’il puisse exister. Travailleur de l’ombre au cœur du jeu, le basque est avant un homme au caractère bien trempé, un formidable compétiteur qui s’est adjugé tous les trophées possibles au cours de sa carrière. Loin des paillettes, “la Desch” a un atout discret, mais néanmoins précieux : il sait comment gagner. Capitaine dans quasiment tous les clubs où il est passé, Deschamps est un formidable meneur d’hommes, il est un aboyeur qui emmène ses troupes vers les sommets. Révélé au FC Nantes où il se lit d’amitié avec Marcel Desailly, il rejoint l’Olympique de Marseille en 1989 : la suite est connue, Marseille remporte la C1 en 1993 et Didier Deschamps demeure à ce jour l’unique capitaine d’un club français à avoir soulever la coupe aux grandes oreilles. Parti à la Juventus Turin en 1994, il encadre un milieu composé de Paulo Sousa et Antonio Conte et ajoute à sa collection une autre Ligue des champions et trois championnats nationaux. Mais c’est avec la tunique des Bleus que le basque va écrire sa légende : fort de cent trois sélections avec l’équipe de France, il remporte avec celle-ci la Coupe du Monde 1998 et l’Euro 2000 dans la peau du capitaine. Reconverti entraîneur, l’ex-milieu infatigable fait des merveilles et emmène l’AS Monaco en finale de C1 en 2004 et l’Olympique de Marseille au sacre national en 2010. Surtout, il dirige le groupe tricolore qui décroche sa deuxième étoile au Mondial russe de 2018 et devient le troisième homme (avec Mario Zagallo et Franz Beckenbauer) à avoir remporté la Coupe du Monde en tant que joueur et sélectionneur.

Lothar Matthäus

Poste : Milieu Central

Nation : Allemagne

Général : 94

Vitesse : 91

Tir : 92

Passe : 92

Dribble : 84

Défense : 92

Physique : 87

MP : 4(droit) GT : 3

Lothar Matthäus est au même titre que Franz Beckenbauer l’incarnation de l’Allemagne dominatrice et victorieuse. Si le Kaizer a régné sur les années 70, Matthäus quant à lui a dominé les années 80 et 90. Bavarois, versatile et meneur d’hommes exemplaire comme son illustre aîné, Lothar Matthäus n’est peut-être pas aussi technique et soyeux, mais à l’avantage de pouvoir adapter son jeu dans le temps et de s’acclimater à tous les dispositifs tactiques possibles. Le natif d’Erlangen débute sa carrière au Borussia Mönchengladbach en 1979 et son assurance convainc Jupp Heynckes de l’installer dans le onze des poulains. Toutefois l’allemand ne remporte aucun titre avec le club de la Rhénanie et signe au Bayern Munich en 1984. Marchant dans les traces d’un certain Paul Breitner, le bavarois se rend indispensable et devient un joueur précieux pour le collectif, il est un joueur de devoir aimant l’engagement physique, il est un relayeur à la passe chirurgicale qui ne rechigne jamais pour défendre. Il est aussi un redoutable finisseur qui glane le surnom de “Torminator”, et est un formidable compétiteur qui rencontre le succès en Bundesliga à sept reprises. Entre 1989 et 1992, il représente les couleurs de l’Inter Milan et y inscrit de nombreux buts. Chez les nerazzuri il remporte ainsi un scudetto et une Coupe de l’UEFA. En 1990 dans un contexte géopolitique difficile marqué par la chute du bloc soviétique et la réorganisation de l’Allemagne, Matthäus est un mur infranchissable qui dirige ses troupes jusqu’au sacre mondial au Stadio Olimpico de Rome, l’Allemagne de l’Ouest s’imposant 1-0 face à l’Argentine en finale. Comme un symbole, l’Allemagne achève sa réunification quelques mois plus tard.

Hristo Stoichkov

Poste : Ailier Gauche

Nation : Bulgarie

Général : 93

Vitesse : 93

Tir : 95

Passe : 90

Dribble : 94

Défense : 52

Physique : 88

MP : 3(gauche) GT : 4

Aussi bien réputé pour son pied gauche magique que pour son tempérament exécrable, Hristo Stoichkov est le meilleur joueur de l’histoire de la Bulgarie. Footballeur à la réputation de bad boy usant de brutalité et de vice sur le terrain, le slave est néanmoins un joueur extrêmement talentueux pouvant aussi bien jouer aux postes de meneur de jeu que d’attaquant gauche. Stoichkov est un phénomène à part entière, il est un harceleur à l’attitude hautaine et aux gestes spectaculaires qui émerveille le spectateur. Révélé au CSKA Sofia en 1984, Stoichkov enfile les perles et s’adjuge le soulier d’or européen 1990 en inscrivant trente-huit pions. Envoyé au FC Barcelone dont le coach n’est autre que Johan Cruyff, le bulgare devient le chouchou du Camp Nou qui se régale de ses frasques et de ses exploits sur le gazon. Titulaire au sein d’une équipe catalane que beaucoup de spécialistes considèrent comme étant l’une des meilleures de l’histoire, “el pistoléro” s’éclate et fait trembler les filets adverses à cent dix-sept reprises. Quintuple champion d’Espagne avec le club blaugrana, le sulfureux bulgare survole la Ligue des Champions 1991-1992 et guide le FC Barcelone vers son tout premier sacre européen. Malheureusement pour Stoichkov, il échoue dans sa quête du Ballon d’or et termine à une très honorable deuxième place. Il lui faudra attendre deux années de plus pour que “le chien de Plovdid” se voit remettre la plus prestigieuse des récompenses individuelles : capitaine emblématique d’une surprenante et talentueuse équipe de Bulgarie, il emmène celle-ci à la quatrième place de la Coupe du Monde aux États-Unis.

Ruud Gullit

Poste : Attaquant

Nation : Pays-Bas

Général : 94

Vitesse : 90

Tir : 95

Passe : 93

Dribble : 91

Défense : 83

Physique : 91

MP : 5(droit) GT : 4

Jamais un footballeur n’aura été aussi polyvalent et complet que Ruud Gullit. Natif d’Amsterdam de parents d’origine surinamienne, le jeune Ruud se fait très vite remarquer et signe son premier contrat professionnel avec le HFC Haarlem en 1978, devenant à seize ans le plus joueur de l’histoire à intégrer le championnat néerlandais. Ses qualités athlétiques et son jeu de tête dévastateur séduisent le Feyenoord Rotterdam qui casse sa tirelire pour recruter le jeune international espoir. Repositionné milieu offensif derrière un Johan Cruyff au crépuscule de sa carrière, l’ex-libéro prend son envol et se montre à son avantage, remporte le championnat local et glane le titre de footballeur néerlandais de l’année en 1984. Ruud Gullit va définitivement achever sa mutation et s’asseoir comme l’un meilleurs représentants du football total batave lorsqu’il signe au PSV Eindhoven. Dans le sud du plat pays, “la tulipe noire” éclot complètement et vit une histoire d’amour avec l’écurie rouge et blanche. Le néerlandais reconnaissable à ses longues dreadlocks et à son look de rasta (il est par ailleurs musicien de reggae) remporte deux autres championnats avec le PSV et est élu Ballon d’or européen en 1987. Par ailleurs, il dédie sa récompense à Nelson Mandela pour honorer son combat contre l’Apartheid. Le nom de Ruud Gullit est associé  à ceux de Marco van Basten et de Frank Rijkaard, qui n’est autre que son ami d’enfance. Le trio magique hollandais s’illustre tout d’abord au sein du Milan AC de Silvio Berlusconi qui remporte deux Coupes des clubs champions, mais surtout avec la sélection des Pays-Bas lors de l’Euro 1988. En finale, Ruud Gullit propulse le ballon de la tête dans les cages soviétiques sur un corner de Marco van Basten et remporte la compétition avec les Oranje.

Romário

Poste : Buteur

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 93

Tir : 95

Passe : 66

Dribble : 91

Défense : 36

Physique : 67

MP : 5(droit) GT : 4

Romário est un attaquant atypique identifié et admiré pour son style imprévisible. Globe trotteur du football qui l’aura vu jouer sur cinq continents et représenter neuf clubs différents, le natif de Rio de Janeiro est un renard des surfaces apprécié pour son explosivité et sa vitesse de percussion qui lui permettent se défaire facilement du marquage adverse afin de se créer des espaces improbables dans la surface de réparation. Pourtant rien ne fut simple pour le petit brésilien qui grandit dans la misère et l’extrême pauvreté d’une favela de Rio et qui dut se battre pour décrocher son premier contrat professionnel avec le Vasco de Gama. “O baixhino” s’impose pourtant dans le onze carioca et fait état de son adresse dans les derniers mètres. Repéré et transféré au PSV Eindhoven en 1988, il va conquérir six titres en cinq saisons et inscrit cent vingt-huit buts en cent quarante-huit matchs. Romário est alors au sommet de son art et est bien décidé à conquérir le monde : l’attaquant d’un mètre soixante-sept accepte la proposition du FC Barcelone et rejoint le club catalan en 1993 qui le propulse alors au sommet. “Peixe” devient le deuxième brésilien de l’histoire à s’imposer en Catalogne et remporte la Liga en 1994. Pichichi du championnat avec trente buts, Romário réalise son rêve le plus cher et inscrit son nom au palmarès du Ballon d’or, il est alors le premier brésilien à y figurer. En parallèle, Romário aura vécu une histoire d’amour contrasté avec la sélection brésilienne, faite d’exploits et de nombreuses désillusions. Héros de tout un peuple au Mondial américain de 1994, le meilleur joueur de la compétition marque le but de la qualification en demi-finale et remporte la Coupe du Monde mettant ainsi fin à vingt-quatre ans d’attente pour le Brésil. Toutefois le tempérament ombrageux et violent de l’attaquant lui joue des tours et le prive de participation à la Coupe du Monde 2002. Avec sept cent soixante-douze buts inscrits pour un peu moins de mille rencontres disputées, l’Auriverde prend sa retraite des terrains à l’âge de quarante-deux ans en 2009 et aura laissé l’image d’un joueur génial et beau dans l’expression de son football. Il est depuis 2015 sénateur de l’état fédéral de Rio de Janeiro.

George Weah

Poste : Buteur

Nation : Libéria

Général : 92

Vitesse : 96

Tir : 89

Passe : 79

Dribble : 87

Défense : 60

Physique : 89

MP : 4(droit) GT : 4

George Weah présente l’un des destins les plus exceptionnels qui ait pu exister dans la noble histoire du football. Natif du Libéria, nation extrêmement pauvre de l’Afrique de l’Ouest, Weah traîne son baluchon de tout jeune joueur professionnel entre son pays et le Cameroun. Repéré par Claude Le Roy alors sélectionneur des lions indomptables, celui-ci met le libérien en relation avec les recruteurs de l’AS Monaco qui le signent en 1988. Sur le rocher, George Weah sort de l’anonymat et éblouit les observateurs du championnat français. Rapide et puissant, “Mister George” est un attaquant incroyablement vif à la panoplie technique complète et au sens de l’équilibre parfait. Suprenant d’adresse malgré son grand gabarit, Weah impressionne surtout pour son incroyable confiance en lui et nombreux sont ceux qui voient en lui un futur attaquant de classe internationale. Avec le club asémite il progresse sous les ordres d’Arsène Wenger et remporte la Coupe de France 1991, mais échoue en finale de Coupe des coupes l’année suivante. Frustré, George Weah décide de quitter le club de la Principauté pour celui du Paris Saint-Germain. Dans le club de la capitale, l’africain s’impose comme étant l’un des avants les plus doués de sa génération et se fait connaître sur la scène continentale. Le champion de France 1994 brille en Ligue des Champions et porte le PSG sur ses épaules jusqu’en demi-finale où il inscrit huit buts dans le tournoi. Ses performances exceptionnelles lui ouvrent les portes du grand Milan AC où Weah enchaîne les exploits individuels et les buts d’extraterrestres : face à la Lazio, il mystifie la défense romaine et efface subtilement le gardien. L’année 1995 érige alors le Libérien au sommet de la pyramide mondiale du football, le jury de France Football lui remettant alors le Ballon d’or. George Weah est à ce jour le seul et unique représentant du continent africain ayant obtenu la récompense individuelle ultime. Capitaine exemplaire du Libéria entre 1988 et 2002, il participe même à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations en 2002. Meilleur footballeur africain de tous les temps, George Weah entame une reconversion en politique et s’emploie à améliorer les conditions de vie du peuple libérien. Figure humaniste reconnue pour sa générosité, George Weah est élu président la République du Libéria en 2018.

