FIFA – Onze de la décennie : Années 2000

Bienvenue dans cette rétrospective consacrée aux joueurs légendaires de l’histoire du football. Dans ce hors-série unique, nous vous proposons chaque semaine un article mettant en lumière le onze d’or de chaque décennie, d’Alfredo di Stefano à Ronaldinho, des années 1950 à notre ère moderne. Cette semaine, nous vous proposons de (re)découvrir les années 2000, une décennie riche en histoire et exploits en tout genre. Une période qui caractérise avant tout la folie et la démesure d’un sport toujours plus médiatisé et suscitant d’autant plus la passion des supporters. Les clubs n’hésitent alors pas à faire sauter la banque pour s’attacher les services des meilleurs joueurs du monde, et s’assurent par ailleurs de forts revenus publicitaires tant l’impact de ces footballeurs sur la vie de tous les jours est important. C’est ainsi que Fiorentino Perez décide de remodeler le Real Madrid en d’en faire une des meilleures équipes au monde : les Galactiques de Beckham, Zidane et Figo sont ainsi nés. Toutefois la politique dépensière du club ne lui permet pas d’atteindre les sommets espérés, au contraire du rival barcelonais. S’appuyant sur son centre de formation, le FC Barcelone façonne une génération de joueurs extrêmement talentueuse qui domine le football de club et de sélection au tournant des années 2010. En parallèle, le triomphe d’une Italie défensive et appliquée à la Coupe du Monde 2006 n’obscurcit pas le paysage offensif et spectaculaire de cette période. Des génies du football à la pelle en veux-tu en voilà foulent quotidiennement les pelouses et ravivent le coeur de leurs supporters. Ce n’est pas un hasard si Liverpool remporte une finale miraculeuse à Istanbul ou si l’Olympique lyonnais de Juninho, Essien et consort réalise un formidable septuplé dans le championnat de France. Mais surtout, les années 2000 sont l’acte de naissance d’un incroyable duo de joueurs au talent immense, deux rivaux l’un portugais l’autre argentin qui vont s’adjuger onze Ballon d’or, de nombreux trophées et distinctions individuelles et repousser les limites de l’imaginable si bien qu’ils sont régulièrement considéré comme étant les meilleurs de l’histoire. Qui de Cristiano Ronaldo ou de Lionel Messi, ou bien de Pelé, Diego Maradona, Johan Cruyff, R9 ou de Zinédine Zidane est selon vous le meilleur joueur de l’histoire du football ?

Années 2000 :

Gianluigi Buffon

Poste : Gardien de but

Nation : Italie

Général : 94

Plongeon : 95

Jeu de main : 91

Dégagement : 80

Réflexe : 93

Vitesse : 52

Positionnement : 96

MP : 2 (droit) GT : 1

Gianluigi Buffon est un joueur à l’incroyable longévité qui a connu le succès presque partout où il est passé. Ne manquant que la Ligue des Champions à son immense palmarès malgré trois finales disputées, le toscan triomphe aussi bien en club qu’en sélection italienne et accumule les records individuels. L’homme aux mille cent trois matchs professionnels débute sa fabuleuse carrière au Parme AC en 1995 et profite de la blessure du gardien titulaire pour honorer son baptême du feu face à l’armada du Milan AC. En championnat, Buffon multiplie les bonnes performances et convainc Carlo Ancelotti de l’installer définitivement dans les cages gialloblù. Au tournant du millénaire, le club d’Emilie-Romagne compte dans ses rangs parmi les meilleurs joueurs du championnat tels Lilian Thuram, Roberto Baggio ou encore Hernán Crespo, et s’affirme comme l’une des forces montantes du championnat italien qui réalise un superbe doublé Coupe d’Italie – Coupe de l’UEFA en 1999. Toutefois les problèmes de trésorerie de Parme poussent le portier vers la sortie qui s’engage à la Juventus Turin en 2001. Le néo bianconero va définitivement écrire sa légende avec le club du Piémont et marche dans les traces de Dino Zoff pour devenir une figure hautement appréciée par les tifosi. “Gigi” s’impose comme le meilleur gardien du monde et rafle dix scudetti, quatre Coppa Italia et reste fidèle à la tunique noire et blanche malgré le scandale du Calciopoli qui relègue le club en Série B en 2006. Comme une récompense, l’élégant et racé dernier rempart italien aux gants soyeux reçoit le brassard de capitaine entre 2012 et 2018 et est sacré meilleur gardien mondial de l’année à cinq reprises. Par ailleurs, Gianluigi Buffon est un monument du football italien à part entière et est l’un de ses plus illustres représentants. Sélectionné à cent soixante-seize reprises avec la Nazionale, Buffon atteint son heure de gloire en 2006 lorsque l’Italie remporte la Coupe du Monde aux dépens de la France. Lors des prolongations de la finale, Gianluigi Buffon détourne une tête dangereuse de Zinédine Zidane puis remporte son duel face à David Trezeguet lors de la séance de pénalties.

Carles Puyol

Poste : Défenseur Central

Nation : Espagne

Général : 94

Vitesse : 73

Tir : 46

Passe : 70

Dribble : 61

Défense : 98

Physique : 94

MP : 3(droit) GT : 2

À jamais catalan tant il aura sublimé la défense centrale du FC Barcelone et rencontré de nombreux succès avec celui-ci, le natif de la banlieue de Lleida dans le nord-est de la Catalogne aura façonné l’histoire moderne du club blaugrana et laissé un impact durable pour des générations de jeunes défenseurs en devenir. Petit par la taille, mais immense par le talent, Carles Puyol arbore une longue chevelure bouclée et un physique surdéveloppé lui conférant ainsi une allure de barbare. Puyol joue justement de son look atypique pour terroriser ses adversaires, il est un guerrier infatigable à la condition impeccable adepte des interventions viriles et spectaculaires. On pourrait croire que le catalan n’est qu’un énième défenseur rugueux et peu inspiré des terrains de football, mais il n’en est rien. Discipliné, déterminé et possédant une excellente lecture du jeu, “Tarzán” est un modèle d’inspiration pour ses coéquipiers et est réputé infranchissable en un contre un, il est aussi capable de jouer sur les côtés de la défense pour le bien de l’équipe. Carles Puyol est le général de la défense catalane et dirige ses troupes vers de nombreuses victoires qui impose une dynastie barcelonaise aussi bien en Espagne (six championnats remportés) qu’en Europe (trois Ligue des champions). Homme d’un seul club et leader incontesté, “el Tiburón” est aussi la pierre angulaire de la sélection espagnole et cumule cent apparitions avec la Roja, mais surtout, il remporte les Euro 2008 et 2012 et la Coupe du Monde 2010. C’est d’ailleurs Puyol qui inscrit le but de la victoire en demi-finale du mondial contre l’Allemagne.

Fabio Cannavaro

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 94

Vitesse : 85

Tir : 44

Passe : 65

Dribble : 70

Défense : 98

Physique : 90

MP : 3(droit) GT : 2

Depuis la création du Ballon d’or en 1956, seuls trois défenseurs ont réussi à inscrire leur nom au palmarès de la plus grande récompense individuelle. Aux allemands Franz Beckenbauer et Matthias Sammer leur succède en 2006 l’italien Fabio Cannavaro alors auteur d’une Coupe du Monde stratosphérique où l’Italie n’encaisse que deux petits buts (dont un contre son camp). Titré champion du monde et meilleur joueur du globe en l’espace de quelques mois, Cannavaro semble être une anomalie au milieu des Nedved, Ronaldinho et autres Shevchenko tous superstars internationales et précédents détenteurs du trophée. Mais il serait injuste de rabaisser les performances du napolitain sous prétexte qu’il évolue à un poste reculé. Moins sous le feu des projecteurs que ses prédécesseurs, “le mur de Berlin” n’en est pas moins l’un des meilleurs arrières centraux des années 2000 si ce n’est le meilleur. Malgré un physique modeste et pas forcément à l’avantage de l’italien, Cannavaro forge sa réputation de stoppeur de renom par sa qualité de relance, sa science des duels aériens et son leadership naturel. Partenaire de Gianluigi Buffon lors de la campagne européenne jalonnée de succès du Parme AC en 1999, puis entre 2004 et 2006 du côté de la Juventus Turin, Cannavaro renoue enfin avec la gloire en remportant deux Liga d’affilée avec le Real Madrid en 2007 et 2008. Icône du Calcio et fierté du peuple italien, Cannavaro raccroche ses crampons en 2011.

Javier Zanetti

Poste : Défenseur Droit

Nation : Argentine

Général : 94

Vitesse : 89

Tir : 64

Passe : 89

Dribble : 86

Défense : 93

Physique : 85

MP : 4(droit) GT : 2

Digne héritier de la lignée des prestigieux défenseurs de l’Inter Milan, le natif de Buenos Aires en Argentine a su honorer la mémoire des Giuseppe Bergomi, Tarcisio Burgnich et autres Giacinto Facchetti, tous légendes absolues du club nerazzuro. Bien avant de devenir l’emblématique capitaine de l’Inter Milan des années 2000, Javier Zanetti débarque en Lombardie en 1995 dans l’anonymat le plus total. Pourtant le sud-américain s’impose facilement dans le onze de départ et ne rate que deux rencontres pour sa première saison en Italie. Le joueur à la modestie légendaire et au calme olympien séduit pour son ultra polyvalence, pouvant jouer dans le couloir droit, dans l’axe et au milieu de terrain, Zanetti fait alors l’unanimité au club et s’impose principalement comme arrière-droit. Rapidement adopté par le public des tribunes de Giuseppe Meazza et surnommé “il trattore” par celui-ci, l’Argentin brille par son audace, son aisance balle au pied, son infatiguabilité et son fair-play. C’est d’ailleurs cette qualité qui caractérise le plus le tempérament de l’oriundo. Jamais expulsé au cours de sa carrière, Javier Zanetti suscite le respect des pairs, Francesco Totti lui adressant même à  la suite d’une grave blessure  : “ Eh, oh, Javier, ne fais pas le con. Je te préviens, je t’attends pour le prochain Roma-Inter. Le fanion des équipes, de toute façon, je ne peux l’échanger qu’avec toi”. L’international argentin aux cent quarante-cinq capes écrit avec l’Inter Milan l’une des plus belles pages de l’histoire du club nerazzuro : quintuple champion d’Italie, le buteur décisif en finale de la Coupe de l’UEFA 1998 soulève la coupe aux grandes oreilles lors de la campagne mythique de 2010. Première recrue de Massimo Morati en 1995, Javier prend sa retraite six mois après ce dernier. Il est depuis vice-président de l’Inter Milan.

Philipp Lahm

Poste : Défenseur Droit

Nation : Allemagne

Général : 93

Vitesse : 87

Tir : 63

Passe : 91

Dribble : 88

Défense : 97

Physique : 80

MP : 3(droit) GT : 3

Joueur éternel du Bayern Munich au sein duquel il aura passé l’intégralité de sa carrière à l’exception de deux petites saisons au VFB Stuttgart, Philipp Lahm a connu de nombreux succès en Bavière. Pouvant jouer invariablement sur les deux flancs de la défense comme dans un rôle de sentinelle au milieu de terrain, Philipp se distingue par son incroyable débauche d’énergie et son apport dans le dernier tiers en phase offensive. Défenseur acharné et accrocheur, Lahm est capable de rattraper n’importe quel adversaire grâce à sa vitesse et de réaliser des interventions tranchantes. Bien qu’agressif sur le gazon, le “nain magique” d’un mètre soixante-dix est un tacleur fin remarquable de justesse et de lucidité. Celui qui se destinait à être boulanger dans sa jeunesse n’est pas toujours titulaire au début de ses années professionnelles et doit partager son temps de jeu avec l’indéboulonnable Bixente Lizarazu. Il s’affirme toutefois très rapidement et à la retraite de ce dernier, Lahm récupère alors le poste d’arrière gauche vacant, puis revêt le brassard de capitaine en 2009. Très apprécié de ses équipiers pour son autorité et sa justesse défensive, Philipp est l’âme d’une équipe qui connaît les plus grands coachs tels Louis van Gaal et Pep Guardiola, une équipe qui remporte des trophées à la pelle : huit championnats d’Allemagne, six DFB-Pokal et surtout la belle de toute, la Ligue des Champions en 2013. Le spécialiste du poste de latéral droit, un des plus émérites de l’histoire, rencontre également le succès avec la Mannschaft puisqu’il remporte la Coupe du Monde 2014 après deux honorables troisième place en 2006 et 2010. Comme une évidence, Philipp Lahm soulève le trophée dans la peau du capitaine.