Joueur de la décennie

Ronaldo

Poste : Buteur

Nation : Brésil

Général : 97

Vitesse : 98

Tir : 97

Passe : 82

Dribble : 98

Défense : 46

Physique : 82

MP : 5(droit) GT : 5

Quelques années avant l’ultradomination de Lionel Messi et de Cristiano Ronaldo sur la scène footballistique, un brésilien menait la danse sur les pelouses du monde entier. Ronaldo Nazário de Lima, le vrai oseront dire certains, n’était pas un footballeur comme les autres, il était l’essence du football, il était l’expression la plus pure du ballon rond et le plus fabuleux esthète de son époque. N’en déplaise au portugais avec qui il partage le même patronyme, “Il phenomeno” était un joueur prodigieux capable des dribbles les plus renversants et de détruire n’importe quelle défense d’un coup de reins dévastateur. Idole des fans de football élevé au rang de superstar comme un certain Michael Jordan en NBA, Ronaldo a su mettre tout le monde d’accord bien qu’il ait joué pour de nombreux clubs rivaux tout au long de son immense carrière. Le natif de Bento Ribeiro était ainsi un être surnaturel qui a mis la planète football à ses pieds et subjugué n’importe lequel de ses observateurs. Avant-centre à la technique géniale et à la vitesse surpersonique, Ronaldo a de la magie dans les pieds et de la suite dans les idées : feintes, crochets, changements de direction, passements de jambes, le ballon semble tel un aimant qui ne quitte jamais les crampons du prodige carioca qui prend un malin plaisir à faire danser la samba à ses opposants. Une fois lancé dans la course, Ronaldo est intraitable il est vrai aidé par une vitesse hors du commun et un physique surdéveloppé, et bombarde les cages adverses d’une frappe lourde et puissante. Ambidextre et bon de la tête, le brésilien aux qualités mentales exceptionnelles est souvent comparé au roi Pelé tant leurs jeux respectifs présentent des similitudes. Ronaldo débute sa carrière professionnelle en 1993, il est alors repéré par l’ancienne star internationale Jairzinho qui le signe au Cruzeiro. Ronaldo file toutefois rapidement au PSV Eindhoven qui flaire la bonne affaire pour remplacer Romário parti au FC Barcelone. Le jeune brésilien y souffre du mal du pays, mais n’a aucun mal à dominer le championnat néerlandais et s’envole bientôt pour le FC Barcelone. Inscrivant en moyenne un but par match dont un stratosphérique contre le SD Compostelle, l’auriverde séduit les socios catalans par sa conduite de balle et décroche sans forcer le titre de Pichichi. Il remporte aussi son premier sacre majeur en disposant du Paris Saint-Germain en finale de Coupe des Coupes en 1997, c’est d’ailleurs “R9” qui se chargera de transformer le pénalty de la victoire peu avant la mi-temps. Sans l’ombre d’un doute, Ronaldo gagne le Ballon d’or tant ses qualités hors-normes ont séduit le monde du football. Il n’a que vingt et un ans et il est le plus jeune détenteur de l’histoire du trophée. Toutefois, R9 ne s’attarde pas en Espagne et file en Lombardie où il signe pour l’Inter Milan. Son association avec le chilien Zamorano fait des merveilles et il ajoute une coupe de l’UEFA à sa collection. Encore une fois Ronaldo est décisif en finale. Le brésilien s’éclate en Serie A et enfile les buts comme des perles, mais une effrayante blessure le stoppe dans son ascension vers le panthéon du football : 12 avril 2000, l’Inter Milan affronte la Lazio Rome en finale de Coupe d’Italie et Ronaldo se rompt définitivement le tendon rotulien droit déjà fragilisé par une précédente blessure. Les images sont insoutenables et le brésilien ne récupérera jamais l’entièreté de son talent. Mais même diminué par ses problèmes de surpoids et régulièrement gêné par des blessures récurrentes, “Il phenomeno” n’en demeure pas un joueur sensationnel qui vend des services au Real Madrid puis au Milan AC. Avec les Merengues, il est un galactique qui remporte deux championnats d’Espagne et marque plus de cent buts en cinq saisons. Avec les rossoneri, il fait bonne figure, mais ne remporte aucun titre majeur. Mais ce que l’on retiendra de sa formidable, mais cependant frustrante carrière tant il aurait dû devenir l’incontestable meilleur joueur de l’histoire du football est son parcours en sélection du Brésil : champion du monde en 1994 en étant sur le banc, Ronaldo manque et perd la finale 1998 avant de sublimer et décrocher un deuxième sacre mondial en 2002, ses deux buts offrant la victoire finale du Brésil face à l’Allemagne. Ballon d’or en 2002, R9 prend sa retraite après une ultime pige au SC Corinthians. Il est dès lors président du Real Valladolid, club du nord de l’Espagne participant à la Liga Santander.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA – Onze de la décennie : Années 1980

Bienvenue dans cette rétrospective consacrée aux joueurs légendaires de l’histoire du football. Dans ce hors-série unique, nous vous proposons chaque semaine un article mettant en lumière le onze d’or de chaque décennie, d’Alfredo di Stefano à Ronaldinho, des années 1950 à notre ère moderne. Cette semaine, nous vous proposons de (re)découvrir les années 1980, une décennie riche en histoire et exploits en tout genre. A la dynastie germano-néerlandaise se succède un football italien, incarné par une génération talentueuse qui remporta la Coupe du Monde en 1982. Un football italien de club riche en talents individuels tels Platini ou Maradona qui ne parvient toutefois pas encore à imposer une dynastie européenne durable sur la scène continentale, bien au contraire d’un certain club de Liverpool, quadruple champion d’Europe entre 1977 et 1984. Platini le juventini et Maradona le napolitain incarnent alors la beauté pure tantôt folle d’un jeu qui les ont portés vers les sommets avec leurs sélections respectives. Platini le triple ballon d’or offre le premier sacre international à la France et Maradona la Coupe du Monde 1986 qu’il aura durebalement marqué de son empreinte (de la main). Enfin, la décennie s’achève par la renaissance du football hollandais : l’éclosion du trio milanais van Basten – Gullit – Rijkaard honore la génération

Années 80 :

Dino Zoff

Poste : Gardien de but

Nation : Italie

Général : 95

Plongeon : 94

Jeu de main : 91

Dégagement : 72

Réflexe : 95

Vitesse : 56

Positionnement : 98

MP : 3 (droit) GT : 1

Zoff est assurément l’un des grands gardiens que la planète football ait connue. Intraitable sur sa ligne, autoritaire dans ses sorties et doté d’un excellent sens du placement, Zoff affiche une condition physique irréprochable qui lui permet ainsi de réaliser une longue carrière. Toutefois rien n’est simple pour le jeune Zoff. Tout d’abord rejeté par l’Inter Milan et la Juventus Turin à ses quatorze ans, il signe alors un premier contrat avec l’Udinese. Il doit ainsi patienter sur le banc et enfile finalement les gants de titulaire lors de la relégation du club frioul en Série B, et s’affirme comme un des meilleurs gardiens en Italie. Passé ensuite par Mantoue et Naples, il accède enfin à la reconnaissance lorsque la Juventus l’attire dans ses filets en 1972. Sextuple champion d’Italie avec les Bianconeri, celui que l’on surnomme “SuperDino” ne rate aucun match et établi un record d’invincibilité de neuf-cent trois minutes. Premier international italien à atteindre les cents capes et capitaine de la Nazionale, il est au crépuscule de sa carrière lorsqu’il remporte le Mundial 1982. Zoff est, à l’âge de 40 ans, le plus vieux vainqueur de l’histoire de la Coupe du Monde.

Gaetano Scirea

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 93

Vitesse : 76

Tir : 73

Passe : 92

Dribble : 83

Défense : 94

Physique : 88

MP : 2 (droit) GT : 4

Gaetano Scirea n’est pas un joueur comme les autres. Gentleman du football au comportement exemplaire et parangon du fair-play, Scirea est un joueur fuoriclasse, le pilier de la défense de la Juventus des eighties. L’italien est un compétiteur acharné et un modèle d’élégance balle au pied, à la relance impeccable et possédant une technique lui permettant de se défaire de ses adversaires pour remonter le terrain et marquer. Scirea est un joueur agréable à voir jouer mais avant tout un roc défensif et brille par sa qualité d’anticipation, il est un combattant propre capable de transmettre de la confiance à toute l’équipe. Très intelligent, il ne récolte que deux cartons jaunes au cours de sa carrière. Il est un défenseur aux pieds de meneur de jeu, un leader discret et charismatique, un homme avec un grand H qui aura également su garnir son palmarès : sept scudetti, deux coppa italia, 1 Coupe des clubs champions et surtout une Coupe du Monde avec l’Italie en 1982. D’ailleurs, comment oublier sa magnifique passe décisive pour Tardelli en finale ? A sa retraite en 1988, il intègre le staff technique de la Juventus en tant qu’observateur. Parti superviser un tournoi en Pologne, il décède tragiquement dans un accident de la route. Il n’avait que trente-cinq ans.

 Franco Baresi

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 94

Vitesse : 74

Tir : 50

Passe : 78

Dribble : 75

Défense : 97

Physique : 84

MP : 3 (droit) GT : 2

Baresi est un joueur éternel, un saint parmi les saints du Milan AC. Patron de la défense à trois des Rossoneri, l’archange lombard multiplie les apparitions sous la tunique rouge et noire à San Siro. L’homme aux sept-cent dix-neuf matchs avec le club diavolo est aussi peu à son aise devant un micro qu’il est impressionnant sur le terrain. Installé comme titulaire à un poste aussi exigeant que celui de libéro à dix-huit ans seulement, le protégé de Liedholm fait rapidement l’unanimité sur le terrain. Dur sur l’homme, cet incroyable perfectionniste est un coordinateur talentueux et n’hésite jamais à prendre ses responsabilités. Loyal à son club de toujours, il connaît deux relégations avec le club lombard mais surtout l’époque du grand Milan AC. Associé avec Maldini et Costacurta aux arrière-postes et les néerlandais Gullit, van Basten et Rijkaard, Baresi remporte trois fois la C1 et six scudetti. Il est bien entendu présent lors du sacre mondial italien en 1982. Au terme d’une immense carrière de vingt ans au Milan AC, il prend sa retraite en 1997. Honneur suprême pour le joueur, son mythique numéro 6 est retiré par le club Rossonero.

Marius Trésor

Poste : Défenseur Central

Nation : France

Général : 92

Vitesse : 81

Tir : 64

Passe : 78

Dribble : 70

Défense : 93

Physique : 89

MP : 2 (droit) GT : 3

Défenseur central des années 1980 et premier capitaine antillais de l’équipe de France, il est un taulier de la génération Platini. Sa classe naturelle et ses qualités techniques hors du commun en font d’ailleurs l’un des défenseurs les plus en vue du championnat de France. Passé par l’AC Ajaccio, il devient un arrière de référence en rejoignant l’Olympique de Marseille et remporte la Coupe de France 1976. Toutefois la rélégation du club phocéen en 1980 met en péril sa carrière, et il semble alors fini pour le football au plus haut niveau. Toutefois, l’influent président des Girondins de Bordeaux Claude Bez attire et fait signer le guadeloupéen au club. Trésor va alors inscrire les plus belles pages du club Marine et Blanc durant quatre saisons et remporter le championnat de France en 1984. Avec son partenaire de club et ami Alain Giresse, il achève la Coupe du monde 1982 avec les honneurs. Dans une demi-finale controversé face aux allemands de l’Ouest, Trésor envoie une magnifique reprise de volée dans les filets de Schumacher mais la France s’incline. Ce n’est que partie remise pour le girondin puisque deux ans plus tard il remporte l’Euro 1984, le premier titre international de l’équipe de France.

Frank Rijkaard

Poste : Milieu Défensif

Nation : Pays-Bas

Général : 91

Vitesse : 81

Tir : 81

Passe : 84

Dribble : 82

Défense : 91

Physique : 88

MP : 4 (droit) GT : 3

Le joueur d’origine surinamienne est l’un des plus solide piliers de son époque. Travailleur de l’ombre acharné à la technique insoupçonnée, il est ainsi capable de participer et d’organiser le jeu. Alternant les rôles de milieu récupérateur et de défenseur central dans des clubs aussi aussi prestigieux que l’Ajax Amsterdam et le Milan AC, il forme avec ses compatriotes van Basten et Gullit un trio redoutable qui remporte deux C1 avec la manière : lors de l’édition 1988-1989, les Rossoneri écrasent le Real Madrid 6-1 en demi-finale puis le Steara Bucarest 4-0 en finale. Un an plus tard, Frank Rijkaard marque le but de victoire en finale contre le Benfica Lisbonne. “L’ouragan” Oranje est également de la génération dorée néerlandaise qui remporte l’Euro 1988. Le joueur aux qualités athlétiques et physiques indéniables apporte la stabilité et la sérénité nécessaire au milieu de terrain et figure dans l’équipe type du tournoi. Retourné à l’Ajax Amsterdam en 1993, Rijkaard encadre une génération prometteuse composée entre autres de Clarence Seedorf et Patrick Kluivert et ajoute une troisième C1 à son palmarès.

Graeme Souness

Poste : Milieu Central

Nation : Ecosse

Général : 91

Vitesse : 77

Tir : 80

Passe : 86

Dribble : 81

Défense : 83

Physique : 94

MP : 3 (droit) GT : 3

Joueur illustre du Liverpool FC triple vainqueur de la Coupe des Clubs Champions en 1978, 1981 et 1984, l’écossais quintuple roi d’Angleterre avec le club de la Mersey est l’archétype du milieu teigne et ultra fiable. Reconnaissable à ses bouclettes soyeuses et à moustache fournie, “Souey” est un déménageur, un briseur de chevilles qui n’hésite pas à poser le pied là où ça fait mal, il est un mort de faim capable de ratisser la pelouse pendant 90 minutes sans s’essouffler. Joueur agressif et violent, Souness est une terreur sur les gazons britanniques. Mais il serait injuste de réduire le natif d’Edimbourg à son jeu musclé, Souness sait marquer et passer, et être décisif dans les matchs qui comptent. Meilleur buteur de la C1 en 1981 avec six réalisations, il délivre la passe décisive du sacre européen de 1978 à son compatriote et autre légende liverpuldienne Kenny Dalglish. Entraîneur-joueur du Glasgow Rangers au crépuscule de sa carrière, il y remporte quatre championnats et quatre coupes domestiques.

Sócrates

Poste : Meneur de jeu

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 87

Tir : 95

Passe : 93

Dribble : 94

Défense : 47

Physique : 87

MP :5 (droit) GT : 4

Sócrates est l’un des footballeurs brésilien les plus célèbres du vingtième-siècle. Capitaine de la Seleção au Mundial 1982, Sócrates est un milieu de terrain longiligne doté d’une grande technique et d’une parfaite vision du jeu. L’élégant meneur de jeu se distingue par sa conduite de balle et son intelligence mais celui qu’on surnomme “le docteur” ne gagne pourtant rien en sélection nationale. Reconnaissable sur le terrain à sa barbe et à son port altier, le grand frère de Raí effectue  la majorité de sa longue carrière au Brésil dans un pays gangréné par la pauvreté et la corruption. Alors joueur du club paulista du SC Corinthians entre 1981 et 1984, Sócrates va surpasser sa condition de footballeur et devenir une icône nationale. Se dressant contre la dictature militaire en place, le docteur et ses coéquipiers vont ainsi instaurer un système démocratique dans le vestiaire : chaque décision liée à la vie du club est soumise au vote des joueurs tels la tactique, les entraînements, la préparation des matchs ou encore le recrutement de joueurs. Le mouvement est avant tout un succès sportif puisque le SC Corinthians s’adjuge trois championnats de São Paulo mais aussi politique : le Brésil devient une démocratie en 1985.

Michel Platini

Poste : Meneur de jeu

Nation : France

Général : 96

Vitesse : 91

Tir : 97

Passe : 94

Dribble : 97

Défense : 55

Physique : 67

MP : 4(droit) GT : 5

Premier numéro 10 à la française avant un certain Zinédine Zidane, Michel Platini est régulièrement cité parmi les légendes du football. Égal des Maradona, Cruyff et autre Pelé, le meneur tricolore se distingue par une technique hors du commun couplée à une vitesse d’exécution énorme. Malgré un physique fragile et frêle, ce milieu à la vista dingue est instoppable et se défait aisément de ses adversaires directs. Platini est également connu pour être un travailleur acharné peaufinant son art du dribble et sa maîtrise du coup-franc pendant les séances entraînements.Il va en faire sa spécialité et en inscrire plus d’une cinquantaine dont onze avec les Bleus. Il en passe même deux lors d’un match opposant français et italiens en 1978 ! Tout simplement phénoménal. À l’Euro 1984, Platini est alors au sommet de sa gloire. Leader technique et vocal des Bleus, il survole tout simplement le tournoi, il inscrit un triplé contre la Yougloslavie et un autre contre la Belgique en phase de poule, et offre ensuite la victoire aux français à l’ultime minute de la prolongation lors de la demi-finale contre le Portugal. Enfin le prodige lorrain achève son oeuvre magistrale en plantant un but sur coup-franc, encore un, au malheureux portier espagnol Luis Arconada en finale. Champion d’Europe, il est l’idole de toute une génération de français mais aussi des supporters italiens. En effet, “Platoche” passe la majeure partie de sa carrière de l’autre côté des Alpes à la Juventus Turin. Avec les piémontais il remporte tous les trophées possibles et imaginables. La bande à Platini, Boniek et Rossi rafle ainsi deux Scudetti, une Coppa Italia, une Coupe des Coupes et enfin une Coupe des Clubs Champions en 1985. Comme une évidence, le triple Ballon d’or français marque le but de la victoire en finale.

Kenny Dalglish

Poste :Buteur

Nation : Ecosse

Général : 93

Vitesse : 92

Tir : 95

Passe : 80

Dribble : 92

Défense : 42

Physique : 75

MP : 5(droit) GT : 4

Quand on évoque Liverpool il est difficile de trancher qui de Kenny Dalglish et Ian Rush a été le meilleur attaquant du club liverpuldien lors des glorieuses années 80. En effet les deux britanniques forment alors une redoutable paire de buteurs, sir Kenneth l’écossais marque ainsi 172 buts tandis que Ian le gallois en plante 346. Ian Rush est certes encore à ce jour le meilleur buteur de l’histoire du Liverpool FC mais c’est bel et bien Dalglish qui se démarque au niveau du palmarès. Nous sommes en 1977 lorsque Dalglish pose ses valises sur les rives de la Mersey, il est alors un attaquant confirmé du championnat écossais ayant été sacré à quatre reprises avec le Celtic Glasgow. Il intègre un effectif orphelin de Keegan qui venait de remporter la dernière Coupe des clubs champions européen. “King Kenny” trouve rapidement ses marques et inscrit trente et un buts pour sa première saison avec les Reds. Mieux encore, il marque l’unique but de la finale de C1 d’un délicieux ballon piqué et est alors désigné joueur de l’année par la presse spécialisée. En 1980, le jeune Ian Rush de dix ans son cadet signe à Liverpool et Dalglish se mue alors en attaquant de soutien. L’équipe des Reds est entraînée par le légendaire Bob Paisley et rafle trois autres Coupe d’Europe des clubs champions et quatre championnats d’Angleterre. L’histoire pourrait s’arrêter ici mais sir Kenny Dalglish n’en demeure pas moins être un grand coach : il ajoute trois championnats domestiques avec Liverpool, un autre avec Blackburn et deux FA Cup à son armoire à trophée. En guise d’hommage de la part du club, une tribune d’Anfield porte désormais son nom.

Karl-Heinz Rummenigge

Poste :Attaquant

Nation : Allemagne

Général : 93

Vitesse : 86

Tir : 93

Passe : 91

Dribble : 90

Défense : 61

Physique : 90

MP : 4(droit) GT : 4

Arrivé en 1974 dans un Bayern Munich vieillissant et sur le déclin, Karl-Heinz Rummenigge se fait tout d’abord remarquer pour ses qualités de dribbleur et pas particulièrement pour son habileté à marquer. Il va pourtant progressivement prendre le relais à un Gerd Müller au crépuscule de sa carrière et s’imposer définitivement comme un titulaire sur le front de l’attaque bavaroise. À tout juste vingt ans, le talentueux attaquant remporte deux Coupes d’Europe des clubs champions et honore bientôt sa première sélection avec l’Allemagne de l’Ouest. Avec l’arrivée de l’ex-international hongrois Pál Csernai sur le banc du Bayern en 1979, « Kalle » explose et inscrit un total de vingt-six buts en trente-quatre rencontres, son jeu de tête redoutable, sa ténacité et sa présence constante sur le front de l’attaque permettent ainsi aux bavarois d’être sacré champion d’Allemagne, et Rummenigge remporte alors le Ballon d’or européen. La saison 1980-1981 est l’exacte réplique de la précédente  : le Bayern Munich réalise la passe de deux, Rummenigge score vingt-neuf fois et remporte à nouveau le Ballon d’or. Cependant le bilan avec la sélection ouest-allemande est plus contrasté : il s’incline deux fois en finale de Coupe du Monde en 1982 face à l’Italie et en 1986 face à l’Argentine. Toutefois, il remporte avec sa sélection le Championnat d’Europe des nations 1980

Marco van Basten

Poste :Buteur

Nation : Pays-Bas

Général : 94

Vitesse : 86

Tir : 95

Passe : 77

Dribble : 91

Défense : 39

Physique : 80

MP : 4(droit) GT : 3

Joueur hors-norme, aux qualités techniques énormes et capable de marquer dans n’importe quelle position, Marco van Basten n’est pas un joueur comme les autres. Celui que l’on présente comme le digne successeur de Johan Cruyff est le meilleur avant-centre de sa décennie, il est un héros des Oranje qu’il mène à la victoire finale à l’Euro 1988 en atteste sa magnifique volée dans les filets soviétiques en finale. Il est l’une des plus grandes légendes de l’histoire du Milan AC, il est chez les rossoneri la pointe du triangle magique néerlandais Rijkaard – van Basten – Gullit. Le natif d’Utrecht passé par l’Ajax Amsterdam est un joueur beau, grand et élancé qui suscite l’admiration des amoureux du football par ses nombreux exploits individuels, comme un certain retourné acrobatique face à Den Bosch  en Eredivisie. Sa vivacité d’accélération, sa vitesse de course, sa détente et sa panoplie de tirs en font un attaquant complet, il régale par sa science du crochet et sa maîtrise du tempo, plus encore il ne rechigne jamais aux contingences défensives. Il hisse le Milan AC alors racheté par Silvio Berlusconi aux plus hauts sommets du football : ainsi le club lombard remporte deux Coupes des clubs champions (1989, 1990) et trois scudetti (1988, 1992, 1993). Le grand Milan est ainsi né et Marco van Basten en est son plus illustre architecte. Auréolé de gloire, le batave remporte trois fois le Ballon d’or en 1988, 1989 et en 1992 et égale ainsi le record de Platini et de … Cruyff. Malheureusement de nombreuses blessures l’oblige à arrêter sa carrière en 1985. Il n’a alors que trente ans.

Joueur de la décennie

Diego Maradona

Poste :Meneur de Jeu

Nation : Argentine

Général : 99

Vitesse : 97

Tir : 96

Passe : 94

Dribble : 99

Défense : 42

Physique : 80

MP : 3(gauche) GT : 5

Diego Armando Maradona. Son nom résonne dans les stades et une clameur enthousiaste s’empare des tribunes qui basculent progressivement dans l’hystérie collective. Jamais un joueur n’avait attisé autant de passion que le “Pibe de oro”, chacun de ses dribbles spectaculaires avait le pouvoir de remplir le coeur du spectateur d’une ivresse folle et chacune de ses courses affolantes déchaînait la ferveur du public. La star éternelle du Napoli avec qui il remporte deux championnats d’italie est un prodige du ballon rond, il est un sorcier capable de mystifier les meilleurs défenseurs et maîtrise tout le registre du parfait joueur offensif. Maradona est l’un des meilleurs techniciens de l’histoire du football si ce n’est le meilleur. Il est néanmoins un personnage controversé multipliant les frasques extrasportives, consommant de la drogue et adoptant parfois un comportement violent sur le terrain. Le personnage Maradona divise et fascine les amoureux du football. Capable du meilleur comme du pire, le capitaine de l’Albiceleste va pourtant devenir une légende en Argentine. Coupe du monde 1986, le joueur dispute en terre mexicaine sa compétition la plus aboutie et permet à l’équipe argentine d’atteindre la finale. Le quart de finale contre l’Angleterre de Gary Lineker forge définitivement la légende Maradona. L’argentin inscrit alors l’un des plus beaux buts de l’histoire du football en slalomant toute la défense anglaise depuis son camp avant de tromper le gardien. Surtout il lobe Peter Shilton de la main (la “main de Dieu” dira t-il en conférence d’après-match) et envoie l’Albiceleste en demi-finale. Ce match de mondial contre la Three Lions illustre à merveille les différentes facettes du facétieux lutin argentin. Enfin, le sulfureux et génial meneur de jeu parachève son oeuvre en finale en offrant le but de la victoire à Jorge Burruchaga.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA – Onze de la décennie : Années 1970