Steven Gerrard

Poste : Milieu Central

Nation : Angleterre

Général : 93

Vitesse : 83

Tir : 92

Passe : 92

Dribble : 90

Défense : 78

Physique : 87

MP : 3(droit) GT : 3

S’il fallait bien citer au moins un joueur de la génération dorée anglaise des années 2000, le premier nom qui vient à l’esprit est certainement celui de Steven Gerrard. Gamin de la banlieue de Liverpool et fan des Reds avant l’heure, Stevie signe comme une évidence son premier contrat professionnel avec le club de la Mersey en 1998 et débute une carrière où il s’illustrera pendant dix-sept longues et enrichissantes années. Le milieu relayeur qui se distingue par sa vision du jeu, ses passes précises (notamment ses transversales), mais aussi pour ses frappes puissantes et son panache, il est un box to box moderne complet qui ne présente aucune faille. Héritant du brassard de capitaine en 2003, le liverpuldien prend ses responsabilités et entraîne le groupe dans son sillage et réalise une campagne européenne 2004-2005 superbe. Auteur du but de la qualification pour les phases finales dans un match opposant Liverpool à l’Olympiakos, le plus important de sa carrière selon ses dires, Gerrard réalisera le plus grand exploit de sa vie quelques semaines plus tard en finale de C1. Opposé au grand Milan AC de Pirlo, Shevchenko et Maldini au stade olympique Atatürk, Liverpool prend rapidement le bouillon et encaisse un cinglant trois zéro à la mi-temps. La messe semble dite et le club lombard se dirige vers un septième sacre en Ligue des Champions. Au retour des vestiaires, “Stevie G” se transcende et renverse la table d’une tête décroisée victorieuse. Liverpool refait finalement son retard grâce à une frappe de Šmicer et un penalty (obtenu par Stevie) transformé en deux temps par Xabi Alonso. Dans cette finale d’anthologie qualifiée de “miracle d’Istanbul”, le club anglais remporte le trophée en triomphant lors de la séance de pénalties. La suite de la carrière de Stevie G est moins satisfaisante et il ne parvient pas à remporter le championnat national tant convoité depuis 1990 et prend sa retraite des terrains en 2016. Unanimement apprécié par les scousers, Gerrard est élu “meilleur joueur ayant secoué le Kop” devant des monuments tel que Ian Rush et Kenny Dalglish. Fervent catholique, il entraîne dès à présent le club protestant du Glasgow Rangers et obtient des résultats encourageants.

Xavi

Poste : Milieu Central

Nation : Espagne

Général : 94

Vitesse : 72

Tir : 80

Passe : 98

Dribble : 93

Défense : 75

Physique : 70

MP : 4(droit) GT : 4

Joueur magnifique à la passe de velours et au timing parfait, Xavi est l’architecte des grands succès du FC Barcelone et de la sélection espagnole. Joueur de l’ombre, sobre et discret, le lutin catalan est la pièce maîtresse du tiki taka mis en place par Pep Guardiola, jeu de possession fait de passes courtes et rapides. Il est le meilleur passeur de son temps, il est un régulateur au coeur du jeu blaugrana adepte des passes en profondeur et de gestes inimaginables. Son nom est associé à ceux de Sergio Busquets et Andrés Iniesta, trio magique formant alors le milieu de terrain le plus complet et performant au monde. Pur produit du centre de formation de la Masia, Xavi est un génie du football qui sublime le jeu et met en valeur ses partenaires, nul doute que Lionel Messi et David Villa n’auraient pu devenir les grands attaquants qu’ils sont sans la magie de Xavi. Le petit maestro atteint son apogée en 2008, et règne alors au milieu de terrain pendant sept longues années. Déjà auréolé de trois victoires en championnat et d’une Ligue des champions, “Maqui” éclabousse les pelouses européennes de sa classe et ce n’est le rival honni du Real Madrid défait 6 buts à 2 au Bernabéu qui pourra dire le contraire. Dans ce Clásico entré dans la légende, le lutin prodigieux marche sur l’eau et adresse à ses partenaires quatre des six passes décisives. Champion d’Espagne 2009 suite à ce remarquable coup d’éclat, Xavi aboutit la saison en qualité de meilleur passeur de Liga avec vingt offrandes, et triomphe en Copa del Rey et en Ligue des champions. Meilleur passeur de la compétition européenne, encore, Xavi remporte un triplé historique avec le club catalan et se positionne pour la toute première fois sur le podium du Ballon d’or. La suite de l’aventure en Catalogne est tout aussi jalonnée de succès pour le maestro espagnol qui empile les trophées dans son armoire. Il est ainsi sacré huit fois roi d’Espagne, quatre fois en Coupe nationale et remporte quatre Ligue des champions avec les blaugranas, il ajoute même un championnat du Qatar lors d’une ultime pige au Moyen-Orient en fin de carrière. Dans une sélection espagnole à l’ADN barcelonais prononcé, Xavi remporte la Coupe du monde 2010 et le Championnat d’Europe des nations en 2008 et 2012. Meilleur joueur de l’Euro 2008, celui que l’on qualifie de meilleur milieu relayeur de l’histoire  aura tout gagné en club comme en sélection, mais n’aura injustement jamais pu remporter la couronne de Ballon d’or.

David Beckham

Poste : Milieu Droit

Nation : Angleterre

Général : 93

Vitesse : 84

Tir : 92

Passe : 95

Dribble : 89

Défense : 73

Physique : 81

MP : 3(droit) GT : 4

Véritable icône des médias et du ballon rond, l’anglais à la dégaine de playboy séduit aussi bien les femmes que les fans de football les plus passionnés. David Beckham n’est pas qu’un simple joueur, il est une marque à lui tout seul et le porte-drapeau du sport le plus populaire au monde. Il est un phénomène de la pop culture alors que les réseaux sociaux n’en sont qu’à leurs balbutiements. Exemple de toute une jeune génération qui ne rêve que de suivre son exemple, celui que l’on glorifie au cinéma et qui use de son image pour des causes nobles est avant tout un footballeur admiré pour sa patte droite et sa précision chirurgicale dans l’entrejeu. Pourtant natif du grand Londres, le grand blond fait ses premières gammes dans le nord du royaume et précisément au sein du légendaire club de Manchester United. Il y côtoie alors ceux de la même génération que lui qui deviendront des stars du club tels Paul Scholes et Ryan Giggs. Sir Alex Ferguson décide de mettre les jeunes au pouvoir et Beckham s’impose rapidement dans le 4-4-2 de l’entraîneur écossais à la suite d’un lob somptueux contre Wimbledon en championnat. Occupant tantôt le poste de milieu axial, David Beckham s’illustre surtout un cran à droite du milieu et se démarque grâce à sa technique unique et sa qualité de contrôle de balle. Pas forcément rapide pour un ailier, le « Spice Boy » compense par son apport offensif remarquable et ses nombreuses passes décisives. Surtout il un artificier redoutable, il est un spécialiste des coup-francs et des tirs au but. Chez les mancuniens, l’anglais effectue une razzia et empoche six Premier League mais surtout une Ligue des champions en 1999. Toutefois le joueur se brouille avec Ferguson avec qui les relations ne sont pas au beau fixe et quitte les Red Devils pour le Real Madrid en 2003. Devenu galactique, Beckham troque son numéro 7 pour le 23 en référence à Michael Jordan et entre dans une nouvelle dimension. Toutefois malgré son apport marketing indéniable, « Becks » ne gagne plus autant qu’avant et ne parvient pas à emmener la Casa Blanca et la Three Lions vers les sommets qui lui étaient promis. Le champion d’Espagne 2007 décide alors de s’envoler pour les États-Unis pour y poursuivre son rêve américain. Mettant la lumière sur le LA Galaxy et de manière générale sur la Major Soccer League, David Beckham y rencontre quelques succès nationaux. Retourné brièvement du côté de Milan et de Paris (où il prend sa retraite des terrains), par ailleurs toutes deux capitales mondiales de la mode, Beckham s’installe définitivement aux États-Unis et fonde le club de l’Inter Miami.

Ronaldinho

Poste : Ailier Gauche

Nation : Brésil

Général : 95

Vitesse : 95

Tir : 93

Passe : 94

Dribble : 98

Défense : 38

Physique : 83

MP : 4(droit) GT : 5

Capable de gestes techniques à la pelle, joueur inventif, rapide et imprévisible, « Ronnie » est un improvisateur habile et créatif à la palette technique complète : coup du sombrero, elastico, jongles, bicyclettes… La panoplie de Ronaldinho est trop large pour permettre à l’adversaire d’anticiper et suscite de l’admiration aussi bien auprès des amateurs que des professionnels du ballon rond. Reconnaissable de par sa longue chevelure et son sourire enfantin, le natif de Porto Alegre à l’ascension fulgurante fait déjà sensation sur les terrains brésiliens que de nombreux clubs européens manifestent un intérêt pour recruter le jeune prodige. Malgré le positionnement de grands clubs tel l’Inter Milan ou le Real Madrid, c’est finalement le Paris Saint-Germain qui arrache le talentueux Sud-Américain des mains du Gremio. Malgré des démêlés judiciaires entre son club formateur et son nouvel employeur, Ronaldinho effectue ses débuts au Parc des Princes avec l’étiquette d’étoile montante du football. Malgré des prestations sur courant alternatif, le crack brésilien éblouit la France et l’Europe par son expertise des coup-francs et ses dribbles spectaculaires. Auréolé du statut de star internationale après la campagne victorieuse du Brésil au Mondial 2002, Ronnie se fait remarquer de plus en plus sur les pelouses françaises et la Ligue 1 lui semble de plus en plus étroite. Décisif lors du Classique où le PSG explose son rival marseillais trois à zéro grâce à la prestation stratosphérique de son maestro. Ronnie peine toutefois à étoffer son palmarès en France et signe en 2003 pour le FC Barcelone contre la somme record de vingt-sept millions d’euros. Très vite, il succède dans le cœur des supporters blaugranas à ses aînés brésiliens tels Rivaldo et Romário. Il jouit d’une popularité telle que les sponsors se précipitent pour attirer le brésilien dans leurs filets. Véritable héros des culés, il réalise trois exercices consécutifs de haute facture et permet aux barcelonais de remporter le championnat espagnol en 2005 et 2006 ainsi que la Ligue des champions en 2006 en terre francilienne. Tout un symbole. Toutefois l’éclosion de Lionel Messi et son déclin progressif pousse Ronaldinho vers la sortie. Celui que l’on dit fini pour le football s’engage avec le Milan AC en 2008. Dirigé par Carlo Ancelotti, le brésilien connaît des débuts difficiles, mais retrouve peu à peu sa joie de vivre et son niveau d’antan. L’incroyable dribbleur, qui s’est mué en passeur de génie avec le temps, conquiert l’Italie en 2011. Ballon d’or en 2005, Ronaldihno prend finalement sa retraite en 2015 après un tour des clubs d’Amérique latine.

Raúl

Poste : Attaquant

Nation : Espagne

Général : 93

Vitesse : 91

Tir : 94

Passe : 84

Dribble : 92

Défense : 48

Physique : 77

MP : 4(gauche) GT : 4

Tout au long d’une riche carrière longue de seize saisons sous la tunique du Real Madrid, Raúl Gonzalez a su s’imposer comme le plus grand avant-centre que l’Espagne ait jamais produit, bien devant son illustre aîné Emilio Butragueño. Véritable monstre de régularité avec pas moins de quatorze buts inscrits en moyenne par saison, le natif de la capitaine espagnole se réclame de Diego Maradona, et comme el pibe de oro Raúl ne vit que pour le football. Astucieux, rapide et très efficace, “l’ange de Madrid” prend rapidement son envol, il n’est âgé que de dix-sept ans lorsqu’il effectue ses grands débuts avec le Real Madrid. Il inscrit alors son tout premier but face à l’Atletico Madrid, club de son enfance où il aurait dû signer professionnel. Mais c’est bien chez le rival merengue que Raúl va se bâtir une incroyable carrière jalonnée de nombreux succès et trophées en tout genre. Ayant hérité du numéro 7, le castillan à l’hygiène de vie irréprochable est rapidement adopté par le public du Santiago Bernabéu et enchaîne les prestations de haute volée. Pichichi de la Liga en 1999 et en 2001, “el flaco” forge avant tout sa réputation de machine à scorer sur les gazons européens. Vainqueur de la Ligue des champions en 1998, 2000 et 2002, il inscrit la bagatelle de soixante-seize buts dans la compétition et est tout simplement le meilleur buteur de l’histoire de la C1 avant l’éclosion de Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Ce que l’on retient avant tout de Raúl c’est son appétence pour les gestes spectaculaires et les buts les plus fous. On se rappelle encore de cette action où il lobe le gardien du Rayo Vallecano avant de fusiller la cage d’une reprise de volée dans un angle fermé, ou encore ce ballon piqué sur Ruud Hesp lors du Clásico espagnol. Faisant taire les tribunes du Camp Nou par la même occasion, le madrilène s’assoit définitivement dans la légende du Real Madrid et devient un joueur unanimement apprécié par les socios. Deuxième du Ballon d’or 2001, trois fois élu meilleur attaquant européen par l’UEFA, capitaine du Real et la Roja,  Raúl accumule les distinctions et fréquente en club les Roberto Carlos, Zinédine Zidane et autres Fernando Morientes. Il est une étoile scintillante dans la galaxie des Blancos qui s’adjuge six couronnes nationales, il est aussi le joueur le plus capé de l’histoire de l’équipe madrilène avec sept cent quarante et une apparitions, enfin, il se classe quatrième meilleur buteur de l’histoire de première division espagnole. Joueur de tous les records et des tous les superlatifs, Raúl s’offre une seconde jeunesse à Schalke 04. Avec le club de Gelsenkirchen, Raúl remporte une coupe d’Allemagne en 2011.

Thierry Henry

Poste : Buteur

Nation : France

Général : 95

Vitesse : 96

Tir : 95

Passe : 86

Dribble : 96

Défense : 54

Physique : 82

MP : 4(droit) GT : 4

Légende vivante d’Arsenal tant il aura marqué l’histoire du club, le gunner aura également connu la gloire avec la sélection française. Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec cinquante et un buts en cent vingt-trois convocations avec les A n’est alors qu’un jeune professionnel évoluant du côté de l’AS Monaco lorsqu’il est appelé par Aimé Jacquet pour disputer la Coupe du Monde 1998 sur le sol français. Évoluantsur l’aile droite de l’attaque tricolore, le francilien d’ascendance antillaise ne dispute pas tous les matchs, mais se montre précieux : buteur à trois reprises lors des matchs de poule, le Monégasque finit meilleur buteur des bleus et remporte la prestigieuse coupe quelques semaines plus tard. Champion de France en 1997 avec le club asémite, Henry poursuit sa lancée à la Juventus puis à Arsenal et se mue progressivement en buteur redoutable dans la surface. En Angleterre, « Titi » y retrouve Arsène Wenger qui le modèle en avant-centre rapide capable de s’engouffrer dans les défenses adverses. L’adaptation est difficile pour Henry, mais la campagne victorieuse à l’Euro 2000, où l’international inscrit quelques buts importantissimes, propulse l’attaquant sur le devant de la scène. Devenu un footballeur de classe mondiale, Thierry Henry enchaîne les buts comme les perles. Meilleur joueur, meilleur buteur, Henry collectionne les récompenses et les trophées, il accumule un ratio d’un but toutes les cent vingt-deux minutes de jeu et devient meilleur buteur de l’histoire d’Arsenal en six saisons au club. Champion d’Angleterre en 2002, Henry est alors au sommet de sa gloire lorsqu’il débute l’exercice 2003-2004. Dans un effectif au fort accent français où Titi côtoie Patrick Vieira, Sylvain Wiltord et Robert Pirès, l’avant-centre affole les compteurs et inscrit pas moins de trente-neuf buts toutes compétitions confondues. Arsenal réalise un sans-faute et ne rencontre jamais la défaite en championnat tout au long de la saison. L’exploit est retentissant, jamais une équipe professionnelle anglaise n’avait été invaincue en championnat toute une année si l’on excepte Preston North End en 1889. L’équipe de Wenger impressionne son monde et gagne le surnom d’invincibles Gunners. Quant à Henry, il est élu soulier d’or européen, meilleur joueur de l’année en Angleterre, meilleur joueur français de l’année et atteint la deuxième place du classement du Ballon d’or. Devenu capitaine des Gunners en 2005, l’attaquant connu pour ses buts en plat du pied enroulé inaugure même le nouveau stade de l’Emirates en inscrivant le tout premier but de son histoire durant le jubilé de Dennis Bergkamp. Troisième du Ballon d’or et finaliste malheureux du Mondial en 2006, Thierry Henry s’engage alors pour le FC Barcelone. En Catalogne, le numéro 14 doit réapprendre à jouer ailier gauche et gagne progressivement la confiance des culés malgré une première saison délicate. Lors de la saison 2008-2009, King Henry »s’inscrit comme l’un des cadres de l’équipe et finit la saison avec 26 buts et 12 passes décisives toutes compétitions confondues. Surtout le FC Barcelone réalise un triplé inédit championnat – coupe d’Espagne – Ligue des champions et permet au buteur de remporter son premier trophée européen. À nouveau champion d’Espagne en 2010, Thierry Henry prend sa retraite internationale suite à une coupe du monde désastreuse, son image ayant été écornée suite à une passe décisive de la main non sifflée en barrage éliminatoire contre l’Irlande. Exilé aux États-Unis, Henry officie aux New York Red Bulls quatre années puis prend sa retraite des terrains en 2015. Il est désormais installé sur les bancs de l’Impact Montréal en tant que coach de l’équipe première.

Joueur de la décennie

Zinedine Zidane

Poste : Meneur de jeu

Nation : France

Général : 97

Vitesse : 87

Tir : 96

Passe : 97

Dribble : 96

Défense : 76

Physique : 88

MP : 5(droit) GT : 5

Zinedine Zidane est de l’étoffe des plus grands, il est un mythe qui s’est approprié son époque comme l’avaient auparavant fait Maradona, Cruyff et Pelé. Grand parmi les plus grands, le marseillais est entré au panthéon des grandes figures du football et est régulièrement cité comme étant la plus belle et la plus étincelante de toutes. Mythique numéro 10 passé par l’AS Cannes, les Girondins de Bordeaux, la Juventus Turin et enfin le Real Madrid, le milieu de terrain offensif aura illuminé les terrains de sa classe légendaire. Idole d’enfance assumée d’Enzo Francescoli, le footballeur d’ascendance algérienne va pourtant dépasser son modèle et s’imposer comme l’un des meilleurs joueurs qui n’ait jamais existé.  Remarqué très jeune par l’AS Cannes, Zidane quitte son domicile familial et fait ses gammes dans le club des Alpes-Maritimes. Il marque son premier but en professionnel en réalisant un subtil lob sur le gardien nantais et éveille l’intérêt de grands clubs de Ligue 1. Arrivé en 1992 aux Girondins de Bordeaux, Zinédine se lie d’amitié avec Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu et forme un triangle girondin qui réalise une splendide campagne européenne en 1996 : le club aquitain se hisse jusqu’en finale de la Coupe UEFA en éliminant au passage le grand Milan AC en quart de finale. Celui que l’on surnomme affectueusement Zizou n’est pas étranger au plus grand exploit de l’histoire des Marines et Blancs, puisqu’il offre deux caviars à Dugarry. Les excellentes prestations de Zidane convainquent la Juventus Turin de le signer et d’en faire son maître à jouer. Il y rejoint alors son capitaine de sélection Didier Deschamps et apprend l’exigence à l’italienne du métier de footballeur. Sous les ordres de Lippi, Zizou explose et rejoint l’apanage des plus grands tant par le palmarès que pour son apport sur le terrain. Expert des coup-francs en témoigne ce missile dans les filets de l’AS Rome, Zidane est un travailleur acharné à la condition physique exemplaire et ses remarquables qualités techniques, son toucher de balle exceptionnel, ses dribbles (affectionnant tout particulièrement les passements de jambes et les roulettes) ainsi que ses passes lumineuses le désignent comme le successeur naturel de Michel Platini chez les bianconeri. Il est le métronome d’une équipe piémontaise qui remporte deux championnats d’Italie et atteint par deux fois la finale de la Ligue des Champions. Recruté au Real Madrid en 2001, « ZZ » devient le joueur le plus onéreux de l’histoire et rejoint la galaxie de Florentino Pérez. Il s’installe alors derrière la doublette espagnole Raúl – Morientes dans le 4-4-2 en losange mis en place par Vicente Del Bosque. Dans une finale de Ligue des Champions 2001-2002 rentrée dans la postérité, Zidane inscrit le plus beau but de sa carrière face au Bayer Leverkusen de Michael Ballack. Sur un service de Roberto Carlos aux abords de la surface, Zidane réceptionne le ballon du gauche (son pied faible) et propulse le cuir d’une splendide volée dans la lucarne de Hans-Jörg Butt. Jeu, set et match, Zidane remporte sa première Ligue des Champions avec le Real Madrid et s’adjuge par la présente le trophée d’homme du match. Champion d’Espagne en 2003, Zinédine Zidane occupe une place importante dans le paysage médiatique, il est une personnalité populaire et réservée immensément appréciée par ses pairs et idolâtrée par le public. Coupable de quelques coups de sang dont le tristement célèbre coup de boule sur le torse de Materazzi en finale de Coupe du monde, Zizou est néanmoins perçu comme un homme humble et discret, véhiculant les valeurs du travail, respect, persévérance et générosité de par ses origines modestes. Enfin, il est un homme charismatique à l’aura dépassant les frontières du football, il est le héros de la « Génération Zidane » qui séduit et influence les plus jeunes à suivre son exemple dans le football. Star planétaire et leader incontesté des Bleus, il est la figure de proue d’une équipe « Black, Blanc, Beur » insouciante qui remporte la Coupe du Monde en 1998 et l’Euro 2000. En finale du mondial, Zizou claque deux têtes sur corner et la France triomphe du Brésil. Et un, et deux, et trois zéro. Le peuple français exulte et scande « Zizou président ! », maillot tout de bleu, blanc et rouge vêtu. Zizou ne briguera évidemment pas la plus haute fonction de la République française, mais remportera la distinction individuelle suprême, le prestigieux Ballon d’or. Zidane le joueur achève sa glorieuse carrière internationale après une ultime finale de Coupe du Monde en 2006, cette fois-ci perdue au détriment de l’Italie. Zidane l’entraîneur prend les rênes de l’équipe réserve du Real Madrid en 2014 puis succède à Rafael Benítez sur le banc de l’ équipe première deux ans plus tard. Proche de ses joueurs, Zidane remobilise et soude son groupe et réalise une performance ahurissante sur la scène continentale : le Real Madrid remporte ainsi la Ligue des Champions en 2016, 2017 et 2018, et Zidane devient alors l’entraîneur le plus sacré de l’histoire de la coupe aux grandes oreilles. Devenu un coach légendaire, Zidane rencontre également le succès en Espagne puisqu’il dirige la Casa Blanca vers deux nouveaux sacres en Liga en 2017 et en 2020.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA – Onze de la décennie : Années 1990

Bienvenue dans cette rétrospective consacrée aux joueurs légendaires de l’histoire du football. Dans ce hors-série unique, nous vous proposons chaque semaine un article mettant en lumière le onze d’or de chaque décennie, d’Alfredo di Stefano à Ronaldinho, des années 1950 à notre ère moderne. Cette semaine, nous vous proposons de (re)découvrir les années 1990, une décennie riche en histoire et exploits en tout genre. Une période qui marque le retour en force du Brésil en tant que nation majeure du football. Championne du monde de soccer en 1994 au Rose Bowl de Pasadena en Californie, la sélection auriverde comporte dans ses rangs parmi les meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport, des Cafu et Roberto Carlos qui auront révolutionné l’approche du poste d’arrière latéral et un certain Ronaldo, attaquant de génie et successeur désigné du roi Pelé. Toutefois le Brésil ne parvient pas à rééditer sa performance en 1998 et est défait par une insouciante génération Française qui y remporte son premier mondial à domicile. Dans ses rangs, on retrouve le capitaine Didier Deschamps déjà sacré en Ligue des Champions avec l’Olympique de Marseille en 1993 et des Zidane, Henry, Trezeguet appelés à régner sur le football dans les années à venir. Mais les années 1990 sont aussi celles de la victoire de l’Allemagne de l’Ouest en Coupe du Monde après la chute du mur de Berlin et l’avènement de certains clubs mythiques tant sur la scène nationale qu’européenne. C’est ainsi que le Milan AC de Paolo Maldini, le FC Barcelone de Pep Guardiola (alors joueur) et le Manchester United de sir Alex Ferguson règnent sans partage sur le football des années 1990 pour le plus grand plaisir des yeux ébahis des amateurs du ballon rond.

Années 90 :

Peter Schmeichel

Poste : Gardien de but

Nation : Danemark

Général : 93

Plongeon : 95

Jeu de main : 90

Dégagement : 91

Réflexe : 96

Vitesse : 54

Positionnement : 93

MP : 3 (droit) GT : 2

Peter Schmeichel est une figure mythique du football danois et est du haut de ses cent-vingt-neuf capes le recordman absolu du nombre de sélections avec les rouges et blancs. Le géant scandinave d’un mètre quatre-vingt-seize est très certainement le meilleur joueur de l’histoire du Danemark et est également considéré comme le meilleur dernier rempart qu’ait connu Manchester United. Égal des plus grands au panthéon des gardiens de football, tout près des Lev Yachine, Gordon Banks et autres Dino Zoff, Peter Schmeichel incarne la rage de vaincre et nombre de ses coups de gueule sont devenus légendaires. Le grand blond sort de l’anonymat en 1992, il se tient alors en Suède le Championnat d’Europe des nations. Titulaire dans les cages d’une équipe danoise rappelée à la dernière minute pour pallier l’exclusion de la Yougoslavie, Schmeichel multiple les parades et exploits et le Danemark se sort de la phase de poules sans encombre. Opposé au tenant du titre hollandais en demi-finale, Schmeichel détourne la tentative de Marco van Basten pendant la séance de tir aux buts et qualifie son pays pour la finale du tournoi. Quelques jours plus tard, le Danemark s’adjuge le trophée à la surprise générale. Le joueur signe alors à Manchester United et celui qu’on ne va pas tarder à surnommer “Big Dan” pour sa présence dans les buts et son charisme devient vite incontournable avec les Red Devils et devenir le sportif le plus adulé du Royaume. Malgré quelques accros avec sir Alex Ferguson son coach d’alors, Schmeichel s’impose comme le pilier d’une équipe qui rafle cinq championnats d’Angleterre, trois FA Cup et surtout la plus belle de tous les coupes, la Ligue des Champions en 1999.