Bonjour et bienvenue sur Fut Métal Jacket pour le troisième hors-série consacré aux joueurs légendaires du football qui mériteraient d’avoir une carte spéciale sur le mode de jeu FUT. Aujourd’hui nous allons aborder la fabuleuse décennie 1970 qui débute par le triomphe mondial du Brésil d’un certain Pelé, qui y remporte alors son troisième trophée. Cette Coupe du monde mexicaine est considérée par beaucoup comme une des meilleures et certainement la plus spectaculaire de l’histoire du sport. C’est lors de ce tournoi que Gordon Banks le portier de la sélection anglaise s’illustre et effectue un arrêt spectaculaire sur une tête de … Pelé. Elle marque aussi l’acte de naissance d’une toute jeune équipe ouest-allemande qui vient tout juste de professionnaliser son football. Dans cette équipe un certain Franz Beckenbauer pointe le bout de son nez et ne tardera pas à s’imposer comme l’un des tout meilleurs libéro de sa génération et même, de tous les temps. Sa rivalité avec le génial Johan Cruyff aura marqué la décennie et leurs nombreuses oppositions auront écrit une des plus belles pages de l’histoire du football. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’Ajax Amsterdam aux fondamentaux ultra-offensifs et le Bayern Munich à l’organisation tactique remarquable collectionnent et se partagent les trophées continentaux. Les sélections néerlandaises et germaniques quant à elles se retrouvent régulièrement dans les grands rendez-vous internationaux. Les années 1970 marquent aussi l’émergence d’un football sud-américain autre qu’auriverde, plus mature et mieux organisé malgré un contexte politique assez délicat. Demandez ce qu’en pensent les champions du monde argentins, vainqueurs du tournoi 1978  dans une Argentine asservie par la dictature. Un tournoi également marqué par une grave crise diplomatique entre les Sud-Américains et le Royaume-Uni pour la revendication des îles Mariannes. Enfin les seventies se concluent par la passation de pouvoir entre Saxons et Anglo-saxons, le Liverpool remportant alors sa toute première Coupe des clubs champions européens en triomphant du Borussia Mönchengladbach en finale.

Années 1970

Sepp Maier

Poste : Gardien de but

Nation : Allemagne

Général : 94

Plongeon : 97

Jeu de main : 94

Dégagement : 73

Réflexe : 96

Vitesse : 70

Positionnement : 90

MP : 3 (droit) GT : 2

Les années 1970 sont sans conteste celles de la rivalité entre néerlandais et allemands, aussi bien en football de club où ajacides et munichois se partagent les couronnes continentales (le Feyenoord remportera d’ailleurs la C1 en 1970), mais aussi en football de sélection. Et à ce petit jeu ce sont les germaniques qui tirent leur épingle du jeu et amassent les trophées : victorieuse de l’Euro 1972 en Belgique puis en 1980 en terre transalpine, l’Allemagne de l’Ouest s’incline de justesse en finale de l’Euro 1976 face aux tchécoslovaques de Panenka. Mais surtout, les Saxons réalisent une Coupe du Monde 1974 fantastique et décrochent leur deuxième sacre mondial face… aux néerlandais de Johan Cruyff. La boucle est bouclée. Sepp Maier est l’incarnation de cette Allemagne victorieuse et est titulaire dans les cages lors de chaque sacre. Le “chat”, surnommé ainsi pour ses réflexes félins, sa présence dans les airs, mais aussi pour sa crinière de lion, est sans conteste le meilleur gardien de sa génération. Premier portier à innover les gants en matériaux à base de mousse et de gomme, sa carrière avec le Bayern Munich est exemplaire : triple champion d’Europe, il remporte quatre championnats d’Allemagne de l’Ouest et quatre coupes nationales. Le “meilleur gardien européen de l’année 1975” met un terme en 1979 suite à un grave accident de la route.

Elias Figueroa

Poste : Défenseur Central

Nation : Chili

Général : 94

Vitesse : 78

Tir : 44

Passe : 88

Dribble : 79

Défense : 96

Physique : 93

MP : 3 (droit) GT : 4

Légende absolue au Chili, celui que l’on considère comme le meilleur joueur chilien de l’histoire et même comme étant le meilleur défenseur central sud-américain de tous les temps n’est pourtant pas très reconnu en Europe. Ayant effectué toute sa carrière dans des clubs du sous-continent américain tels le Peñarol ou l’Internacional Porto Alegre, il remporte deux championnats d’Uruguay et deux championnats du Brésil, c’est d’ailleurs lui qui inscrit le but du titre en 1975 d’une tête rageuse. L’homme aux quarante-sept sélections avec la Roja participe à trois phases finales de Coupe du Monde et même à une finale de Copa America en 1979. Charismatique, possédant une excellente relance et une technique exceptionnelle (il est capable d’éliminer d’un petit pont un adversaire venu au pressing) la muraille chilienne est intraitable en défense et ne laisse rien passer, dans les airs comme au sol. Élu meilleur joueur sud-américain de 1974 à 1976, Figueroa achève sa carrière au pays.

Franz Beckenbauer

Poste : Défenseur Central

Nation : Allemagne

Général : 96

Vitesse :86

Tir : 72

Passe : 87

Dribble : 81

Défense : 99

Physique : 88

MP : 3 (droit) GT : 3

Les années 1970 marque une profonde mutation du football germanique, aux joueurs rugueux et athlétiques se succède une génération de joueurs élégants et racés, plus fin techniquement et plus intelligent tactiquement et Beckenbauer est certainement le plus illustre représentant de cette nouvelle philosophie de jeu. Patron et capitaine de la sélection allemande, ce libéro au style romantique est un mirador, une plaque tournante où la précision de ses passes brossées, son sens de l’abnégation et sa vision périphérique font merveille. De surcroît, “der Kaizer” n’hésite pas à monter et combiner avec ses partenaires et inscrit même quelques buts d’anthologie. Euro 1972, l’Allemagne de l’Ouest remporte le tournoi et le charismatique Beckenbauer s’adjuge le Ballon d’or, une première pour un défenseur. Il deviendra un mythe, une personnification vivante du héros germanique deux ans après : dans une finale à domicile opposant l’élégant Beckenbauer au génial Cruyff, le bavarois excelle et triomphe de son rival de toujours. La RFA s’impose 2-1 et remporte la Coupe du Monde.

Daniel Passarella 

Poste : Défenseur Central

Nation : Argentine

Général : 91

Vitesse : 80

Tir : 92

Passe : 85

Dribble : 85

Défense : 97

Physique : 83

MP : 2 (gauche) GT : 3

Joueur rugueux dans la pure tradition des défenseurs argentins, Passarella est sans conteste le meilleur libéro de l’histoire de son pays. Seul argentin champion du monde en 1978 puis en 1986 et unaninement respecté au pays, le joueur à la patte gauche adorait s’immiscer dans la surface et terroriser les gardiens adverses : il aura ainsi fait trembler les filets à cent quatre-vingt quatre reprises au cours de sa carrière. L’homme de taille modeste (1,73m) mais au talent immense faisait de l’ordre et l’autorité les fondements de son jeu défensif et était redouté de tous. Hargneux et meneur d’hommes avéré, le triple champion d’Argentine avec River Plate a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire du football.

Berti Vogts 

Poste : Défenseur Droit

Nation : Allemagne

Général : 93

Vitesse : 91

Tir : 66

Passe : 89

Dribble : 86

Défense : 93

Physique : 93

MP : 3 (droit) GT : 3

Hargneux, tenace et accrocheur, Berti Vogts est tel un chien de chasse inépuisable et inarrêtable, capable d’avaler les kilomètres et de museler les meilleurs attaquants du monde sur son flanc droit, comme un certain Johan Cruyff en finale de Coupe du Monde. Intraitable en défense, ce petit latéral vif et rapide que l’on surnomme justement “le terrier” est avant tout un rouage indéboulonnable de la machine de guerre qu’est le Borussia Mönchengladbach. Grand rival du Bayern Munich au tournant des années 1970, le club de la Rhénanie compte dans son effectif parmi les meilleurs joueurs du championnats. Vogts accompagné de grands joueurs tels Günter Netzer ou encore Jupp Heynckes, tous internationaux allemands, remporte ainsi cinq championnats nationaux et atteint la finale de la C1 en 1977. Footballeur allemand de l’année 1971 et 1979, il obtient la consécration ultime en devenant champion du Monde en 1974.

Paul Breitner 

Poste : Milieu Central

Nation : Allemagne

Général : 93

Vitesse : 85

Tir : 90

Passe : 92

Dribble : 88

Défense : 89

Physique : 96

MP : 4 (droit) GT : 3

Natif de Kolbermoor comme un certain Bastian Schweinsteiger, Paul Breitner est de part son armoire à trophées, son talent et sa forte personnalité un des joueurs les plus marquants de l’histoire. Reconnaissable à son look hirsute et à sa barbe foisonnante lui conférant ainsi un look de barbare sorti de l’univers de Conan, le teuton est un provocateur dans l’âme et distribue des tacles virils aussi bien sur qu’en dehors des terrains. N’hésitant pas à qualifier le sélectionneur allemand ”d’entraîneur  ayant le moins d’autorité en Allemagne” ou encore Beckenbauer de “fossoyeur du football”, le bavarois est un anticonformiste, un esprit rebelle et un provocateur se revendiquant proche de Mao et souhaitant la défaite des américains au Vietnam. Ce personnage populaire mais néanmoins controversé outre-Rhin n’a pas la langue dans sa poche et multiple les frasques, et avait pour contume de faire la fête la veille des matchs. Pourtant Breitner n’en demeure pas moins un grand professionnel, ne ratant aucune passe sur le terrain et envoyant des missiles du droit dans les buts adverses. Capable de dépanner aux arrière-postes, Breitner excelle dans les duels et le domaine aérien, et prend un malin plaisir à martyriser ses opposants. “Défenseur-buteur” auréolé de deux Liga avec le Real Madrid et surtout d’une Coupe du Monde en 1974, il prend sa retraite en 1983.

Johan Neeskens 

Poste : Milieu Central

Nation : Pays-Bas

Général : 95

Vitesse : 86

Tir : 89

Passe : 94

Dribble : 92

Défense : 96

Physique : 87

MP : 4 (droit) GT : 4

L’autre Johan de la sélection dorée des Pays-Bas. Resté dans l’ombre du grand Cruyff avec les Oranje, l’Ajax et le FC Barcelone, Neeskens n’en est moins pas moins talentueux. Premier box-to-box moderne aux capacités extraordinaires, il est l’incarnation du football total mis en place par Rinus Michels. Moteur de l’équipe, Neeskens apporte l’énergie perpétuelle indispensable à l’expression du talent phénoménal de Cruyff. Soutien indissociable du prodige batave, Neeskens peut tout faire : joueur de l’ombre avant tout dévoué à la défense, Neeskens est un excellent récupérateur de ballon, infatigable et endurant. Multipliant les courses et se projetant vers l’avant à la moindre opportunité, Johan Neeskens se fond parfaitement dans un collectif adoptant une tactique offensive faite de permutations. Mobile, disponible et passeur à la vista acérée, pouvant marquer de la tête, de l’extérieur de la surface de réparation et spécialiste des pénalties, “Johan II” est une dynamite, un soldat du front. Respecté par des adversaires aussi prestigieux que Paul Breitner ou Eusébio, Neeskens est avant tout un gagnant : triple vainqueur de la C1 avec les amstellodamois, il s’incline toutefois deux fois en finale de Coupe du Monde.

Gerd Muller 

Poste : Buteur

Nation : Allemagne

Général : 93

Vitesse : 86

Tir : 99

Passe : 81

Dribble : 88

Défense : 42

Physique : 95

MP : 4 (droit) GT : 3

Gerd Müller est un attaquant atypique. Ni particulièrement rapide et technique, l’allemand se distingue par un flair et un sens du but hors du commun, pouvant se faufiler discrètement et rapidement entre les défenseurs. Malgré un physique trapu et des cuisses larges comme des troncs d’arbre, Müller est un incroyable finisseur marquant dans des positions difficiles ou dans des angles de tir improbables. Buteur au style peu académique et gracieux, l’explosif avant-centre enfile les buts comme des perles et collectionne les records personnels : meilleur buteur du Bayern Munich, il est aussi le meilleur marqueur de l’histoire de la Bundesliga avec trois cent soixante-cinq pions inscrits. Par ailleurs, il inscrit dix buts avec la RFA lors du Mondial 1970 et se voit récompensé du Ballon d’or la même année. Le plus grand exploit de la carrière de Müller est sans l’ombre d’un doute le but victorieux de la RFA en finale de la Coupe du Monde 1974. Peu avant la mi-temps, Bonhof centre dans le dos de Müller alors marqué par deux défenseurs. Il se retourne alors vers la balle, la fait ricocher sur son pied puis se retourne vers le but et trompe le gardien néerlandais.