Roberto Carlos

Poste : Défenseur Gauche

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 94

Tir : 89

Passe : 88

Dribble : 83

Défense : 88

Physique : 88

MP : 2(gauche) GT : 3

Roberto Carlos est un des arrières latéraux les plus connus de tous les temps. Connu pour ses courses effrénées dans son couloir, mais surtout sa qualité de frappe exceptionnelle et son expertise des coups-francs, le petit gaucher brésilien a marqué les nineties aussi bien avec le maillot de la Seleção Brasileira qu’avec celui du Real Madrid. Joueur porté vers l’offensive, Carlos adore multiplier les rushs supersoniques sur l’aile et n’hésite pas à balancer des missiles pour exploser la cage adverse. Mais Roberto Carlos c’est avant tout des caviars et des coup-francs improbables qui défient les lois de la science, un certain Fabien Barthez gardien de la France au tournoi de Toulon  en 1997 s’en souvient encore. Révélé au SE Palmeiras, le néo-international s’envole pour l’Europe et pose ses valises en Italie et s’engage avec l’Inter Milan. Toutefois l’adaptation est difficile pour le jeune brésilien à qui l’on reproche de laisser trop d’espaces en défense. Il ne reste qu’un an en Lombardie et file au Real Madrid où il intègre un effectif riche en talents individuels : Seedorf, Mijatović, Raul pour ne citer qu’eux. Avec les Galactiques, Carlos apprend et perfectionne son sens du timing, il redouble d’efforts dans ses replacements et devient l’un des meilleurs défenseurs du championnat espagnol. En onze années passées chez les Merengues, Roberto Carlos se forge un palmarès impressionnant et agrandit la salle à trophées du Real Madrid : quatre Liga, mais surtout trois Ligues des Champions. C’est d’ailleurs Roberto qui adresse le centre pour la volée victorieuse de Zinédine Zidane contre le Bayer Leverkusen en 2002. Sa trajectoire en équipe nationale est tout aussi impressionnante. En cent-vingt-cinq capes avec les Auriverde, Roberto Carlos est le pendant gauche de Cafu dans un 3-5-2 étincelant qui conquiert le monde en 2002. Buteur contre la Chine en phase de poules, Roberto Carlos et ses coéquipiers remportent alors la Coupe du Monde en Corée du Sud.

Paolo Maldini

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 95

Vitesse : 88

Tir : 60

Passe : 77

Dribble : 70

Défense : 99

Physique : 85

MP : 4(droit) GT : 2

C’est l’histoire d’un homme qui marche dans les illustres pas de son père pour finalement le dépasser. Paolo, fils de Cesare, emblématique joueur du grand Milan AC des années 1960 et entraîneur de renom par la suite, va tout faire comme son paternel. Jouant toute sa carrière pour le club Rossonero, l’homme aux neuf cent deux apparitions avec la tunique rouge et noire remporte tous les trophées possibles, le scudetto à sept reprises, une coupe d’Italie et surtout cinq, oui cinq Ligue des Champions ! Tout simplement inimaginable. Avec son partenaire en charnière centrale Alessandro Costacurta, il règne sur l’Europe lors de trois décennies différentes et rejoint Gento et di Stefano dans le cercle très fermé des quintuples vainqueurs de la C1. Seul un certain Cristiano Ronaldo rééditera la performance. Il faut dire la défense milanaise est la plus séduisante des années 1990 et aligne Paolo Maldini, Alessandro Costacurta et Franco Baresi. Défenseur de rêve, Maldini a tout pour lui: beauté, élégance, solidité, intelligence et polyvalence, il peut aussi bien jouer dans l’axe que dans le couloir gauche. Dans la lignée de Beckenbauer et Scirea, mais dans un football protégeant désormais plus les attaquants, “San Paolo” brille par son placement défensif, son fair-play et son jeu debout, il ne se livre jamais et ne tacle que très rarement. Bon dribbleur et centreur il participe à l’animation milanaise, il est un rouage essentiel et hérite naturellement du brassard de capitaine. Son aura est tellement immense qu’elle dépasse les frontières de San Siro, il suscite l’admiration et le respect même des clubs rivaux. Ainsi lors du dernier derby milanais de l’immense carrière de Maldini, des supporters intéristes lui rendent hommage en déployant la banderole suivante : “ Maldini, pendant 20 ans notre rival, pendant 20 ans toujours loyal “. Malgré une carrière en sélection frustrante (défaites en finale de la Coupe du Monde 1994 et en finale de l’Euro 2000), le troisième du Ballon d’or 1994 et 2003 laisse derrière lui un héritage immense.

Marcel Desailly

Poste : Défenseur Central

Nation : France

Général : 93

Vitesse : 84

Tir : 62

Passe : 75

Dribble : 75

Défense : 92

Physique : 92

MP : 3(droit) GT : 2

Odenkey Abbey né le 7 septembre 1968 à Accra au Ghana. Adopté par un fonctionnaire qui le rapatrie en France, celui que l’on connaît désormais en tant que Marcel Desailly fait ses premiers pas dans les parcs nantais et intègre à ses quinze ans le prestigieux centre de formation du FC Nantes. Il y rencontre un certain Didier Deschamps avec qui il noue une solide amitié. C’est d’ailleurs le jeune milieu basque qui va annoncer une bien triste nouvelle à Marcel : son grand-frère et modèle à suivre Seth Adonkor alors joueur professionnel du FC Nantes décède tragiquement dans un accident de la route. Plutôt que s’effondrer, Marcel Desailly va alors tout faire pour remplacer son frère. Devenu professionnel en 1986, il gagne sa titularisation dans l’équipe des Canaris, mais ne remporte aucun titre. Excellent sous la pression, Desailly attire l’attention de Bernard Tapie qui le signe à l’Olympique de Marseille. Auteur d’une prestation remarquée face aux Rangers en Ligue des champions, Marcel Desailly s’installe définitivement dans l’axe aux côtés de Basile Boli. La campagne européenne s’achève en apothéose et les phocéens remportent leur tout premier trophée européen. Les qualités de compétiteur et de combattant séduisent le Milan AC qui s’empresse de le signer en 1994 pour palier au départ de Frank Rijkaard. “The rock” plie bagage et franchit les Alpes et l’explosif défenseur central s’affirme comme l’un des tous meilleurs au monde. Fort au duel et intraitable sur l’homme, Marcel Desailly collectionne les trophées et les récompenses individuelles. Vainqueur d’une C1 en 1995 et deux scudetti, il se classe huitième au Ballon d’or. 1996. La carrière de Marcel Desailly atteint des sommets en équipe nationale à la Coupe du Monde 1998. Associé à Laurent Blanc en défense et positionné derrière son ami Didier Deschamps, Desailly se transcende et devient le leader attendu, par sa volonté seule il emmène les Bleus jusqu’au sacre mondial. Marcel Desailly, aussi connu pour son rire légendaire, termine son incroyable carrière du côté de Chelsea et remporte même une FA Cup.

Cafu

Poste : Défenseur Latéral Droit

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 92

Tir : 73

Passe : 89

Dribble : 87

Défense : 91

Physique : 87

MP : 3(droit) GT : 3

Comme une évidence, Cafu est régulièrement cité parmi les meilleurs défenseurs droits de tous les temps. Le rapide et endurant brésilien s’est ainsi imposé comme le spécialiste du poste au tournant du millénaire. Possédant un bagage technique complet et réputé infranchissable, Cafu n’hésite pas à multiplier les courses le long de la ligne de touche et met ainsi ses adversaires au supplice : il est le maître incontesté dans son couloir droit. Centreur hors pair, Cafu n’en est pas moins un défenseur sérieux et appliqué et connaît très vite le succès lorsqu’il remporte un championnat du Brésil et deux Copa Libertadores avec le São Paulo FC. Après une expérience mitigée au Real Saragosse en 1995, Cafu explose alors deux ans plus tard et forge sa légende en Italie. “Il pandolino” est un joueur clé de l’AS Rome qui remporte le scudetto 2001, mais surtout il conquiert la prestigieuse ligue des champions en 2007 avec le Milan AC. Par ailleurs Cafu est avant tout connu pour son incroyable parcours avec la sélection brésilienne. Rare joueur à disputer quatre coupes du monde, l’homme aux cent-quarante-deux capes (record absolu !) dispute trois finales de mondial. Sacré champion du monde aux États-Unis en 1994, c’est dans la peau d’un capitaine qu’il soulève son deuxième globe en 2002.

Didier Deschamps

Poste : Milieu Défensif

Nation : France

Général : 92

Vitesse : 82

Tir : 74

Passe : 86

Dribble : 80

Défense : 93

Physique : 89

MP : 3(droit) GT : 3

Didier Deschamps n’est certainement pas le joueur le plus fantastique ni le plus glamour qu’il puisse exister. Travailleur de l’ombre au cœur du jeu, le basque est avant un homme au caractère bien trempé, un formidable compétiteur qui s’est adjugé tous les trophées possibles au cours de sa carrière. Loin des paillettes, “la Desch” a un atout discret, mais néanmoins précieux : il sait comment gagner. Capitaine dans quasiment tous les clubs où il est passé, Deschamps est un formidable meneur d’hommes, il est un aboyeur qui emmène ses troupes vers les sommets. Révélé au FC Nantes où il se lit d’amitié avec Marcel Desailly, il rejoint l’Olympique de Marseille en 1989 : la suite est connue, Marseille remporte la C1 en 1993 et Didier Deschamps demeure à ce jour l’unique capitaine d’un club français à avoir soulever la coupe aux grandes oreilles. Parti à la Juventus Turin en 1994, il encadre un milieu composé de Paulo Sousa et Antonio Conte et ajoute à sa collection une autre Ligue des champions et trois championnats nationaux. Mais c’est avec la tunique des Bleus que le basque va écrire sa légende : fort de cent trois sélections avec l’équipe de France, il remporte avec celle-ci la Coupe du Monde 1998 et l’Euro 2000 dans la peau du capitaine. Reconverti entraîneur, l’ex-milieu infatigable fait des merveilles et emmène l’AS Monaco en finale de C1 en 2004 et l’Olympique de Marseille au sacre national en 2010. Surtout, il dirige le groupe tricolore qui décroche sa deuxième étoile au Mondial russe de 2018 et devient le troisième homme (avec Mario Zagallo et Franz Beckenbauer) à avoir remporté la Coupe du Monde en tant que joueur et sélectionneur.

Lothar Matthäus

Poste : Milieu Central

Nation : Allemagne

Général : 94

Vitesse : 91

Tir : 92

Passe : 92

Dribble : 84

Défense : 92

Physique : 87

MP : 4(droit) GT : 3

Lothar Matthäus est au même titre que Franz Beckenbauer l’incarnation de l’Allemagne dominatrice et victorieuse. Si le Kaizer a régné sur les années 70, Matthäus quant à lui a dominé les années 80 et 90. Bavarois, versatile et meneur d’hommes exemplaire comme son illustre aîné, Lothar Matthäus n’est peut-être pas aussi technique et soyeux, mais à l’avantage de pouvoir adapter son jeu dans le temps et de s’acclimater à tous les dispositifs tactiques possibles. Le natif d’Erlangen débute sa carrière au Borussia Mönchengladbach en 1979 et son assurance convainc Jupp Heynckes de l’installer dans le onze des poulains. Toutefois l’allemand ne remporte aucun titre avec le club de la Rhénanie et signe au Bayern Munich en 1984. Marchant dans les traces d’un certain Paul Breitner, le bavarois se rend indispensable et devient un joueur précieux pour le collectif, il est un joueur de devoir aimant l’engagement physique, il est un relayeur à la passe chirurgicale qui ne rechigne jamais pour défendre. Il est aussi un redoutable finisseur qui glane le surnom de “Torminator”, et est un formidable compétiteur qui rencontre le succès en Bundesliga à sept reprises. Entre 1989 et 1992, il représente les couleurs de l’Inter Milan et y inscrit de nombreux buts. Chez les nerazzuri il remporte ainsi un scudetto et une Coupe de l’UEFA. En 1990 dans un contexte géopolitique difficile marqué par la chute du bloc soviétique et la réorganisation de l’Allemagne, Matthäus est un mur infranchissable qui dirige ses troupes jusqu’au sacre mondial au Stadio Olimpico de Rome, l’Allemagne de l’Ouest s’imposant 1-0 face à l’Argentine en finale. Comme un symbole, l’Allemagne achève sa réunification quelques mois plus tard.

Hristo Stoichkov

Poste : Ailier Gauche

Nation : Bulgarie

Général : 93

Vitesse : 93

Tir : 95

Passe : 90

Dribble : 94

Défense : 52

Physique : 88

MP : 3(gauche) GT : 4

Aussi bien réputé pour son pied gauche magique que pour son tempérament exécrable, Hristo Stoichkov est le meilleur joueur de l’histoire de la Bulgarie. Footballeur à la réputation de bad boy usant de brutalité et de vice sur le terrain, le slave est néanmoins un joueur extrêmement talentueux pouvant aussi bien jouer aux postes de meneur de jeu que d’attaquant gauche. Stoichkov est un phénomène à part entière, il est un harceleur à l’attitude hautaine et aux gestes spectaculaires qui émerveille le spectateur. Révélé au CSKA Sofia en 1984, Stoichkov enfile les perles et s’adjuge le soulier d’or européen 1990 en inscrivant trente-huit pions. Envoyé au FC Barcelone dont le coach n’est autre que Johan Cruyff, le bulgare devient le chouchou du Camp Nou qui se régale de ses frasques et de ses exploits sur le gazon. Titulaire au sein d’une équipe catalane que beaucoup de spécialistes considèrent comme étant l’une des meilleures de l’histoire, “el pistoléro” s’éclate et fait trembler les filets adverses à cent dix-sept reprises. Quintuple champion d’Espagne avec le club blaugrana, le sulfureux bulgare survole la Ligue des Champions 1991-1992 et guide le FC Barcelone vers son tout premier sacre européen. Malheureusement pour Stoichkov, il échoue dans sa quête du Ballon d’or et termine à une très honorable deuxième place. Il lui faudra attendre deux années de plus pour que “le chien de Plovdid” se voit remettre la plus prestigieuse des récompenses individuelles : capitaine emblématique d’une surprenante et talentueuse équipe de Bulgarie, il emmène celle-ci à la quatrième place de la Coupe du Monde aux États-Unis.

Ruud Gullit

Poste : Attaquant

Nation : Pays-Bas

Général : 94

Vitesse : 90

Tir : 95

Passe : 93

Dribble : 91

Défense : 83

Physique : 91

MP : 5(droit) GT : 4

Jamais un footballeur n’aura été aussi polyvalent et complet que Ruud Gullit. Natif d’Amsterdam de parents d’origine surinamienne, le jeune Ruud se fait très vite remarquer et signe son premier contrat professionnel avec le HFC Haarlem en 1978, devenant à seize ans le plus joueur de l’histoire à intégrer le championnat néerlandais. Ses qualités athlétiques et son jeu de tête dévastateur séduisent le Feyenoord Rotterdam qui casse sa tirelire pour recruter le jeune international espoir. Repositionné milieu offensif derrière un Johan Cruyff au crépuscule de sa carrière, l’ex-libéro prend son envol et se montre à son avantage, remporte le championnat local et glane le titre de footballeur néerlandais de l’année en 1984. Ruud Gullit va définitivement achever sa mutation et s’asseoir comme l’un meilleurs représentants du football total batave lorsqu’il signe au PSV Eindhoven. Dans le sud du plat pays, “la tulipe noire” éclot complètement et vit une histoire d’amour avec l’écurie rouge et blanche. Le néerlandais reconnaissable à ses longues dreadlocks et à son look de rasta (il est par ailleurs musicien de reggae) remporte deux autres championnats avec le PSV et est élu Ballon d’or européen en 1987. Par ailleurs, il dédie sa récompense à Nelson Mandela pour honorer son combat contre l’Apartheid. Le nom de Ruud Gullit est associé  à ceux de Marco van Basten et de Frank Rijkaard, qui n’est autre que son ami d’enfance. Le trio magique hollandais s’illustre tout d’abord au sein du Milan AC de Silvio Berlusconi qui remporte deux Coupes des clubs champions, mais surtout avec la sélection des Pays-Bas lors de l’Euro 1988. En finale, Ruud Gullit propulse le ballon de la tête dans les cages soviétiques sur un corner de Marco van Basten et remporte la compétition avec les Oranje.

Romário

Poste : Buteur

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 93

Tir : 95

Passe : 66

Dribble : 91

Défense : 36

Physique : 67

MP : 5(droit) GT : 4

Romário est un attaquant atypique identifié et admiré pour son style imprévisible. Globe trotteur du football qui l’aura vu jouer sur cinq continents et représenter neuf clubs différents, le natif de Rio de Janeiro est un renard des surfaces apprécié pour son explosivité et sa vitesse de percussion qui lui permettent se défaire facilement du marquage adverse afin de se créer des espaces improbables dans la surface de réparation. Pourtant rien ne fut simple pour le petit brésilien qui grandit dans la misère et l’extrême pauvreté d’une favela de Rio et qui dut se battre pour décrocher son premier contrat professionnel avec le Vasco de Gama. “O baixhino” s’impose pourtant dans le onze carioca et fait état de son adresse dans les derniers mètres. Repéré et transféré au PSV Eindhoven en 1988, il va conquérir six titres en cinq saisons et inscrit cent vingt-huit buts en cent quarante-huit matchs. Romário est alors au sommet de son art et est bien décidé à conquérir le monde : l’attaquant d’un mètre soixante-sept accepte la proposition du FC Barcelone et rejoint le club catalan en 1993 qui le propulse alors au sommet. “Peixe” devient le deuxième brésilien de l’histoire à s’imposer en Catalogne et remporte la Liga en 1994. Pichichi du championnat avec trente buts, Romário réalise son rêve le plus cher et inscrit son nom au palmarès du Ballon d’or, il est alors le premier brésilien à y figurer. En parallèle, Romário aura vécu une histoire d’amour contrasté avec la sélection brésilienne, faite d’exploits et de nombreuses désillusions. Héros de tout un peuple au Mondial américain de 1994, le meilleur joueur de la compétition marque le but de la qualification en demi-finale et remporte la Coupe du Monde mettant ainsi fin à vingt-quatre ans d’attente pour le Brésil. Toutefois le tempérament ombrageux et violent de l’attaquant lui joue des tours et le prive de participation à la Coupe du Monde 2002. Avec sept cent soixante-douze buts inscrits pour un peu moins de mille rencontres disputées, l’Auriverde prend sa retraite des terrains à l’âge de quarante-deux ans en 2009 et aura laissé l’image d’un joueur génial et beau dans l’expression de son football. Il est depuis 2015 sénateur de l’état fédéral de Rio de Janeiro.

George Weah

Poste : Buteur

Nation : Libéria

Général : 92

Vitesse : 96

Tir : 89

Passe : 79

Dribble : 87

Défense : 60

Physique : 89

MP : 4(droit) GT : 4

George Weah présente l’un des destins les plus exceptionnels qui ait pu exister dans la noble histoire du football. Natif du Libéria, nation extrêmement pauvre de l’Afrique de l’Ouest, Weah traîne son baluchon de tout jeune joueur professionnel entre son pays et le Cameroun. Repéré par Claude Le Roy alors sélectionneur des lions indomptables, celui-ci met le libérien en relation avec les recruteurs de l’AS Monaco qui le signent en 1988. Sur le rocher, George Weah sort de l’anonymat et éblouit les observateurs du championnat français. Rapide et puissant, “Mister George” est un attaquant incroyablement vif à la panoplie technique complète et au sens de l’équilibre parfait. Suprenant d’adresse malgré son grand gabarit, Weah impressionne surtout pour son incroyable confiance en lui et nombreux sont ceux qui voient en lui un futur attaquant de classe internationale. Avec le club asémite il progresse sous les ordres d’Arsène Wenger et remporte la Coupe de France 1991, mais échoue en finale de Coupe des coupes l’année suivante. Frustré, George Weah décide de quitter le club de la Principauté pour celui du Paris Saint-Germain. Dans le club de la capitale, l’africain s’impose comme étant l’un des avants les plus doués de sa génération et se fait connaître sur la scène continentale. Le champion de France 1994 brille en Ligue des Champions et porte le PSG sur ses épaules jusqu’en demi-finale où il inscrit huit buts dans le tournoi. Ses performances exceptionnelles lui ouvrent les portes du grand Milan AC où Weah enchaîne les exploits individuels et les buts d’extraterrestres : face à la Lazio, il mystifie la défense romaine et efface subtilement le gardien. L’année 1995 érige alors le Libérien au sommet de la pyramide mondiale du football, le jury de France Football lui remettant alors le Ballon d’or. George Weah est à ce jour le seul et unique représentant du continent africain ayant obtenu la récompense individuelle ultime. Capitaine exemplaire du Libéria entre 1988 et 2002, il participe même à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations en 2002. Meilleur footballeur africain de tous les temps, George Weah entame une reconversion en politique et s’emploie à améliorer les conditions de vie du peuple libérien. Figure humaniste reconnue pour sa générosité, George Weah est élu président la République du Libéria en 2018.

Joueur de la décennie

Ronaldo

Poste : Buteur

Nation : Brésil

Général : 97

Vitesse : 98

Tir : 97

Passe : 82

Dribble : 98

Défense : 46

Physique : 82

MP : 5(droit) GT : 5

Quelques années avant l’ultradomination de Lionel Messi et de Cristiano Ronaldo sur la scène footballistique, un brésilien menait la danse sur les pelouses du monde entier. Ronaldo Nazário de Lima, le vrai oseront dire certains, n’était pas un footballeur comme les autres, il était l’essence du football, il était l’expression la plus pure du ballon rond et le plus fabuleux esthète de son époque. N’en déplaise au portugais avec qui il partage le même patronyme, “Il phenomeno” était un joueur prodigieux capable des dribbles les plus renversants et de détruire n’importe quelle défense d’un coup de reins dévastateur. Idole des fans de football élevé au rang de superstar comme un certain Michael Jordan en NBA, Ronaldo a su mettre tout le monde d’accord bien qu’il ait joué pour de nombreux clubs rivaux tout au long de son immense carrière. Le natif de Bento Ribeiro était ainsi un être surnaturel qui a mis la planète football à ses pieds et subjugué n’importe lequel de ses observateurs. Avant-centre à la technique géniale et à la vitesse surpersonique, Ronaldo a de la magie dans les pieds et de la suite dans les idées : feintes, crochets, changements de direction, passements de jambes, le ballon semble tel un aimant qui ne quitte jamais les crampons du prodige carioca qui prend un malin plaisir à faire danser la samba à ses opposants. Une fois lancé dans la course, Ronaldo est intraitable il est vrai aidé par une vitesse hors du commun et un physique surdéveloppé, et bombarde les cages adverses d’une frappe lourde et puissante. Ambidextre et bon de la tête, le brésilien aux qualités mentales exceptionnelles est souvent comparé au roi Pelé tant leurs jeux respectifs présentent des similitudes. Ronaldo débute sa carrière professionnelle en 1993, il est alors repéré par l’ancienne star internationale Jairzinho qui le signe au Cruzeiro. Ronaldo file toutefois rapidement au PSV Eindhoven qui flaire la bonne affaire pour remplacer Romário parti au FC Barcelone. Le jeune brésilien y souffre du mal du pays, mais n’a aucun mal à dominer le championnat néerlandais et s’envole bientôt pour le FC Barcelone. Inscrivant en moyenne un but par match dont un stratosphérique contre le SD Compostelle, l’auriverde séduit les socios catalans par sa conduite de balle et décroche sans forcer le titre de Pichichi. Il remporte aussi son premier sacre majeur en disposant du Paris Saint-Germain en finale de Coupe des Coupes en 1997, c’est d’ailleurs “R9” qui se chargera de transformer le pénalty de la victoire peu avant la mi-temps. Sans l’ombre d’un doute, Ronaldo gagne le Ballon d’or tant ses qualités hors-normes ont séduit le monde du football. Il n’a que vingt et un ans et il est le plus jeune détenteur de l’histoire du trophée. Toutefois, R9 ne s’attarde pas en Espagne et file en Lombardie où il signe pour l’Inter Milan. Son association avec le chilien Zamorano fait des merveilles et il ajoute une coupe de l’UEFA à sa collection. Encore une fois Ronaldo est décisif en finale. Le brésilien s’éclate en Serie A et enfile les buts comme des perles, mais une effrayante blessure le stoppe dans son ascension vers le panthéon du football : 12 avril 2000, l’Inter Milan affronte la Lazio Rome en finale de Coupe d’Italie et Ronaldo se rompt définitivement le tendon rotulien droit déjà fragilisé par une précédente blessure. Les images sont insoutenables et le brésilien ne récupérera jamais l’entièreté de son talent. Mais même diminué par ses problèmes de surpoids et régulièrement gêné par des blessures récurrentes, “Il phenomeno” n’en demeure pas un joueur sensationnel qui vend des services au Real Madrid puis au Milan AC. Avec les Merengues, il est un galactique qui remporte deux championnats d’Espagne et marque plus de cent buts en cinq saisons. Avec les rossoneri, il fait bonne figure, mais ne remporte aucun titre majeur. Mais ce que l’on retiendra de sa formidable, mais cependant frustrante carrière tant il aurait dû devenir l’incontestable meilleur joueur de l’histoire du football est son parcours en sélection du Brésil : champion du monde en 1994 en étant sur le banc, Ronaldo manque et perd la finale 1998 avant de sublimer et décrocher un deuxième sacre mondial en 2002, ses deux buts offrant la victoire finale du Brésil face à l’Allemagne. Ballon d’or en 2002, R9 prend sa retraite après une ultime pige au SC Corinthians. Il est dès lors président du Real Valladolid, club du nord de l’Espagne participant à la Liga Santander.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA – Onze de la décennie : Années 1980

Bienvenue dans cette rétrospective consacrée aux joueurs légendaires de l’histoire du football. Dans ce hors-série unique, nous vous proposons chaque semaine un article mettant en lumière le onze d’or de chaque décennie, d’Alfredo di Stefano à Ronaldinho, des années 1950 à notre ère moderne. Cette semaine, nous vous proposons de (re)découvrir les années 1980, une décennie riche en histoire et exploits en tout genre. A la dynastie germano-néerlandaise se succède un football italien, incarné par une génération talentueuse qui remporta la Coupe du Monde en 1982. Un football italien de club riche en talents individuels tels Platini ou Maradona qui ne parvient toutefois pas encore à imposer une dynastie européenne durable sur la scène continentale, bien au contraire d’un certain club de Liverpool, quadruple champion d’Europe entre 1977 et 1984. Platini le juventini et Maradona le napolitain incarnent alors la beauté pure tantôt folle d’un jeu qui les ont portés vers les sommets avec leurs sélections respectives. Platini le triple ballon d’or offre le premier sacre international à la France et Maradona la Coupe du Monde 1986 qu’il aura durebalement marqué de son empreinte (de la main). Enfin, la décennie s’achève par la renaissance du football hollandais : l’éclosion du trio milanais van Basten – Gullit – Rijkaard honore la génération

Années 80 :

Dino Zoff

Poste : Gardien de but

Nation : Italie

Général : 95

Plongeon : 94

Jeu de main : 91

Dégagement : 72

Réflexe : 95

Vitesse : 56

Positionnement : 98

MP : 3 (droit) GT : 1

Zoff est assurément l’un des grands gardiens que la planète football ait connue. Intraitable sur sa ligne, autoritaire dans ses sorties et doté d’un excellent sens du placement, Zoff affiche une condition physique irréprochable qui lui permet ainsi de réaliser une longue carrière. Toutefois rien n’est simple pour le jeune Zoff. Tout d’abord rejeté par l’Inter Milan et la Juventus Turin à ses quatorze ans, il signe alors un premier contrat avec l’Udinese. Il doit ainsi patienter sur le banc et enfile finalement les gants de titulaire lors de la relégation du club frioul en Série B, et s’affirme comme un des meilleurs gardiens en Italie. Passé ensuite par Mantoue et Naples, il accède enfin à la reconnaissance lorsque la Juventus l’attire dans ses filets en 1972. Sextuple champion d’Italie avec les Bianconeri, celui que l’on surnomme “SuperDino” ne rate aucun match et établi un record d’invincibilité de neuf-cent trois minutes. Premier international italien à atteindre les cents capes et capitaine de la Nazionale, il est au crépuscule de sa carrière lorsqu’il remporte le Mundial 1982. Zoff est, à l’âge de 40 ans, le plus vieux vainqueur de l’histoire de la Coupe du Monde.