Mario Kempes 


Poste : Attaquant

Nation : Argentine

Général : 93

Vitesse : 90

Tir : 94

Passe : 92

Dribble : 92

Défense : 50

Physique : 74

MP : 5 (droit) GT : 4

Numéro 10 de la mythique Albiceleste championne du monde 1978, Mario Kempes est un joueur gracieux et virevoltant, il est un danseur de tango. L’argentin mène la danse et dicte le tempo, il est un soliste récitant ses meilleurs partitions sur la feuille de match. Il est la clé de voute de son équipe, il est un maestro qui dicte le jeu et qui ne commet jamais une seule fausse note. Neuf et demi génial au look de Jésus, Kempes peut tout faire : passeur, dribbleur, buteur dans et dehors de la surface, de la tête ou des deux pieds. Adulé par les supporters espagnols après un passage de sept années au Valence CF, il y gagne le surnom d’”El matador” mais surtout une Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe en 1980. Mais c’est en sélection nationale qu’il fait chavirer les coeurs des argentins et ce bien avant un certain “Pibe del oro”. Auteur de six buts dont un doublé légendaire en finale, Mario Kempes permet ainsi à l’Argentine de remporter son premier sacre mondial.

Kevin Keegan

Poste : Ailier Droit

Nation : Angleterre

Général : 94

Vitesse : 92

Tir : 90

Passe : 95

Dribble : 92

Défense : 68

Physique : 70

MP : 4 (droit) GT : 4

Chouchou d’Anfield Road et surnommé affectueusement la ”Mighty Mouse” par le public anglais, le natif du South Yorkshire s’est imposé comme le meilleur joueur anglais des seventies. Attaquant classique à la taille et au poids réduits, ce brillant soliste aux multiples prouesses individuelles se démarque par une vivacité, une détente et une vitesse de démarrage hors du commun mais surtout par une activité inlassable au service du collectif : il est celui qui remet de l’ordre au collectif lorsque la machine est grippée. Sous la direction de Bill Shankly, la souris forme une doublette d’attaque complémentaire avec le gallois Toshack et surtout, remporte trois championnats d’Angleterre puis enlève la C1 1977 au détriment de Mönchengladbach. Au lendemain du triomphe romain, il change d’air et signe à Hambourg. Désormais plus joueur organisateur que finisseur, Keegan devient une idole dans le nord de l’Allemagne. Champion national en 1979 puis finaliste de la C1 en 1980, Kevin Keegan est élu deux fois Ballon d’or européen par le jury France Football.

Jairzinho

Poste : Ailier Droit

Nation : Brésil

Général : 95

Vitesse : 94

Tir : 94

Passe : 90

Dribble : 96

Défense : 42

Physique : 77

MP : 5 (droit) GT : 4

Il est difficile voire même impossible de succéder à Garrincha sur l’aile droite de l’attaque, à Botafogo comme en sélection, et pourtant Jairzinho va remplir cette mission avec succès. La Coupe du Monde 1970, celle de tous les superlatifs, est avant tout la sienne. Réalisant l’exploit d’inscrire au moins un but dans chacune des rencontres du Mondial, le numéro 7 brièvement passé par l’Olympique de Marseille, est la personnification du Joga Bonito aux côtés de Pelé, et est alors au sommet de sa gloire. Jairzinho tourmente ses adversaires et enflamme les pelouses mexicaines, sa science du dribble est telle qu’il semble inarrêtable. Dans une finale devenue mythique opposant les brésiliens aux italiens, la puissance de feu et la créativité du feu follet permettent aux sud-américains de l’emporter 4 buts à 1, il inscrit un but et délivre une passe décisive pour Gerson. Le champion du monde ne parviendra pas à réatteindre les sommets sur la scène internationale mais remportera la prestigieuse Copa Libertadores avec Cruzeiro en 1976.

Joueur de la décennie

Johan Cruyff 

Poste : Attaquant

Nation : Pays-Bas

Général : 96

Vitesse : 93

Tir : 96

Passe : 93

Dribble : 98

Défense : 43

Physique : 77

MP : 5 (droit) GT : 5

Comme une évidence, Johan Cruyff est le joueur marquant des années 1970. Malgré un physique  frêle, Johan Cruyff avait des capacités physiques bien au-dessus de la majorité des joueurs à l’époque. Fer de lance du football total prôné par Rinus Michels, son entraîneur à l’Ajax Amsterdam puis avec les Bataves, il est le prototype du footballeur moderne : très endurant, Cruyff était surtout un joueur rapide et capable de mystifier les défenses par sa vélocité. Il est également considéré comme l’un des meilleurs artistes du ballon rond toutes époques confondues. Capable des gestes les plus fous, il pouvait exécuter des dribbles et des feintes incroyables dont le fameux “Cruyff turn”. Le néerlandais était alors perçu comme un joueur spectaculaire et inventif, et au-delà des terrains comme un rebelle à contre-courant de son époque. Johan Cruyff était avant tout un électron libre aux positions politiques arrêtées, un fumeur invétérée aussi, mais avant tout un homme dont le nom restera associé aux plus grands succès de l’Ajax Amsterdam. Avec le club amstellodamois, il remporta trois Coupes d’Europe des clubs champions (1971,1972, 1973) et huit championnats des Pays-Bas mais son palmarès international sera injustement resté vierge. Malheureux finaliste des Coupes du Monde 1974 et 1978, le hollandais se consola toutefois avec trois Ballon d’Or. Par ailleurs, il est une figure emblématique du FC Barcelone : champion d’Espagne en tant que joueur en 1974, il y impose les préceptes du football du total. Devenu coach du club catalan dans les années 1990, il guide les Koeman, Laudrup, Guardiola et autres Stoichkov au premier sacre en Ligue des Champions de son histoire.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA – Onze de la décennie : Années 1960

Bienvenue dans le deuxième volet de la série du onze de la décennie. Cette semaine, nous allons mettre en lumière les meilleurs joueurs des années 1960. Cette décennie a marqué le début du professionnalisme du football et la fin du règne du Real Madrid sur la scène européenne. C’est dans cette période hétéroclite qui marque l’avènement de Manchester United, du Benfica Lisbonne et du Milan AC, futurs cadors du football mondial, que naît une génération dorée ultra talentueuse. Cette rétrospective se consacre ainsi à ces joueurs légendaires qui ont marqué au fer rouge l’histoire de leur club ou de leur sélection. Par ailleurs, le football international n’est pas en reste et marque la domination mondiale du Brésil emmené par un jeune prodige, fort probablement le meilleur joueur de l’histoire. L’Angleterre quant à elle remporte sa première et unique couronne en 1966. Prêts pour une plongée dans les années 60 et à rencontrer les plus illustres footballeurs de la décennie ? Installez-vous confortablement dans votre sofa ou dans votre lit et laissez-vous conter les exploits oubliés ou méconnus de ces douze joueurs de légende.

Années 1960:

Lev Yachine :

Poste : Gardien de but

Nation : Russie

Général : 95

Plongeon : 98

Jeu de main : 91

Dégagement : 76

Réflexe : 99

Vitesse : 66

Positionnement : 99

MP : 3 (droit) GT : 1

Être footballeur en Russie et remporter le Ballon d’Or est assez rare. En effet seuls trois joueurs du championnat soviétique auront réussi cette performance dans l’histoire. La performance est d’autant plus incroyable lorsqu’en 1963, en plein cœur de la guerre froide, Lev Yashine remporte la récompense individuelle suprême et devient l’unique gardien de but lauréat à ce jour. L’homme reconnaissable entre mille à son béret et à sa grande allure rejoint le club du Dynamo Moscou en 1950 y restera fidèle vingt ans durant, remportant le championnat d’URSS à cinq reprises et sera sacré champion d’Europe avec l’Union Soviétique en 1960. Tout au long de sa carrière, « l’araignée noire » aux réflexes exceptionnels et au placement imprévisible aura révolutionné le poste de gardien de but. En l’honneur de ses exploits, trophée récompensant le meilleur gardien d’une Coupe du Monde porte son nom.

Giacinto Facchetti :

Poste : Défenseur Gauche

Nation : Italie

Général :94

Vitesse :90

Tir : 64

Passe : 93

Dribble : 82

Défense : 95

Physique :89

MP : 3 (droit) GT : 3

Monstre sacré de la grande équipe de l’Inter Milan des années 1960, Facchetti incarnait la nouvelle génération des arrières offensifs. Installé sur l’aile gauche du catenaccio d’Helenio Herrera, le lombard pouvait courir le cent mètres en moins de onze secondes et apporter le surnombre en attaque. Suivant ainsi la voie tracée par les Brésiliens Nilton et Djalma Santos, l’élégant et fair-play numéro 3 aux qualités défensives certaines dispute six cent trente-quatre rencontres avec les nerazzuri, remporte quatre scudetti et deux Coupes des clubs européens champions. Deuxième au classement du Ballon d’or 1965, le géant italien d’un mètre quatre-vingt-onze remporte le Championnat d’Europe des nations en 1968 avec l’Italie et atteint la finale du Mondial 1970.

John Charles :

Poste : Défenseur Central

Nation : Pays de Galles

Général :92

Vitesse :86

Tir : 91

Passe : 90

Dribble : 85

Défense : 82

Physique : 94

MP : 4 (droit) GT : 4

Le profil du natif de Swansea au Pays de Galles étonne. Pouvant invariablement jouer en défense, au milieu de terrain et en attaque, parfois au cours d’un même match, le Britannique était le joueur le plus polyvalent de son temps. Passé par Leeds où il remporte le soulier d’or du championnat d’Angleterre 1957 avec trente-huit réalisations, le gallois rejoint la Juventus Turin et s’impose au sein d’une attaque composée de Giampiero Boniperti et Omar Sivori. Le « trio magico » roule sur l’Italie et remporte trois scudetti et deux coupes nationales. Souvent replacé en défense pour préserver l’avance acquise en match, Charles brille par sa solidité et son exemplarité, laquelle lui a valu le surnom de « Gigante Buono ». Classé cinq fois au Ballon d’or, le gallois prend sa retraite en 1974.

Bobby Moore :

Poste : Défenseur Central

Nation : Angleterre

Général :93

Vitesse :71

Tir : 65

Passe : 88

Dribble : 80

Défense : 96

Physique :87

MP : 3 (droit) GT : 2

Natif de la banlieue londonienne est considéré comme l’un des grands défenseurs de tous les temps. Petit par la taille, Bobby Moore est cependant l’un des rouages essentiels de l’Angleterre victorieuse de son Mondial en 1966. Capitaine de la Three Lions à seulement vingt-deux ans, le charismatique libéro impose sa loi dans la surface et apporte de la sérénité à l’arrière-garde anglaise qui n’encaissera que trois buts dans le tournoi. Légende absolue de West Ham United qui verra passer un certain Frank Lampard quelques décennies plus tard, Moore brillait par sa lecture de jeu qui compensait un léger manque de vitesse. Élégant et soyeux, contrastant ainsi avec l’image virile et rugueuse du défenseur britannique, l’anglais soulève la FA Cup en 1964 puis de la Coupe des Coupes (C2) en 1965. Enfin, le « meilleur défenseur de tous les temps » selon les dires du roi Pelé tire sa révérence en 1978. Considéré comme un trésor de la couronne britannique, Bobby Moore est immortalisé par une statue à l’entrée du stade de Wembley.

Josef Masopust :

Poste : Milieu Central

Nation : République tchèque

Général :93

Vitesse :77

Tir : 90

Passe : 93

Dribble : 90

Défense : 88

Physique :79

MP : 4 (droit) GT : 3

Meilleur footballeur tchécoslovaque du vingtième siècle, Masopust était pendant quatre décennies, jusqu’au sacre de Pavel Nedved, l’unique lauréat tchèque du Ballon d’or (en 1962). Compensant sa relative faiblesse physique par une endurance à toute épreuve, le joueur du Dukla Prague était un des plus grands artisans de son temps. Ce demi-centre à la philosophie de jeu magyar capable de changer le rythme du jeu à  tout instant, le tchèque possédait un toucher de balle et un sens du timing unique en atteste ce somptueux appel dans la profondeur en finale de Coupe du Monde 1962 : le génial métronome tchèque se joue de la défense brésilienne et sur une passe de Pospichal ajuste Gilmar. Toutefois la Tchécoslovaquie s’inclinera 3-1 et ne remportera pas le trophée. Huit fois champion national avec le club militaire de Prague, Masopust prend finalement sa retraite après une pige de deux ans dans le championnat belge.