Gaetano Scirea

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 93

Vitesse : 76

Tir : 73

Passe : 92

Dribble : 83

Défense : 94

Physique : 88

MP : 2 (droit) GT : 4

Gaetano Scirea n’est pas un joueur comme les autres. Gentleman du football au comportement exemplaire et parangon du fair-play, Scirea est un joueur fuoriclasse, le pilier de la défense de la Juventus des eighties. L’italien est un compétiteur acharné et un modèle d’élégance balle au pied, à la relance impeccable et possédant une technique lui permettant de se défaire de ses adversaires pour remonter le terrain et marquer. Scirea est un joueur agréable à voir jouer mais avant tout un roc défensif et brille par sa qualité d’anticipation, il est un combattant propre capable de transmettre de la confiance à toute l’équipe. Très intelligent, il ne récolte que deux cartons jaunes au cours de sa carrière. Il est un défenseur aux pieds de meneur de jeu, un leader discret et charismatique, un homme avec un grand H qui aura également su garnir son palmarès : sept scudetti, deux coppa italia, 1 Coupe des clubs champions et surtout une Coupe du Monde avec l’Italie en 1982. D’ailleurs, comment oublier sa magnifique passe décisive pour Tardelli en finale ? A sa retraite en 1988, il intègre le staff technique de la Juventus en tant qu’observateur. Parti superviser un tournoi en Pologne, il décède tragiquement dans un accident de la route. Il n’avait que trente-cinq ans.

 Franco Baresi

Poste : Défenseur Central

Nation : Italie

Général : 94

Vitesse : 74

Tir : 50

Passe : 78

Dribble : 75

Défense : 97

Physique : 84

MP : 3 (droit) GT : 2

Baresi est un joueur éternel, un saint parmi les saints du Milan AC. Patron de la défense à trois des Rossoneri, l’archange lombard multiplie les apparitions sous la tunique rouge et noire à San Siro. L’homme aux sept-cent dix-neuf matchs avec le club diavolo est aussi peu à son aise devant un micro qu’il est impressionnant sur le terrain. Installé comme titulaire à un poste aussi exigeant que celui de libéro à dix-huit ans seulement, le protégé de Liedholm fait rapidement l’unanimité sur le terrain. Dur sur l’homme, cet incroyable perfectionniste est un coordinateur talentueux et n’hésite jamais à prendre ses responsabilités. Loyal à son club de toujours, il connaît deux relégations avec le club lombard mais surtout l’époque du grand Milan AC. Associé avec Maldini et Costacurta aux arrière-postes et les néerlandais Gullit, van Basten et Rijkaard, Baresi remporte trois fois la C1 et six scudetti. Il est bien entendu présent lors du sacre mondial italien en 1982. Au terme d’une immense carrière de vingt ans au Milan AC, il prend sa retraite en 1997. Honneur suprême pour le joueur, son mythique numéro 6 est retiré par le club Rossonero.

Marius Trésor

Poste : Défenseur Central

Nation : France

Général : 92

Vitesse : 81

Tir : 64

Passe : 78

Dribble : 70

Défense : 93

Physique : 89

MP : 2 (droit) GT : 3

Défenseur central des années 1980 et premier capitaine antillais de l’équipe de France, il est un taulier de la génération Platini. Sa classe naturelle et ses qualités techniques hors du commun en font d’ailleurs l’un des défenseurs les plus en vue du championnat de France. Passé par l’AC Ajaccio, il devient un arrière de référence en rejoignant l’Olympique de Marseille et remporte la Coupe de France 1976. Toutefois la rélégation du club phocéen en 1980 met en péril sa carrière, et il semble alors fini pour le football au plus haut niveau. Toutefois, l’influent président des Girondins de Bordeaux Claude Bez attire et fait signer le guadeloupéen au club. Trésor va alors inscrire les plus belles pages du club Marine et Blanc durant quatre saisons et remporter le championnat de France en 1984. Avec son partenaire de club et ami Alain Giresse, il achève la Coupe du monde 1982 avec les honneurs. Dans une demi-finale controversé face aux allemands de l’Ouest, Trésor envoie une magnifique reprise de volée dans les filets de Schumacher mais la France s’incline. Ce n’est que partie remise pour le girondin puisque deux ans plus tard il remporte l’Euro 1984, le premier titre international de l’équipe de France.

Frank Rijkaard

Poste : Milieu Défensif

Nation : Pays-Bas

Général : 91

Vitesse : 81

Tir : 81

Passe : 84

Dribble : 82

Défense : 91

Physique : 88

MP : 4 (droit) GT : 3

Le joueur d’origine surinamienne est l’un des plus solide piliers de son époque. Travailleur de l’ombre acharné à la technique insoupçonnée, il est ainsi capable de participer et d’organiser le jeu. Alternant les rôles de milieu récupérateur et de défenseur central dans des clubs aussi aussi prestigieux que l’Ajax Amsterdam et le Milan AC, il forme avec ses compatriotes van Basten et Gullit un trio redoutable qui remporte deux C1 avec la manière : lors de l’édition 1988-1989, les Rossoneri écrasent le Real Madrid 6-1 en demi-finale puis le Steara Bucarest 4-0 en finale. Un an plus tard, Frank Rijkaard marque le but de victoire en finale contre le Benfica Lisbonne. “L’ouragan” Oranje est également de la génération dorée néerlandaise qui remporte l’Euro 1988. Le joueur aux qualités athlétiques et physiques indéniables apporte la stabilité et la sérénité nécessaire au milieu de terrain et figure dans l’équipe type du tournoi. Retourné à l’Ajax Amsterdam en 1993, Rijkaard encadre une génération prometteuse composée entre autres de Clarence Seedorf et Patrick Kluivert et ajoute une troisième C1 à son palmarès.

Graeme Souness

Poste : Milieu Central

Nation : Ecosse

Général : 91

Vitesse : 77

Tir : 80

Passe : 86

Dribble : 81

Défense : 83

Physique : 94

MP : 3 (droit) GT : 3

Joueur illustre du Liverpool FC triple vainqueur de la Coupe des Clubs Champions en 1978, 1981 et 1984, l’écossais quintuple roi d’Angleterre avec le club de la Mersey est l’archétype du milieu teigne et ultra fiable. Reconnaissable à ses bouclettes soyeuses et à moustache fournie, “Souey” est un déménageur, un briseur de chevilles qui n’hésite pas à poser le pied là où ça fait mal, il est un mort de faim capable de ratisser la pelouse pendant 90 minutes sans s’essouffler. Joueur agressif et violent, Souness est une terreur sur les gazons britanniques. Mais il serait injuste de réduire le natif d’Edimbourg à son jeu musclé, Souness sait marquer et passer, et être décisif dans les matchs qui comptent. Meilleur buteur de la C1 en 1981 avec six réalisations, il délivre la passe décisive du sacre européen de 1978 à son compatriote et autre légende liverpuldienne Kenny Dalglish. Entraîneur-joueur du Glasgow Rangers au crépuscule de sa carrière, il y remporte quatre championnats et quatre coupes domestiques.

Sócrates

Poste : Meneur de jeu

Nation : Brésil

Général : 93

Vitesse : 87

Tir : 95

Passe : 93

Dribble : 94

Défense : 47

Physique : 87

MP :5 (droit) GT : 4

Sócrates est l’un des footballeurs brésilien les plus célèbres du vingtième-siècle. Capitaine de la Seleção au Mundial 1982, Sócrates est un milieu de terrain longiligne doté d’une grande technique et d’une parfaite vision du jeu. L’élégant meneur de jeu se distingue par sa conduite de balle et son intelligence mais celui qu’on surnomme “le docteur” ne gagne pourtant rien en sélection nationale. Reconnaissable sur le terrain à sa barbe et à son port altier, le grand frère de Raí effectue  la majorité de sa longue carrière au Brésil dans un pays gangréné par la pauvreté et la corruption. Alors joueur du club paulista du SC Corinthians entre 1981 et 1984, Sócrates va surpasser sa condition de footballeur et devenir une icône nationale. Se dressant contre la dictature militaire en place, le docteur et ses coéquipiers vont ainsi instaurer un système démocratique dans le vestiaire : chaque décision liée à la vie du club est soumise au vote des joueurs tels la tactique, les entraînements, la préparation des matchs ou encore le recrutement de joueurs. Le mouvement est avant tout un succès sportif puisque le SC Corinthians s’adjuge trois championnats de São Paulo mais aussi politique : le Brésil devient une démocratie en 1985.

Michel Platini

Poste : Meneur de jeu

Nation : France

Général : 96

Vitesse : 91

Tir : 97

Passe : 94

Dribble : 97

Défense : 55

Physique : 67

MP : 4(droit) GT : 5

Premier numéro 10 à la française avant un certain Zinédine Zidane, Michel Platini est régulièrement cité parmi les légendes du football. Égal des Maradona, Cruyff et autre Pelé, le meneur tricolore se distingue par une technique hors du commun couplée à une vitesse d’exécution énorme. Malgré un physique fragile et frêle, ce milieu à la vista dingue est instoppable et se défait aisément de ses adversaires directs. Platini est également connu pour être un travailleur acharné peaufinant son art du dribble et sa maîtrise du coup-franc pendant les séances entraînements.Il va en faire sa spécialité et en inscrire plus d’une cinquantaine dont onze avec les Bleus. Il en passe même deux lors d’un match opposant français et italiens en 1978 ! Tout simplement phénoménal. À l’Euro 1984, Platini est alors au sommet de sa gloire. Leader technique et vocal des Bleus, il survole tout simplement le tournoi, il inscrit un triplé contre la Yougloslavie et un autre contre la Belgique en phase de poule, et offre ensuite la victoire aux français à l’ultime minute de la prolongation lors de la demi-finale contre le Portugal. Enfin le prodige lorrain achève son oeuvre magistrale en plantant un but sur coup-franc, encore un, au malheureux portier espagnol Luis Arconada en finale. Champion d’Europe, il est l’idole de toute une génération de français mais aussi des supporters italiens. En effet, “Platoche” passe la majeure partie de sa carrière de l’autre côté des Alpes à la Juventus Turin. Avec les piémontais il remporte tous les trophées possibles et imaginables. La bande à Platini, Boniek et Rossi rafle ainsi deux Scudetti, une Coppa Italia, une Coupe des Coupes et enfin une Coupe des Clubs Champions en 1985. Comme une évidence, le triple Ballon d’or français marque le but de la victoire en finale.

Kenny Dalglish

Poste :Buteur

Nation : Ecosse

Général : 93

Vitesse : 92

Tir : 95

Passe : 80

Dribble : 92

Défense : 42

Physique : 75

MP : 5(droit) GT : 4

Quand on évoque Liverpool il est difficile de trancher qui de Kenny Dalglish et Ian Rush a été le meilleur attaquant du club liverpuldien lors des glorieuses années 80. En effet les deux britanniques forment alors une redoutable paire de buteurs, sir Kenneth l’écossais marque ainsi 172 buts tandis que Ian le gallois en plante 346. Ian Rush est certes encore à ce jour le meilleur buteur de l’histoire du Liverpool FC mais c’est bel et bien Dalglish qui se démarque au niveau du palmarès. Nous sommes en 1977 lorsque Dalglish pose ses valises sur les rives de la Mersey, il est alors un attaquant confirmé du championnat écossais ayant été sacré à quatre reprises avec le Celtic Glasgow. Il intègre un effectif orphelin de Keegan qui venait de remporter la dernière Coupe des clubs champions européen. “King Kenny” trouve rapidement ses marques et inscrit trente et un buts pour sa première saison avec les Reds. Mieux encore, il marque l’unique but de la finale de C1 d’un délicieux ballon piqué et est alors désigné joueur de l’année par la presse spécialisée. En 1980, le jeune Ian Rush de dix ans son cadet signe à Liverpool et Dalglish se mue alors en attaquant de soutien. L’équipe des Reds est entraînée par le légendaire Bob Paisley et rafle trois autres Coupe d’Europe des clubs champions et quatre championnats d’Angleterre. L’histoire pourrait s’arrêter ici mais sir Kenny Dalglish n’en demeure pas moins être un grand coach : il ajoute trois championnats domestiques avec Liverpool, un autre avec Blackburn et deux FA Cup à son armoire à trophée. En guise d’hommage de la part du club, une tribune d’Anfield porte désormais son nom.

Karl-Heinz Rummenigge

Poste :Attaquant

Nation : Allemagne

Général : 93

Vitesse : 86

Tir : 93

Passe : 91

Dribble : 90

Défense : 61

Physique : 90

MP : 4(droit) GT : 4

Arrivé en 1974 dans un Bayern Munich vieillissant et sur le déclin, Karl-Heinz Rummenigge se fait tout d’abord remarquer pour ses qualités de dribbleur et pas particulièrement pour son habileté à marquer. Il va pourtant progressivement prendre le relais à un Gerd Müller au crépuscule de sa carrière et s’imposer définitivement comme un titulaire sur le front de l’attaque bavaroise. À tout juste vingt ans, le talentueux attaquant remporte deux Coupes d’Europe des clubs champions et honore bientôt sa première sélection avec l’Allemagne de l’Ouest. Avec l’arrivée de l’ex-international hongrois Pál Csernai sur le banc du Bayern en 1979, « Kalle » explose et inscrit un total de vingt-six buts en trente-quatre rencontres, son jeu de tête redoutable, sa ténacité et sa présence constante sur le front de l’attaque permettent ainsi aux bavarois d’être sacré champion d’Allemagne, et Rummenigge remporte alors le Ballon d’or européen. La saison 1980-1981 est l’exacte réplique de la précédente  : le Bayern Munich réalise la passe de deux, Rummenigge score vingt-neuf fois et remporte à nouveau le Ballon d’or. Cependant le bilan avec la sélection ouest-allemande est plus contrasté : il s’incline deux fois en finale de Coupe du Monde en 1982 face à l’Italie et en 1986 face à l’Argentine. Toutefois, il remporte avec sa sélection le Championnat d’Europe des nations 1980

Marco van Basten

Poste :Buteur

Nation : Pays-Bas

Général : 94

Vitesse : 86

Tir : 95

Passe : 77

Dribble : 91

Défense : 39

Physique : 80

MP : 4(droit) GT : 3

Joueur hors-norme, aux qualités techniques énormes et capable de marquer dans n’importe quelle position, Marco van Basten n’est pas un joueur comme les autres. Celui que l’on présente comme le digne successeur de Johan Cruyff est le meilleur avant-centre de sa décennie, il est un héros des Oranje qu’il mène à la victoire finale à l’Euro 1988 en atteste sa magnifique volée dans les filets soviétiques en finale. Il est l’une des plus grandes légendes de l’histoire du Milan AC, il est chez les rossoneri la pointe du triangle magique néerlandais Rijkaard – van Basten – Gullit. Le natif d’Utrecht passé par l’Ajax Amsterdam est un joueur beau, grand et élancé qui suscite l’admiration des amoureux du football par ses nombreux exploits individuels, comme un certain retourné acrobatique face à Den Bosch  en Eredivisie. Sa vivacité d’accélération, sa vitesse de course, sa détente et sa panoplie de tirs en font un attaquant complet, il régale par sa science du crochet et sa maîtrise du tempo, plus encore il ne rechigne jamais aux contingences défensives. Il hisse le Milan AC alors racheté par Silvio Berlusconi aux plus hauts sommets du football : ainsi le club lombard remporte deux Coupes des clubs champions (1989, 1990) et trois scudetti (1988, 1992, 1993). Le grand Milan est ainsi né et Marco van Basten en est son plus illustre architecte. Auréolé de gloire, le batave remporte trois fois le Ballon d’or en 1988, 1989 et en 1992 et égale ainsi le record de Platini et de … Cruyff. Malheureusement de nombreuses blessures l’oblige à arrêter sa carrière en 1985. Il n’a alors que trente ans.

Joueur de la décennie

Diego Maradona

Poste :Meneur de Jeu

Nation : Argentine

Général : 99

Vitesse : 97

Tir : 96

Passe : 94

Dribble : 99

Défense : 42

Physique : 80

MP : 3(gauche) GT : 5

Diego Armando Maradona. Son nom résonne dans les stades et une clameur enthousiaste s’empare des tribunes qui basculent progressivement dans l’hystérie collective. Jamais un joueur n’avait attisé autant de passion que le “Pibe de oro”, chacun de ses dribbles spectaculaires avait le pouvoir de remplir le coeur du spectateur d’une ivresse folle et chacune de ses courses affolantes déchaînait la ferveur du public. La star éternelle du Napoli avec qui il remporte deux championnats d’italie est un prodige du ballon rond, il est un sorcier capable de mystifier les meilleurs défenseurs et maîtrise tout le registre du parfait joueur offensif. Maradona est l’un des meilleurs techniciens de l’histoire du football si ce n’est le meilleur. Il est néanmoins un personnage controversé multipliant les frasques extrasportives, consommant de la drogue et adoptant parfois un comportement violent sur le terrain. Le personnage Maradona divise et fascine les amoureux du football. Capable du meilleur comme du pire, le capitaine de l’Albiceleste va pourtant devenir une légende en Argentine. Coupe du monde 1986, le joueur dispute en terre mexicaine sa compétition la plus aboutie et permet à l’équipe argentine d’atteindre la finale. Le quart de finale contre l’Angleterre de Gary Lineker forge définitivement la légende Maradona. L’argentin inscrit alors l’un des plus beaux buts de l’histoire du football en slalomant toute la défense anglaise depuis son camp avant de tromper le gardien. Surtout il lobe Peter Shilton de la main (la “main de Dieu” dira t-il en conférence d’après-match) et envoie l’Albiceleste en demi-finale. Ce match de mondial contre la Three Lions illustre à merveille les différentes facettes du facétieux lutin argentin. Enfin, le sulfureux et génial meneur de jeu parachève son oeuvre en finale en offrant le but de la victoire à Jorge Burruchaga.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

FIFA 20 – Le projet I(cônes) 21

Bonjour à toutes et à tous. Comme vous le savez, avec la sortie des équipes de l’année, on s’approche maintenant de la fin de la période active sur FIFA 20. Et qui dit fin de saison dit préparation de la nouvelle, avec les futures infos sur FIFA21 qui ne devraient pas tarder. Et comme à chaque fin de saison, le mercato va ouvrir ses portes, alors nous vous avons alors demandé sur nos réseaux, quelles seraient pour vous les nouvelles recrues iconiques (qui ont marqué le Football par le passé) à intégrer à la nouvelle mouture d’EA sports.

Nous allons donc vous présenter ci-dessous les demandes / attentes de la communauté Fut Metal Jacket, en y ajoutant des prédictions de cartes Icônes.

Gardiens

Fabien Barthez

Gardien emblématique de l’équipe de France et de l’Olympique de Marseille, avec qui il remporte respectivement la coupe du monde 98 et la Ligue des Champions (à jamais les premiers), Fabien Barthez est un joueur dont la présence est demandée depuis quelques années par la communauté. Bien que relativement petit (pour un gardien, 1m79 sur FIFA peut poser problème), il serait bon de le voir arriver, et puis, qui ne rêve pas de lui embrasser le crâne avant le coup d’envoi pour se donner du courage avant l’enfer d’un fut champions.

Proposé par : @nekrosoruS @gloubivolga @Aurel1du64 @bltCed @JAMARYO2

Oliver Kahn

Considéré comme l’un des meilleurs gardiens du monde, le portier allemand a su marquer sa génération, et les suivantes de par son caractère et son jeu. Très agressif sur le terrain, n’hésitant pas à sortir au-devant de l’attaquant (non sans rappeler un de ses successeurs, Manuel Neuer, mais en moins nerveux pour l’actuel portier du Bayern Munich) et à agresser (à grands coups d’épaules ou verbalement) ses adversaires, voir équipiers, voir le public ou même ses supporters, le rempart allemand aurait également sa place sur FIFA 21.

Proposé par : @BltCed @Zidana_10

Moacir Barbosa

Considéré comme l’un des meilleurs gardiens du monde à son époque, dans les années 1940. Rapide, vif, avec de bons réflexes et une excellente détente, il avait tout d’un gardien moderne à son époque. Malheureusement pour lui, Moacir Barbosa restera dans les mémoires, non pour l’ensemble de sa carrière ou ses qualités, mais pour « l’incident » de la coupe du monde de 1950, perdue face à l’Uruguay. Son erreur d’anticipation sur le second but uruguayen coûtera le titre à la Seleçao, ainsi que sa carrière et le reste de sa vie, qu’il vivra en tant que Paria.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur Moacir Barbosa, un article rédigé par l’un de nos rédacteurs est disponible :N’hésitez pas à le consulter pour en apprendre d’avantage sur le destin tragique du gardien Brésilien.

Proposé par : @jouelescakes

Défenseurs

Bixente Lizarazu

Latéral gauche offensif, ce pur gaucher aura marqué de son empreinte le Bayern Munich, avec qui il remporte la LDC 2001, mais également l’équipe de France, avec qui il remporte la coupe du monde 1998 et l’Euro 2000. Élu meilleur défenseur gauche du monde en 2001 face à Roberto Carlos et Paulo Maldini, l’arrivée de Lizarazu sur Fut 21 permettrait d’étoffer le nombre de défenseurs gauches en icônes, qui est assez limité actuellement, mais également les latéraux Français.

Proposé par : @Aurel1du64 @CHRISTO15943020 @JAMARYO2

Lilian Thuram

Joueur ayant évolué en tant que défenseur droit et en tant que défenseur central, le Français restera dans les mémoires de nombreux supporters pour un certain match de juillet 1998. Demi-Finale de coupe du monde, Lilian délivre son équipe et sa nation grâce à un magnifique doublé, ses 2 seuls buts en équipe nationale. Costaud, bon dans l’anticipation et solide en 1 contre 1, Thuram aurait largement sa place dans la version de Fut 21! Surtout qu’on ne va pas se mentir, le côté droit de la défense est relativement limité en termes de choix d’icônes.

Proposé par: @cfrey1504 @Zidana_10

Cafu

Considéré pour beaucoup comme le meilleur latéral droit de l’histoire du Football, le brésilien Cafu. Rapide, bon balle au pied et très bon centreur, il aura terrorisé de nombreux joueurs sur son aile, que ce soit les ailiers ou les latéraux. Doté d’un palmarès très impressionnant, 2 coupes du monde remportées (sur 4 participations, dont 3 finales), vainqueur de la ligue des Champions avec le Milan de 2007 et finaliste en 2005 (le fameux 3-3 contre Liverpool, perdu par les Milanais), Cafu viendrait renforcer une défense brésilienne déjà bien fournie en latéraux.

Proposé par: @matd7613 @cfrey1504

Phillip Lahm

Également reconnu comme l’un des meilleurs défenseurs latéraux du monde, le capitaine des champions du monde 2014 est également attendu sur le mode Ultimate Team. Capable de jouer défenseur droit comme milieu défensif, tout comme Kimmich, rapide, très propre sur les tacles (aucun carton rouge en plus de 600 matchs), l’Allemand pourrait être un bon renfort pour la prochaine saison.

Proposé par : @lapartouflette

Franz Beckenbauer

Présent sur Ultimate Team de FIFA 15 à FIFA 17, l’ancien ballon d’or 1972 et 1976 est espéré par notre communauté pour l’année prochaine. Doté d’une excellente vision de jeu et d’un jeu de passe merveilleux, Franz n’hésite pas non plus à combiner avec ses partenaires d’attaques pour se frayer un chemin jusqu’au but adverse. Véritable plaque tournante de son équipe, le libéro allemand est également attendu par tous les fans de Football.

Proposé par : @JeMeThai @Jouelescakes

Milieux

Didier Deschamps

L’actuel sélectionneur de l’équipe de France, également champion en Titre (ne l’oublions pas) est revenu dans les demandes de nouvelles icônes. D-D a su marquer sa génération de par ses titres, 2 ligues des champions (OM et la Juventus), 1 mondial et 1 euro, que de par son style de jeu. Doté d’une véritable intelligence de jeu (placement, anticipation), d’une excellente capacité de relance et d’un très gros volume physique, on ne demande qu’à voir D-D débarquer dans quelques mois.

Proposé par : @CHRISTO15943020

Edgar Davids

Le pitbull néerlandais, réputé pour sa hargne et son talent à ne rien lâcher. C’est simple, rien ne lui fait peur, il n’hésite pas à se jeter dans les pieds de ses adversaires pour récupérer les ballons. Également très technique, chose assez rare pour un milieu défensif, Davids serait un renfort de poids en milieu de terrain. Et surtout, tout le monde attend sa modélisation avec les lunettes. Il pourrait clairement devenir une version Low cost de Ruud Gullit…à moins que sa modélisation avec les lunettes ne créée une hype et fasse grimper son prix (cfr Yashin avec sa casquette).