Luis Suárez :

Poste : Milieu Gauche

Nation : Espagne

Général :94

Vitesse :90

Tir : 94

Passe : 87

Dribble : 91

Défense : 70

Physique :88

MP : 4 (droit) GT : 4

Luis Suárez Miramontes est considéré comme un des plus grands joueurs espagnols de tous les temps. Pur produit du centre de formation du Deportivo La Corogne, c’est pourtant au FC Barcelone qu’il signe ses premières lettres de noblesse.. Le vivace ailier gauche à la puissante frappe fait son trou en Catalogne et collecte ses premiers trophées : deux Copa del Rey et surtout deux championnats d’Espagne en 1959 et 1960. Lors de la remise de son Ballon d’or en 1960, le jury de France Football le décrira ainsi : “L’autorité d’un duc, la précision d’un géomètre et la beauté d’un Apollon”. Envolé pour l’Italie et l’Inter Milan l’année suivante, le galicien aux qualités d’organisateur certaines mène la danse se sublime : trois championnats d’Italie et deux couronnes européennes, en 1964 et 1965, garnissent un peu plus le palmarès de l’espagnol.

Joueur avant tout porté sur le collectif, Luis Suárez est aussi le grand architecte de la Coupe d’Europe des nations de football remportée par l’Espagne en 1964.

Gianni Rivera :

Poste : Milieu Offensif Central

Nation : Italie

Général :94

Vitesse :89

Tir : 92

Passe : 91

Dribble : 94

Défense : 43

Physique :70

MP : 5 (droit) GT : 5

À l’instar de Paolo Maldini et Marco van Basten, Giovanni dit Gianni Rivera incarne la quintessence du Milan AC. Coéquipier d’un certain Cesare Maldini, père de Paolo, et de Giovanni Trapattoni, le numéro 10 des rossoneri est un joueur très talentueux et un technicien habile. L’italien incarne toutes les forces et tous les paradoxes du football latin alors en plein renouveau. Disciple de l’icône uruguayenne Juan Schiaffino avant d’être capitaine du Milan AC, le « golden boy » apprend et perfectionne son jeu. Très vite, Rivera ajoute à sa palette arabesques et créativité, faisant de lui un des plus beaux si ce n’est l’un des joueurs les plus talentueux du championnat. Véritable orfèvre au cœur du jeu le transalpin sait tout faire, défendre, passer, éliminer et marquer, il est de ces artistes qui illumine la pelouse et fait chavirer le cœur de ses admirateurs, la moindre étincelle de son génie embrasant le public de San Siro. Double vainqueur de la C1 en 1963, il remporte le Championnat d’Europe en 1968. Enfin le prodige italien obtient la consécration ultime avec le Ballon d’or 1969, et ouvre ainsi la voie aux futurs lauréats milanais : Gullit, van Basten, Weah, Shevchenko, et enfin Kaka.

Bobby Charlton :

Poste : Milieu Offensif Central

Nation : Angleterre

Général :96

Vitesse :92

Tir : 98

Passe : 97

Dribble : 94

Défense : 68

Physique :75

MP : 5 (droit) GT : 4

Il est de ces destins qui n’auraient jamais pu se produire. Rescapé de la tragédie de Munich, le protégé de Matt Busby reprendra le flambeau du malheureux Duncan Edwards, plus grand espoir de sa génération, décédé des suites du crash aérien.  Tout au long des quinze années passées à Manchester United, il reconstruira et amènera le club au sommet à la force seule de son talent. Champion d’Angleterre avec les mancuniens en 1965 et 1967, le natif de Newcastle upon Tyne soulève la coupe aux grandes oreilles en 1968. Dans un effectif pléthorique où se côtoient notamment George Best et Denis Law, Charlton inscrit le but qui scelle définitivement la victoire des siens sur le Benfica. La fin d’une ère pour les benfiquistes, quintuple finaliste et deux fois vainqueur de l’épreuve. Par ailleurs, la carrière de Charlton est tout aussi glorieuse. Aligné dans l’entrejeu anglais aux côtés de son grand frère Jack, solide défenseur de Leeds United, il inscrit un doublé décisif contre le Portugal en demi-finale puis remporte la Coupe du Monde devant son public. Véritable légende du football anglais, exemple pour ses pairs et la jeunesse et modèle d’élégance et fair-play, détenteur du Ballon d’or 1966, Sir Bobby Charlton est anobli en 1974.

George Best :

Poste : Ailier Gauche

Nation : Irlande du Nord

Général :94

Vitesse :96

Tir : 95

Passe : 85

Dribble : 98

Défense : 59

Physique :73

MP : 4 (droit) GT : 4

Rockstar, excessif, provocateur, mais avant tout maestro du ballon rond, dribbleur de génie et attaquant tenace, le Nord-Irlandais fascine et suscite l’admiration du public. Le « cinquième Beatles » est tout aussi célèbre pour ses frasques en dehors du terrain que pour ses nombreux exploits avec la tunique des Red Devils. Ce maître avéré de la punchline est un sacré personnage et nombreux lui vouent un culte. Idole déclarée d’un certain Diego Maradona, le Britannique est un joueur prodigieux et plaisant à voir jouer, mais une véritable terreur pour ses adversaires sur les pelouses. Pouvant jouer à tous les postes de l’attaque, Best alterne changement de rythme et jaillissement pour faire la différence. Technicien hors pair, l’irlandais ne lâche jamais rien et se bat comme un beau diable. La carrière de Best atteint son sommet en 1968 lorsque Manchester United affronte l’invincible armada du SL Benfica d’Eusébio en finale de Coupe des clubs champions européens. Pendant les prolongations, le numéro 7 mancunien crochète le gardien portugais et donne l’avantage au club anglais qui remportera le trophée. Comme un hommage, le jury lui remettra par la suite le Ballon d’or.

Ferenc Puskás :

Poste : Buteur

Nation : Hongrie

Général :97

Vitesse :95

Tir : 99

Passe : 82

Dribble : 97

Défense : 38

Physique :88

MP : 3 (gauche) GT : 5

Puskás est sans contexte le meilleur joueur hongrois de l’histoire. Leader et maître à jouer du onze d’or hongrois champion olympique en 1952 et vice-champion du monde en 1954, la carrière de l’attaquant magyar va prendre un tout autre tournant. En effet une révolte contre les soviétiques éclate dans son pays et le pousse à l’exil en Autriche, mettant sa carrière entre parenthèses. Suspendu dix-huit mois par la FIFA, Puskás ne survit que grâce à l’aide providentielle de son ex-coéquipier László Kubala. Pourtant malgré un surpoids notable, le hongrois de trente et un ans suscite l’intérêt du Real Madrid alors champion d’Europe en titre. Il rejoint alors le club de la capitale espagnole et fait rapidement taire les critiques. Désormais délesté de ses kilos en trop, la prodigieuse patte gauche hongroise renaît de ses cendres et inscrit deux-cent quarante-deux buts en deux-cent soixante-deux apparitions avec les Merengues. Champion d’Europe en 1959, il ne peut cependant pas jouer la finale à Stuttgart à cause d’un conflit avec le gouvernement allemand. Le hongrois se vengera l’année suivante et inscrira un mémorable quadruplé en finale de C1 contre… l’Eintracht Francfort. Au crépuscule de sa formidable carrière en 1966, Puskás remporte une troisième et dernière C1, parachevant ainsi l’œuvre d’un homme à l’incroyable destinée.

Eusébio :

Poste : Attaquant’

Nation : Portugal

Général : 94

Vitesse :97

Tir : 99

Passe :87

Dribble : 85

Défense : 46

Physique :80

MP : 5 (droit) GT : 4

Voici l’histoire d’un jeune mozambicain débarquant au Portugal pour y devenir une icône à la renommée mondiale et le joyau le plus prestigieux de la sélection nationale. Son nom est Eusébio et il est alors un illustre inconnu en Europe. Fils d’un colon portugais et d’une Mozambicaine, il commence le football dans le club local du SC Lourenço Marques alors affilié au Sporting Lisbonne. Mais c’est le grand rival du SL Benfica qui signe le talentueux buteur africain et lui fait traverser le globe en 1960. Alors âgé de seulement dix-neuf ans, Eusébio inscrit deux buts pour son premier match avec la tunique des aguias. Ses qualités de vitesse et de conduite de balle, sa science du tir, des passes chirurgicales et capacités physiques séduisent alors les observateurs.

Couronné champion du Portugal, il ne figure toutefois pas au palmarès de la Coupe des clubs champions européens remportée par son club en 1961. Mais la panthère a les crocs et entend bien marquer le tournoi 1961-1962 de son empreinte. Il inscrira d’ailleurs un doublé en finale remportant ainsi le trophée aux dépens du Real Madrid. Eusébio, Ballon d’or 1965, est alors une icône  nationale et un des athlètes noirs les plus célèbres au monde, l’égal du roi Pelé diront certains.

Joueur de la décennie

Pelé :

Poste : Buteur

Nation : Brésil

Général :99

Vitesse :97

Tir : 98

Passe : 95

Dribble : 99

Défense : 62

Physique :81

MP : 5 (droit) GT : 5

La simple évocation de son nom évoque de lointains souvenirs. Un temps où le roi dominait le football et où chacune de ses apparitions sur le gazon frôlait l’hystérie collective. Cet être surnaturel, Dieu du football dans un pays profondément ancré dans la religion, était bien plus qu’un simple footballeur. Apôtre du sport le plus populaire au monde, Pelé répandait la parole sacrée auprès de ses disciplines, mille deux cent quatre-vingt-quatre buts inscrits pour autant de témoignages de foi tout au long de son pèlerinage. Parmi ses exploits les plus célèbres, un coup du sombrero suivi d’une volée en finale du Mondial 1958, un lob sur le gardien adverse depuis le rond central ou encore un magnifique numéro de soliste sur soixante-dix mètres face à Fluminense en 1961.Artiste du ballon d’or, capable d’enchaîner des gestes complexes et d’en inventer de nouveau, Pelé est l’essence même du football brésilien. Respecté comme personne dans un pays qui a vu défiler les stars et les talents, le magicien de Santos remplit de joie les coeurs de millions de Brésiliens, il est un génie dont l’aura n’aura jamais déclinée à travers les époques. Seul joueur triple vainqueur de la Coupe du Monde en 1958, en 1962 puis en 1970, le sextuple champion du Brésil était également très engagé dans l’humanitaire. Légende absolue, meilleur joueur de tous les temps, le roi Pelé prend sa retraite en 1977 après une ultime pige en NASL.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA – Onze de la décennie : Années 1950

Bienvenue dans une rétrospective des meilleurs joueurs de l’histoire. Chaque semaine vous sera proposé le onze des meilleurs joueurs de football de chaque décennie, des années 1950 à 2010. Certains ont marqué l’histoire de ce sport par leurs facultés footballistiques extraordinaires, leurs palmarès et l’empreinte durable qu’ils auront laissée et fait d’eux des légendes.

Aujourd’hui nous débutons avec les années 1950, avez-vous une idée des onze meilleurs joueurs de la décennie ? Proposez vos suggestions en commentaire !

Années 1950 :

Gilmar :

Poste : Gardien de but

Nation : Brésil

Général : 93

Plongeon : 92

Jeu de main : 97

Dégagement : 71

Réflexe : 86

Vitesse : 75

Positionnement : 90

MP : 3 GT : 2

Fabuleux gardien des années 1950 et considéré comme le meilleur portier auriverde de tous les temps, l’ailier gauche de formation connaît sa première sélection avec la sélection brésilienne en 1953. Doté de réflexes exceptionnels, le joueur du SC Corinthians puis de Santos se distingue par sa classe naturelle tout en souplesse et en sobriété. Véritable leader défensif d’un Brésil trop souvent porté vers l’offensive, il impressionne de par son calme olympien à toute épreuve. Il remporte ainsi les éditions 1958 et 1962 de la Coupe du monde, et demeure à ce jour l’unique gardien de but titulaire à triompher dans deux éditions successives.

Nilton Santos :

Poste : Défenseur Gauche

Nation : Brésil

Général : 92

Vitesse :93

Tir : 55

Passe : 90

Dribble : 90

Défense : 92

Physique : 86

MP :4 (gauche) GT : 3

Arrière latéral gauche de légende, « l’Encyclopédie » comme le surnomme ses coéquipiers pour sa connaissance dithyrambique du football, Nilton Santos est avant tout l’homme d’un seul club. Comptant 723 apparitions sous le maillot de Botafogo, il remporte avec celui-ci quatre championnats de Rio de Janeiro. Membre incontournable de la sélection brésilienne avec laquelle il participe aux Coupes du monde 1950, 1954, 1958 et 1962, il remporte les éditions 1958 et 1962 aux côtés de ses compères de club Didi, Mario Zagallo et Garrincha.

Ambidextre et fougueux, il ajustera le gardien autrichien d’une magnifique balle piquée en 1954, fait rare pour un défenseur dans les années 1950.

Il est le tout premier arrière offensif moderne dont se réclameront les illustres Cafu, Roberto Carlos ou encore Dani Alves.