Proposé par : @jouelescakes @Matd7613 @JAMARYO2

Xavi

Que dire de Xavi, l’un des plus grands joueurs de Football de l’Histoire ? Joueur indissociable du FC Barcelone, où il aura passé la majorité de sa carrière (de 1998 à 2015) et avec lequel il aura remporté 25 trophées (dont 4 LDC), mais aussi maitre à jouer de l’Espagne, avec qui il remporte 1 coupe du monde et 2 coupes d’Europe.Très doué techniquement, capable de réalisé des passes incroyables, faisant très certainement de lui le meilleur passeur du monde, l’Espagnol, qui a pris sa retraite fin 2019, mérite sans aucun doute sa place parmi les Légendes de FIFA 21.

Proposé par : @lapartouflette @toutouf38

David Beckham

Passé par Manchester United, où il remporte la Ligue des Champions 1999, ainsi que le Real Madrid, où il fera partie des galactiques (aux côtés de Zidane, Ronaldo ou encore Raul), le milieu britannique aura marquer sa génération par la qualité de son pied droit. La vitesse n’étant pas son point fort, il compense par un très bon jeu passes longues et de centre, ainsi qu’une excellente qualité de tireur de coups francs. Le playboy anglais est plébiscité par de nombreux fans.

Proposé par : @toutouf38 @neckrosorus @sebinho477220129 @Zidana_10

Fernando Redondo

L’élégance. Voici un mot qui pourrait très bien résumer le type de joueur qu’était le milieu défensif argentin. Sa vision de jeu incroyable, sa qualité de dribble et son pied gauche sublime lui ont permis d’inscrire son nom au panthéon des légendes du Real Madrid. Malheureusement miné par les blessures aux genoux qui ne le lâcheront pas, Redondo ne pourra pas donner pleine mesure de son talent comme il l’aurait du.

Proposé par : @Aurel1du64

Michel Platini

Premier joueur de l’histoire à remporter 3 ballons d’or d’affilée, 1983 1984 et 1985, Michel Platini a su marquer de son empreinte le Football. Très doué dans le jeu long, d’une excellente vista lui permettant d’anticiper le placement et déplacement de ses équipiers et adversaires, mais également très efficace devant le but et leader naturel, Platini aura presque tout gagné. LDC, championnat et plusieurs coupes avec la Juventus, la L2 avec Nancy, la L1 avec St Étienne ainsi que l’Euro de 1984 avec la France, où il terminera meilleur buteur avec 9 réalisations. Seule la coupe du Monde manque à son palmarès.

Proposé par : @JeMeThai @Matd7613 @JAMARYO2 @ROOSTERWIINGFIFA

Raymond Kopa

Premier ballon d’or français de l’histoire, Raymond Kopa a su marquer de son empreinte le football des années 50-60. Petit, agile, très bon dribbleur et doté d’une excellente vision de jeu, il aura su hisser le stade de Reims en finale de coupe d’Europe, perdue face au Real Madrid. Malheureusement, Raymond Kopa nous a quittés en 2017. En hommage à l’ensemble de sa carrière, le trophée qui récompense le meilleur jeune de – de 21 ans porte désormais son nom, le trophée Kopa.

Proposé par : @JeMeThai

Zico

L’ancien numéro 10 de Flamengo à lui aussi été plébiscité par la communauté. Bon des 2 pieds, excellent dribbleur, très bon organisateur du jeu et très bon tireur de coups francs, Zico est entré dans la légende de son club, avec 529 buts en 724 matchs et avec lequel il remporte de nombreux trophées (Copa Libertadores, intercontinental ainsi que le championnat). Il a également marqué l’histoire de la nation brésilienne : sur les 52 buts inscrits en 72 sélections, 1 restera dans les mémoires. Contre le Paraguay, en match de qualification pour le mondial, Zico délivre les siens d’un but sublime : sur une passe en profondeur, il soulève subtilement le ballon à l’aide d’une aile de pigeon qu’il reprend du pied droit et l’expédie au fond des filets.

Proposé par : @jouelescakes @ROOSTERWIINGFIFA

Alfredo Di Stefano

L’Argentin, naturalisé Espagnol en 1956, est considéré par beaucoup comme le joueur le plus complet ayant existé. Rapide, robuste, doué des 2 pieds, très bon dribbleur, très bon passeur, excellente vision de jeu et de placement … Il a fini meilleur buteur des 3 championnats par lequel il est passé, a soulevé 5 fois la coupe des clubs champions avec le Réal Madrid de 1956 à 1960, ainsi que 2 ballons d’or. Grande légende du Real Madrid,élu meilleur joueur de l’Histoire du club devant Zidane et Raul, Di Stefano mérite très largement d’apparaitre dans la prochaine saison Ultimate Team.

Pour Di Stefano, nous avons décidé de faire 2 cartes similaires, avec une nationalité différente! Étant connu comme étant un joueur argentin, il a principalement représenté la sélection nationale espagnole. Il a d’ailleurs aussi représenté la sélection nationale colombienne, mais cela semble plus anecdotique!

Proposé par : @JeMeThai

Paul Van Himst

Il fallait bien intégrer un Belge à cet article, puisqu’aucun joueur de cette nationalité n’apparait pour le moment en tant qu’Icône dans le jeu. Ce milieu de terrain, passé par Anderlecht où il aura disputé 566 matchs et inscrit 309 buts. Soulier d’or belge à plusieurs reprises, il se classe 2 années de suite dans le top 5 du ballon d’or (1964 / 1965), le milieu offensif des diables rouges à laissé sa trace dans l’histoire belge, qui l’a élu meilleur joueur belge du XXe siècle. Il reste à ce jour le meilleur buteur d’Anderlecht.

Proposé par : @jouelescakes

Bobby Charlton

Voici un joueur qui devrait faire plaisir aux grands fans de Manchester United, la légende anglaise, Bobby Charlton. Ce milieu offensif, qui mènera les siens à la victoire en coupe du monde 1966 (récompensé par le ballon d’or la même année), restera dans le cœur de tous les supporters Mancuniens. Rescapé du terrible accident d’avion de 1958, qui décimera une partie de son équipe, il dédiera sa vie et sa carrière à son club de toujours, le portant même sur le toit de l’Europe en 1968. En plus d’un talent certain pour distiller de bons ballons, c’était également un buteur de talent, doté d’une frappe lourde ainsi que d’un talent pour les ballons piqués, dont il deviendra le maitre.

Proposé par : @JeMeThai

Attaquants

Francesco Totti

Qui ne connait pas Francesco Totti ? La légende italienne de la Roma, qui aura passé toute sa vie professionnelle dans le club de la Louve, c’est à dire 25 saisons. Ce pur meneur de jeu, capable de distiller de sublime passes à ses coéquipiers, mais aussi d’armer des frappes lourdes à l’extérieur de la surface de la réparation, le One Club Man de la Roma aura inscrit pas moins de 307 buts et délivré 195 passes décisives avec son club de toujours. Ayant pris sa retraite en 2017, à l’âge de 40 ans, Il Capitano pourrait sans problème faire son apparition la saison prochaine.

Proposé par : @Zlataneur_89 @sebinho477220129

Samuel Eto’o

La légende camerounaise est attendue par de très nombreux joueurs d’Ultimate Team. En effet, le numéro 9 a marqué les esprits de beaucoup de fans de Football de ses dernières années, notamment pour ses années sous la tunique barcelonaise. Il participe pleinement à la saison historique du barca de 2009, qui les voient réaliser le triplé historique LDC, championnat, Coupe du Roi. La saison suivante, il remporte sa 3e LDC sous le maillot de l’Inter Milan. D’un point de vue international, il aura également remporté 2 Coupes d’Afrique des Nations avec le Cameroun (2000 et 2002). Bon dribleur, excellent tireur de loin et finisseur, intelligent dans le placement offensif, Eto’o était considéré comme l’un des meilleurs buteurs du monde, et meilleur joueur africain de sa génération.

Proposé par : @neckrosorus @Toutouf38 @_ZaGGa

Gabriel Batistuta

Batigol, célèbre buteur argentin et meilleur buteur de l’histoire de la Fiorentina, est lui aussi revenu dans les demandes de nouvelles icônes. L’un des plus grands avant centre de l’histoire du foot mondial, il était capable de marquer dans toutes les situations. Habile des deux pieds, rusé dans le placement, doté d’un très bon jeu de tête et d’une frappe surpuissante, il a su marquer l’Histoire de la Fiorentina, dont il est le meilleur buteur avec 207 réalisations. Avec l’Argentine il remporte 2 Copa et est aujourd’hui le 2e buteur le plus prolifique derrière Léo Messi.

Proposé par: @Matd7613 @cfrey1504

Adriano

L’imperator, l’un des plus grands talents brésiliens de l’histoire du foot, qui n’aura malheureusement jamais atteint le niveau qu’on attendait de lui. Attaquant complet, rapide, costaud et doté d’une frappe incroyable, il avait tout pour réussir. Malgré de nombreux éclairs de génie, ses problèmes extra sportifs l’amèneront doucement vers une longue descente aux enfers, lui faisant stopper sa carrière à seulement 27 ans. Un retour dans FIFA ne serait pas sans rappeler de terrible souvenir aux anciens joueurs de PES 6, dont il était le joueur parfait (99 de puissance, 98 d’équilibre ..), il était capable d’allumer les cages à 40m, ou de passer votre défense sans aucun problème.

Proposé par : @gloubivolga @Aurel1du64

George Weah

George Weah, ou Mister George fut un véritable symbole du football africain des années 90. Puissant, bon de la tête, rapide et très à l’aise avec le ballon, le Libérien a su devenir une vraie légende mondialement connue. Passé par le PSG et le Milan AC, vainqueur du ballon d’or 1995 (seul Africain à avoir remporté le ballon d’or européen et africain), George Weah était déjà présent il y a quelques années sur FIFA, et était vraiment apprécié à cette époque. Beaucoup de joueurs n’ayant pu profiter de sa carte, puisqu’uniquement présente sur Xbox auparavant, sa présence dans FIFA 21 donnerait l’occasion à plusieurs fans de profiter de cette légende du football moderne.

Proposé par: @Matd7613 @JeMeThai @_Zagga @ROOSTERWIINGFIFA

Romario

La légende brésilienne de la grande époque de la dream team barcelonais est lui aussi toujours présent dans les cœurs de nombreux fans de ballon rond. Petit, véritable renard des surfaces, capable de réalisé des accélérations fulgurantes, mais aussi de se sortir des plus petits espaces grâce à un sens du dribble plutôt bon, Romario possédait toute la panoplie d’un attaquant de classe mondiale. Ce sont ces mêmes qualités qui le porteront, lui et la Seleçao, sur le toit du monde en 1994. Auteur de 772 buts sur l’ensemble de sa carrière, le brésilien terminera quasiment meilleur buteur dans chaque compétition auquel il aura participé.

Proposé par : @Matd7613

Gerd Muller

« Der Bomber », la légende de la sélection allemande et du Bayern Munich des années 60-70 a su laisser sa marque dans le football mondial, mais aussi dans l’esprit de tous les gardiens qu’il a pu croiser. Auteur de 735 buts sur l’ensemble de sa carrière, dont 85 sur la seule année 1972 (record de buts sur une année qui sera battu en 2012 par Lionel Messi, auteur de 92 buts) et de 68 buts en 62 sélections avec l’Allemagne, le serial buteur à également remporté de nombreux trophées, individuel comme collectif. Une coupe du monde en 1974, une coupe d’Europe en 1972, 3 ligues des champions, divers titres de meilleur buteur ainsi que le Ballon d’Or 1970, l’Allemand a tout d’une grande légende du football, et mérite donc largement sa place dans notre sélection.

Proposé par : @JeMeThai

Eric Cantona

« Eric the king » ou « King Eric », comme l’appellent les supporters de Man United, reste dans les mémoires, aussi bien pour ses exploits et talents sportifs, que pour son attitude sur et hors du terrain. Malgré son 1m88, Cantona brille par accélérations brutales sur le terrain, couplées à un jeu de feinte qui laisse sur place ses adversaires. Sa très grosse frappe explosive, sa qualité de dribble dédié à la réussite de son équipe ainsi que son caractère explosif (Tacles, coup de sang envers les supporters, arbitres et joueurs) en font un joueur adoré voir adulé par une grande partie de la communauté. Lassé par le monde du football, il mettra un terme à sa carrière, à seulement 31 ans.

Proposé par : @JAMARYO2 @Zidana_10

Nous en avons donc fini avec les propositions des potentielles futures icônes pour FIFA 21, mais également pour les opus suivants. Bien sûr, cette liste est non exhaustive, et se verra ajouter de nouveaux candidats dans les années à venir avec les retraites prochaines de grands noms du Football mondial, tels que Dani Alves, Iniesta, Buffon, Robinho ou encore Casillas.

La question que l’on peut se poser maintenant est: quels sont les critères pour être considéré comme une « Icône » ? Les joueurs ayant récemment arrêté seront ils toujours considérés comme des légendes dans les années à venir ? Ou les considère-t-on comme des légendes, car nous les avons vus évolués contrairement à certains joueurs des années 70-80 ?

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