Djalma Santos :

Poste : Défenseur Droit

Nation : Brésil

Général :91

Vitesse :90

Tir : 74

Passe : 80

Dribble : 89

Défense : 88

Physique :89

MP : 3 (droit) GT : 3

Capable aussi bien de jouer milieu de terrain que défenseur axial, Djalma Santos s’impose pourtant sur l’aile droite de la défense de la sélection brésilienne victorieuse en 1958 et 1962. Joueur exemplaire et fair-play sur le terrain, « La muralha » possède une technique bien au-dessus de la moyenne et un sens aiguisé du placement défensif lui permettant de se sortir de situations compliquées dans la surface. Participant également à l’offensive à l’instar de son homonyme Nilton Santos, il est notamment à l’origine du troisième but des auriverde lors de la finale de Coupe du Monde 1962 contre la Tchécoslovaquie. Voyant le gardien adverse trop avancé sur sa ligne de but, Santos adresse un centre qui sera mal capté puis poussé dans les filets par son coéquipier Vava.

Robert Jonquet :

Poste : Défenseur Central

Nation : France

Général :90

Vitesse :76

Tir : 38

Passe : 82

Dribble : 75

Défense : 94

Physique : 90

MP : 2 (gauche) GT : 2

Illustre capitaine du grand Stade de Reims pour lequel il aura disputé 577 rencontres professionnelles entre 1942 et 1960, le champenois d’adoption est admiré pour son style élégant malgré des qualités physiques moyennes. Possédant des qualités d’endurance hors normes et d’un calme à toute épreuve, il remporte cinq championnats de France avec Reims et est un élément inamovible du « football champagne » mis en place par Albert Batteux. S’ajoute à son palmarès deux coupe de France (1950, 1958), une coupe Latine (1953) ainsi que deux finales de Coupe d’Europe des clubs champions, toutes perdues face au Real Madrid de di Stefano (1956, 1959).

Avec une équipe de France au fort accent rémois (Piantoni, Fontaine…), il termine à une honorable troisième place à la coupe du monde 1958.

Fritz Walter :

Poste : Milieu Gauche

Nation : Allemagne

Général :91

Vitesse :87

Tir : 92

Passe :93

Dribble :88

Défense :40

Physique :82

MP : 3 (gauche) GT : 4

Joueur de toujours du 1.FC Kaiserslautern, la carrière du prodigieux technicien allemand aurait pu prendre une toute autre direction. Mobilisé par la seconde guerre mondiale tout comme de nombreux joueurs professionnels de l’époque, il échappe de peu aux goulags soviétiques après la défaite allemande. Grand chasseur de buts (357 buts en 364 matchs en club), il est le grand artisan des victoires en championnat 1951 et 1953 du 1.FC Kaiserslautern.

Capitaine exemplaire de la République Fédérale d’Allemagne à la Coupe du Monde 1954 en Suisse, l’équipe triomphe à la surprise générale du onze d’or hongrois sur le score de 3 buts à 2 durant laquelle Walter délivra une passe décisive à Helmut Rahn. Depuis 1985, le stade du 1.FC Kaiserslautern porte son nom.

Didi :

Poste : Milieu Central

Nation : Brésil

Général :93

Vitesse :82

Tir : 84

Passe : 94

Dribble :92

Défense :70

Physique :86

MP : 4 (droit) GT : 4

Chef d’orchestre du grand Brésil de 1958 (dont il est désigné meilleur joueur) et de 1962, il est celui qui organise le jeu derrière les armes offensives que sont Pelé, Vava, Zagallo et Garrincha. Faux-lent à la lecture de jeu instantanée et à la vision acérée, Didi n’est pas qu’un excellent distributeur de ballons mais est également un finisseur remarquable, en témoigne ses vingt réalisations en soixante-huit sélections. Inventeur de la frappe en feuille morte, l’homme est adulé et considéré comme un demi-Dieu dans son pays. Vainqueur du Championnat de Rio de Janeiro en 1951 avec Fluminense puis en 1957, 1961 et 1962 avec Botafogo, il effectue une pige d’une année au Real Madrid avec lequel il remporte la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1960.

Juan Alberto Schiaffino

Poste : Milieu Offensif Central

Nation : Uruguay

Général :93

Vitesse :91

Tir :85

Passe :95

Dribble :90

Défense :35

Physique :78

MP : 4 (droit) GT : 4

Meneur de jeu au talent hors norme, ce joueur prodigieux né d’un père italien et d’une mère paraguayenne fait ses premiers en professionnel au Peñarol à l’âge de dix-neuf ans. Possédant la technique latine et la vista sud-américaine, l’oriondo brille aux côtés de ses compères d’attaque et soulève quatre championnats d’Uruguay. Meneur de jeu titulaire de la Celeste au Mondial 1950, il y inscrit trois buts dont le but de l’égalisation en finale face au Brésil. Alcides Ghiggia, son partenaire de jeu au Peñarol, cèle finalement l’issue du match offrant ainsi à l’Uruguay son deuxième sacre international.

Tout juste sacré, le meilleur footballeur de l’histoire de l’Uruguay traverse alors l’Atlantique et remporte trois championnats d’Italie avec le Milan AC et une Coupe des villes de foire avec l’AS Rome.

Sándor Kocsis :

Poste : Buteur

Nation : Hongrie

Général :94

Vitesse :86

Tir : 94

Passe : 70

Dribble : 90

Défense : 35

Physique :96

MP : 5 (droit) GT : 3

416 buts en 532 matchs, Kocsis est un géant de son temps. Pointe du Onze d’or hongrois champion olympique en 1952 à Helsinki et vice-champion du monde deux années après, il inscrit d’ailleurs onze réalisations en cinq matchs lors du mondial.suisse, dont deux coups de casque face à l’Uruguay en demi-finale. Glorifié et surnommé « la tête d’or », le  magyar est le maître des airs et possède très certainement l’un des meilleurs jeu de tête de l’histoire du football. Ayant remporté quatre championnats nationaux, il fuit la guerre civile et signe au YF Zurich puis au FC Barcelone. En Catalogne, le hongrois y gagne deux championnats, deux Copa del Rey et une coupe des villes de foire. Atteint d’un cancer incurable, Kocsis se défenestre en 1979.

Raymond Kopa :


Poste : Ailier Droit

Nation: France

Général :95

Vitesse :95

Tir :95

Passe :92

Dribble :96

Défense :49

Physique :71

MP : 4 (droit) GT : 4

Fils de mineurs polonais, Kopa est repéré par le SCO Angers lors d’un concours national de jeunes talents.Dribbleur, agile et clairvoyant, il perfectionne son jeu par la puissance de ses frappes et la précision de ses passes. Recruté par le grand Stade de Reims, il remporte quatre championnats de France (1953,1955,1960 et 1962).Il signe ensuite au Real Madrid et triomphe enfin en Coupe d’Europe des Champions en 1957, 1958, 1959. Auréolé d’un double titre de champion d’Espagne en 1957 et 1958, le génial ailier incarnation de la France victorieuse et vedette de son temps, porte la sélection d’Albert Batteux à la troisième place. Militant des droits pour les joueurs de football, le Napoléon du football accède à la consécration ultime en remportant le Ballon d’or 1958.

Stanley Matthews :

Poste : Ailier Droit

Nation : Angleterre

Général :93

Vitesse :91

Tir :93

Passe :89

Dribble :97

Défense :55

Physique :68

MP : 4 (droit) GT : 5

33 ans de longévité, une carrière débutée en 1932 à Stoke City et achevée dans le même club en 1965, à l’âge de 49 ans ! Entre temps, une pige de quatorze années au Blackpool FC, 52 sélections avec les Three Lions et 780 matchs professionnels en club. La carrière de Sir Stanley Matthews est avant tout marquée par une extraordinaire longévité à défaut d’avoir une armoire à trophées remplie.Il est tout juste détenteur de la FA Cup 1953 avec Blackpool FC, où il change le cours de la finale en adressant deux centres victorieux. Ce fils de boxeur à l’hygiène de vie irréprochable, à la technique soyeuse et aux manières de gentleman captive le public anglais de par ses aptitudes extraordinaires sur le terrain. Premier lauréat du Ballon d’Or en 1956, il est anobli en 1965.

Paco Gento :

Poste : Ailier Gauche

Nation : Espagne

Général :94

Vitesse :98

Tir : 85

Passe : 93

Dribble : 95

Défense :42

Physique :86

MP : 4 (gauche) GT : 4

Numéro 11 légendaire de la Casa Blanca, Francisco « Paco » Gento est une légende absolue du Real Madrid. Sur l’aile gauche de l’attaque madrilène, il côtoie les plus grands noms de l’époque, l’argentin di Stefano, le hongrois Puskás et le français Kopa, et rafle tout sur son passage : 12 championnats d’Espagne, 2 coupes d’Espagne, 1 coupe intercontinentale et surtout 6 Coupes d’Europe des Clubs Champions. Nul joueur n’a jamais remporté plus de championnats espagnols et de C1 que l’ailier supersonique cantabre. Gento s’illustre particulièrement lors des prolongations de la finale de  Coupe d’Europe des Clubs Champions 1958 opposant le Real Madrid au Milan AC en inscrivant le but victorieux . Devenu capitaine du club madrilène, il est sélectionné à 43 reprises avec l’Espagne (là encore un record en son temps) mais n’est pas sacré champion d’Europe des nations en 1964.

joueur de la décennie :

Alfredo di Stefano :

Poste : Attaquant

Nation : Argentine

Général :98

Vitesse :96

Tir : 99

Passe :91

Dribble : 97

Défense : 61

Physique :82

MP : 5 (droit) GT : 4

S’il ne fallait retenir qu’un nom des années 1950, celui d’Alfredo di Stefano apparaîtrait comme une évidence. Pelé, Diego Maradona et Sir Bobby Charlton l’attestent tous, di Stefano est le meilleur joueur de tous les temps excusez du peu !

Le fantastique buteur argentin d’ascendance béarnaise débute dans le mythique club de River Plate et remporte deux championnats d’Argentine. En 1947, il est appelé en sélection argentine et ajoute la Copa America à son escarcelle. Puis il s’exile aux Millionarios de Bogota et triomphe à trois occasions dans le championnat colombien.

Suscitant les convoitises des plus grands clubs européens, le buteur en série argentin se retrouve rapidement au cœur d’une bataille entre le Real Madrid et le FC Barcelone pour tenter de l’enrôler. Toutefois c’est le club de la capitale avec l’appui de Franco qui signe le néo international colombien qui traverse l’Atlantique en 1953. Rapidement adopté par le public madrilène, la « flèche blonde » séduit le monde du football. Incroyable dribbleur et fantastique finisseur, mais également leader charismatique et tacticien hors pair, il remporte 18 titres et marque plus de 300 buts. C’est sur la scène européenne que le « Divin chauve » forge sa légende. Il remporte avec le club madrilène cinq Coupes d’Europe des Clubs Champions entre 1956 à 1960 tout en marquant dans chacune des finales, dont un mémorable triplé face à l’Eintracht Francfort en 1960. Longtemps détenteur du record du nombre de réalisations (49) inscrites en C1 (détrôné par Raul depuis, autre illustre avant-centre du Real Madrid), il reçoit à deux reprises le Ballon d’Or en 1957 et en 1959. Sur le toit de l’Europe en club, Alfredo di Stefano accède à la citoyenneté espagnole et trouve les filets à 23 reprises en 31 rencontres. Reconverti entraîneur, il sacre Valence champion d’Espagne et Boca Juniors champion d’Argentine.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA20 – LES MEILLEURS CHOIX ICONES SWAP 3?

Comme vous le savez maintenant, les ICONES SWAP 3 ont été annoncées par EA Sports. Une assez belle équipe avec plusieurs joueurs intéressants. On peut rapidement être perdu : « Qui dois-je prendre ? » « Quels sont les combos possibles? » Etc… Pour vous aiguiller au mieux, on va vous donner notre avis sur chaque Icônes, les meilleurs choix qui s’offrent à vous et tous les combos possibles avec les meilleurs possibles. Bien évidemment, on se base seulement d’un point de vue « Compétitif » ! Nous ne prenons pas l’affect dans les tableaux qui vont vous être proposé.

EQUIPE ICONES SWAP 3

J’espère que cette petite présentation vous à aider et vous aura plu. Bien entendu, nous incitons personne à prendre X ou Y joueurs. Nous vous donnons seulement notre avis sur les « meilleurs » cartes proposé dans cette équipe SWAP. Ceux qui peuvent être les plus efficaces à cette période de l’année dans vos équipes. Et, bien sur, tout dépend du poste dont vous avez besoin dans vos équipes, mais un large choix s’offre à vous.

N’hésitez pas à nous suivre sur Twitter : @FUTMetalJacket et à nous donner votre avis sur les Icônes que vous aller prendre en SWAP ou sur les combos qui vous intéressent !

FIFA20 – EQUIPES ET TACTIQUES DES REDACTEURS – NECKROSORUS

« CHAMPIONS DU MONDE » Ahlala, ce doux son retentit encore dans mes oreilles. Pas celui de 2018 mais de 98, première grosse émotion sportive d’un gosse de 12 ans. Si je vous dis ça c’est que tout au long de mes parties Fifa (depuis 96 sur gameboy quand même) je n’ai réellement joué qu’avec 2 équipes … Arsenal « Gooners one day, Gooners for life » et bien évidemment l’équipe de France.

Et depuis que Fifa a sorti le mode FUT, je n’ai basé mes équipes que sur une base « France » avec quelques exception pour des joueurs d’anthologie. (Coucou Gullit).

PRÉSENTATION DE L’ÉQUIPE

La NeckroS Team

Équipe entièrement packé ou provenant de DCE/SBC á l’exception d’Antoine Griezmann, elle est comme vous pouvez le voir basée à 95% de joueurs français évoluant dans les 5 grands championnats. Mon délire, me prendre pour Zizou, sélectionneur de l’équipe de France, et décrocher une 3ème étoiles, PARCE QUE C’EST NOTRE PROJET.

Avant tout je tiens à préciser que je suis un joueur dit « tactique », c’est à dire que j’ajusterais mon idéologie de jeu a l’équipe que je rencontre. J’ai mes « chemins de jeu préférentiels »et adeptes du jeu en transition. C’est un style de jeu particulier surtout en 3-4-1-2 … Vois pouvez dominer un match 5-0 et si vous vous trompez tactiquement c’est vous qui en prenez 5. Une chose est sur, vous allez voir des buts.

Commençons par notre cher gardien, HUGO LLORIS … Difficile de le juger réellement… Je dois avoir sa version IRL blessé. Capable du meilleur comme du pire, ma réalisé des parades exceptionnelles et des boulettes dignes d’Apoula Edel …. Mais c’est notre capitaine national et on l’aime quand même…(Préférez les relances à la main hein)…

SOLIDE, voilà comment je définirais ma défense, LENGLET, HERNANDEZ OTW, LALA MOMENTS , costauds, rapides, efficaces et surtout sans fioritures. C’est propre ça relance vite et bien. J’appréhendais LALA défenseur droit placé en central, mais j’avais besoin d’un droitier rapide et solide, et j’en suis très content, toujours bien placé le strasbourgeois anticipe sans se jeter, très utiles contre le cancer KENT. Un DCE/SBC onéreux mais vite rentabilisé. Mais pourquoi est tu blessé…. HERNANDEZ OTW, avait tout pour devenir monstrueux, car sa carte actuelle l’est déjà. Rapide et physique, il permet de se projeté et de lancer par sa relance propre de fabuleuses contre attaque côté gauche. Concernant LENGLET je développerai son style et son importance dans mon Top 3 Player.

ÇA VA VITE, voilà ce que je désirais comme construction au milieu, adepte des dédoublements et des 1-2 ou 1-2-3 rapides j’avais envie d’un milieu capable de se projeté rapidement et de défensivement contenir pour perturber l’attaque adverse. Alors certes je comprends que certains peuvent penser que je bride les latéraux DIABY Futur stars ET DEMBELE, mais c’est pour le bien collectif. Bon joueurs techniquement et doté d’une vitesse folles leur contribution défensive et offensive et incontestable. SISSOKO, que dire… physiquement impressionnant, techniquement présent et d’une endurance folle c’est LE taulier du milieu, capable de compenser les montées de ses latéraux ou de son comparse GULLIT, il n’hésite pas à apporter un côté fantasques quand la situation le permet par ses rares montées en solitaire. A noté une fabuleuse premier passe en relance. Antoine…..GRIEZMANN il m’en aura fallu du temps pour le maîtriser MOC… joueur libre offensivement et au poste il gambade sur le pré vert à sa guise. Je voulais qu’il joue entre les lignes et qu’il apporte sa qualité de passes et de mouvements. Son point faible son mauvais pied, très aléatoire sur les frappes.

THE SHOW MUST GO ON, pour moi le football est un spectacle, les gestes techniques un art et la vitesse d’exécution des attaquants un concerto en Ré mineur. Trouver le tempo d’un match et être à sa conclusion voilà ce que je leur demande, et pour ça BENZEMA et BEN YEDDER respectivement chef d’orchestre et violoniste sont incontestablement à l’origine de magnifiques symphonies. Un duo complémentaire, KB9 fin techniquement joue en faux 9 et WBY en tueur devant les buts… incontestablement le meilleur duo d’attaquants que j’ai eu. (Nombreux 1-2 entre eux m’ont permis de déverrouiller de situation compliqué).

TU RENTRES ! Concernant les remplaçants j’essaye de m’adapter au match ! Mais de part le travail demandé DIABY et DEMBELE sont les premiers concernés par une sortie. 2 choix s’offrent à moi suivant les scénarios.

• Je domine et l’équipe adverse presse, donc rentrée du petit Frère de Lucas, Théo HERNANDEZ en MG défensivement adroit et lethal en contre. De même côté droit avec l’entrée d’ATAL très fort techniquement. Pour le 3ème changement j’opte pour un milieu entre Moussa Ruud et Antoine, avec l’entrée d’ AOUAR pour contrer et construire rapidement si la situation se présente , ou MATUIDI pour faire respirer ma défense. Changement au alentour de la 65eme

• Je perds, sorti de Dembele pour JAMES, je le préfère au cancer KENT, mais même style de jeu ultra rapide et d’une finesse rare devant le but. Antoine sort et je fait descendre d’un cran Karim, Wissam prends alors sa place sur le côté droit de l’attaque pour l’entrée d’ OSIMHEN à gauche. ATAL en MG pour sa patte technique.

MON TOP 3

• CLÉMENT LENGLET

Là, on est sur un gros joueur. Défenseur central titulaire au Barça, c’est pas rien déjà. Mais pour seulement 85 de général, Clément Lenglet n’a rien à envier aux joueurs comme Sergio Ramos ou Piqué. Véritable taulier en défense, fort de la tête toujours bien placé il anticipe intelligemment. Lenglet qui reste un néophyte en sélection, il n’est en EDF que depuis juin dernier mais il apporte beaucoup de garanties dans les registres où il excelle, application sérieux et fiabilité tout comme dans FIFA.

• RUUD GULLIT

Ma première icône packé, le batave et incontestablement l’un des top 5 meilleur joueur de ce FIFA. Faisant partie de la génération dorée néerlandaise de l’AC Milan de la fin des années 1980 et du début des années 1990, Ruud Gullit s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs joueurs de la planète. Ayant remporté le Ballon d’Or en 1987, il s’offre l’Euro, avec les Pays-Bas, en 1988. Je vais faire simple il a tout et peux jouer à n’importe quel poste tant son rendement est efficace. Devenu véritable pièce maîtresse de mon équipe il est à la première passe comme à la finition sur coup de pied arrêté. Pour conclure c’est le GOAT.

• KARIM BENZEMA

KB9 TOTT LDC, l’attaquant français, évoluant au Real Madrid, a le droit à une carte spéciale Ligue des Champions provenant d’un SBC/DCE, en raison de ses bonnes performances durant les phases de groupe de la Ligue des Champions. Avec cinq buts et deux passes décisives à son compteur, il a permis au Real Madrid de se qualifier pour les phases finales. C’est mon faux 9, mon 10 et demi et mon joueur certainement le plus décisif tant point de vue passes que buts son expected goal dans mon équipe est ahurissant. Il ne se fait jamais bouger trouve les espaces en une touche et a une qualité de frappes proche de la perfection. Certains pourraient lui reprocher sa vitesse mais à 2 attaquants sa qualité technique et sa vista sont sublimés.

TACTIQUE PERSO

J’adore le 3-4-1-2, offrant une possibilité offensive totalement libre aux joueurs techniques, parfois déroutant pour les équipes en face il est très peu utilisé. Mais attention maîtriser l’art défensif est primordial car contraignant. Tactiquement je m’adapte au style de l’adversaire comme je disais précédemment mais en ayant des chemins dits préférentiels.

• Si l’adversaire me laisse le jeu, je construis lentement jusqu’au 20m (clés du jeu à Gullit et Griezmann) et accélère le jeu jeu brutalement en redoublant les passes ( Grizou Benz et WBY), alors oui le risque de perdre le ballon est augmenté mais les possibilités d’ouverture sont nombreuses c’est un risque à prendre, je fait confiance a mes milieux pour le récupérer par le pressing pour ainsi repartir martelé La Défense ennemie.

• Si l’adversaire veut le jeu, alors mis en place du jeu en transition rapide. Bloc défensif solide (Sissoko harcelant) et dés récupération explosion vers l’avant avec multitude de passes rapide suivant la défense adverse soit par les côtés soit par l’axe. Gullit Griezmann et Benzema étant essentiel à la construction de par leur technique et qualité de passes.

INSTRUCTION AUX JOUEURS

Vu la tactique et la formation 3-4-1-2 utilisées les choix défensif sont assez simples contrairement aux multiples possibilités offensives.

DC : « Rester derrière en attaque »

MG – MD : DIABY « Revenir en défense » « Dans le dos de La Défense » DEMBELE « Rester au large » « Dans le dos de La Défense »

MC : SISSOKO « Rester derrière en défense » « Rester au poste » « couvrir ailes » GULLIT « Monter » « Rester aux abords de la surface » « Libre et offensif «

MOC : « Libre et offensif »

BU : BEN YEDDER « Rester axial » « Dans le dos de La Défense » « Rester devant » BENZEMA « Rester axial » « Faux 9 » « Revenir en défense »

AMÉLIORATIONS ?

Alors pour être franc avant l’apparition des swap icônes 3 je n’était que très peu emballé par une possible amélioration… Mais ZIZOU est apparu bien que son joueur ne soit pas très « Meta » mon Coeur risque de chavirer et qu’il reprenne du service et son numéro 10 dans mon équipe, ce qui entraînera certainement un changement en MG avec la sorti de DIABY pour le GRIEZMANN TOTW MG… de plus j’aimerais un petit frenchy au poste de MD autre que Dembele.

PETIT COUP DE RÉTRO

Voilà pour le plaisir de se remémorer d’anciennes cartes voici mes équipes sur les précédents opus.

FIFA 17
FIFA 18
FIFA 19
FIFA 20

La présentation de mon équipe est maintenant finis ! J’espère que cela vous a plu, que vous avez pu découvrir des joueurs sur les façons de jouer ou bien sur certains de mes joueurs ! N’oubliez pas de nous suivre sur Twitter : @FutMetalJacket et à me poser toutes les questions que vous souhaitez sur mon équipe, FUT, etc… Et même si vous avez des idées pour que je puisse améliorer mon équipe. On se fera un plaisir de vous répondre !

FIFA20 – SWAP ICONES 3

Depuis cette nouvelle année sur FIFA, à la place d’avoir certaines Icônes en SBC, nous avons droit à cette nouveauté des SWAP Icônes, et aujourd’hui EA Sport nous a enfin dévoilé la nouvelle équipe des SWAP Icônes, et il y a du beau monde au tableau, le choix risque d’être difficile !

Les Objectifs pour récupérer les Echanges Icônes sont déjà disponible en Objectifs saisonniers

En premier lieu, il y a les fameux défis où vous devrez sortir les premiers détenteurs que vous avez dans votre club pour réussir les défis. 4 Victoires en Rivals avec des joueurs de Premier League, 4 victoires en Rivals avec des joueurs de Ligue 1, Etc…

Joueurs Echanges en Clash Equipe

Vous avez également les fameux jetons swap à récupérer via différents objectifs en Clash d’équipe.

Bien entendu, nous vous tiendrons informés sur l’évènement, régulièrement, à chaque fois que de nouvelles informations se présenteront à nous ! 

Alors n’oublier de nous suivre sur Twitter : @FUTMetalJacket et à nous donner votre avis sur les joueurs !

FIFA20 – ICONES MOMENTS

On les attend tous depuis le début de l’année, les icônes moments sont enfin disponibles dans les packs jusqu’à la fin de l’année! Pour les plus chanceux d’entre nous qui auront la chance de pack une icône moments ou bien pour, les plus riches d’entre nous, voici l’équipe des icônes moments :

Une toute nouvelle équipe pour les 89 ICONS qui célèbre un moment spécial de leur carrière qui les a propulsés au sommet du monde du football! L’élément ICON Moment représente la version la mieux notée d’une icône dans FUT20 avec de nouvelles améliorations de notes inspirées de leur moment.