FIFA – Onze de la décennie : Années 1950

Bienvenue dans une rétrospective des meilleurs joueurs de l’histoire. Chaque semaine vous sera proposé le onze des meilleurs joueurs de football de chaque décennie, des années 1950 à 2010. Certains ont marqué l’histoire de ce sport par leurs facultés footballistiques extraordinaires, leurs palmarès et l’empreinte durable qu’ils auront laissée et fait d’eux des légendes.

Aujourd’hui nous débutons avec les années 1950, avez-vous une idée des onze meilleurs joueurs de la décennie ? Proposez vos suggestions en commentaire !

Années 1950 :

Gilmar :

Poste : Gardien de but

Nation : Brésil

Général : 93

Plongeon : 92

Jeu de main : 97

Dégagement : 71

Réflexe : 86

Vitesse : 75

Positionnement : 90

MP : 3 GT : 2

Fabuleux gardien des années 1950 et considéré comme le meilleur portier auriverde de tous les temps, l’ailier gauche de formation connaît sa première sélection avec la sélection brésilienne en 1953. Doté de réflexes exceptionnels, le joueur du SC Corinthians puis de Santos se distingue par sa classe naturelle tout en souplesse et en sobriété. Véritable leader défensif d’un Brésil trop souvent porté vers l’offensive, il impressionne de par son calme olympien à toute épreuve. Il remporte ainsi les éditions 1958 et 1962 de la Coupe du monde, et demeure à ce jour l’unique gardien de but titulaire à triompher dans deux éditions successives.

Nilton Santos :

Poste : Défenseur Gauche

Nation : Brésil

Général : 92

Vitesse :93

Tir : 55

Passe : 90

Dribble : 90

Défense : 92

Physique : 86

MP :4 (gauche) GT : 3

Arrière latéral gauche de légende, « l’Encyclopédie » comme le surnomme ses coéquipiers pour sa connaissance dithyrambique du football, Nilton Santos est avant tout l’homme d’un seul club. Comptant 723 apparitions sous le maillot de Botafogo, il remporte avec celui-ci quatre championnats de Rio de Janeiro. Membre incontournable de la sélection brésilienne avec laquelle il participe aux Coupes du monde 1950, 1954, 1958 et 1962, il remporte les éditions 1958 et 1962 aux côtés de ses compères de club Didi, Mario Zagallo et Garrincha.

Ambidextre et fougueux, il ajustera le gardien autrichien d’une magnifique balle piquée en 1954, fait rare pour un défenseur dans les années 1950.

Il est le tout premier arrière offensif moderne dont se réclameront les illustres Cafu, Roberto Carlos ou encore Dani Alves.

Djalma Santos :

Poste : Défenseur Droit

Nation : Brésil

Général :91

Vitesse :90

Tir : 74

Passe : 80

Dribble : 89

Défense : 88

Physique :89

MP : 3 (droit) GT : 3

Capable aussi bien de jouer milieu de terrain que défenseur axial, Djalma Santos s’impose pourtant sur l’aile droite de la défense de la sélection brésilienne victorieuse en 1958 et 1962. Joueur exemplaire et fair-play sur le terrain, « La muralha » possède une technique bien au-dessus de la moyenne et un sens aiguisé du placement défensif lui permettant de se sortir de situations compliquées dans la surface. Participant également à l’offensive à l’instar de son homonyme Nilton Santos, il est notamment à l’origine du troisième but des auriverde lors de la finale de Coupe du Monde 1962 contre la Tchécoslovaquie. Voyant le gardien adverse trop avancé sur sa ligne de but, Santos adresse un centre qui sera mal capté puis poussé dans les filets par son coéquipier Vava.

Robert Jonquet :

Poste : Défenseur Central

Nation : France

Général :90

Vitesse :76

Tir : 38

Passe : 82

Dribble : 75

Défense : 94

Physique : 90

MP : 2 (gauche) GT : 2

Illustre capitaine du grand Stade de Reims pour lequel il aura disputé 577 rencontres professionnelles entre 1942 et 1960, le champenois d’adoption est admiré pour son style élégant malgré des qualités physiques moyennes. Possédant des qualités d’endurance hors normes et d’un calme à toute épreuve, il remporte cinq championnats de France avec Reims et est un élément inamovible du « football champagne » mis en place par Albert Batteux. S’ajoute à son palmarès deux coupe de France (1950, 1958), une coupe Latine (1953) ainsi que deux finales de Coupe d’Europe des clubs champions, toutes perdues face au Real Madrid de di Stefano (1956, 1959).

Avec une équipe de France au fort accent rémois (Piantoni, Fontaine…), il termine à une honorable troisième place à la coupe du monde 1958.

Fritz Walter :

Poste : Milieu Gauche

Nation : Allemagne

Général :91

Vitesse :87

Tir : 92

Passe :93

Dribble :88

Défense :40

Physique :82

MP : 3 (gauche) GT : 4

Joueur de toujours du 1.FC Kaiserslautern, la carrière du prodigieux technicien allemand aurait pu prendre une toute autre direction. Mobilisé par la seconde guerre mondiale tout comme de nombreux joueurs professionnels de l’époque, il échappe de peu aux goulags soviétiques après la défaite allemande. Grand chasseur de buts (357 buts en 364 matchs en club), il est le grand artisan des victoires en championnat 1951 et 1953 du 1.FC Kaiserslautern.

Capitaine exemplaire de la République Fédérale d’Allemagne à la Coupe du Monde 1954 en Suisse, l’équipe triomphe à la surprise générale du onze d’or hongrois sur le score de 3 buts à 2 durant laquelle Walter délivra une passe décisive à Helmut Rahn. Depuis 1985, le stade du 1.FC Kaiserslautern porte son nom.

Didi :

Poste : Milieu Central

Nation : Brésil

Général :93

Vitesse :82

Tir : 84

Passe : 94

Dribble :92

Défense :70

Physique :86

MP : 4 (droit) GT : 4

Chef d’orchestre du grand Brésil de 1958 (dont il est désigné meilleur joueur) et de 1962, il est celui qui organise le jeu derrière les armes offensives que sont Pelé, Vava, Zagallo et Garrincha. Faux-lent à la lecture de jeu instantanée et à la vision acérée, Didi n’est pas qu’un excellent distributeur de ballons mais est également un finisseur remarquable, en témoigne ses vingt réalisations en soixante-huit sélections. Inventeur de la frappe en feuille morte, l’homme est adulé et considéré comme un demi-Dieu dans son pays. Vainqueur du Championnat de Rio de Janeiro en 1951 avec Fluminense puis en 1957, 1961 et 1962 avec Botafogo, il effectue une pige d’une année au Real Madrid avec lequel il remporte la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1960.

Juan Alberto Schiaffino

Poste : Milieu Offensif Central

Nation : Uruguay

Général :93

Vitesse :91

Tir :85

Passe :95

Dribble :90

Défense :35

Physique :78

MP : 4 (droit) GT : 4

Meneur de jeu au talent hors norme, ce joueur prodigieux né d’un père italien et d’une mère paraguayenne fait ses premiers en professionnel au Peñarol à l’âge de dix-neuf ans. Possédant la technique latine et la vista sud-américaine, l’oriondo brille aux côtés de ses compères d’attaque et soulève quatre championnats d’Uruguay. Meneur de jeu titulaire de la Celeste au Mondial 1950, il y inscrit trois buts dont le but de l’égalisation en finale face au Brésil. Alcides Ghiggia, son partenaire de jeu au Peñarol, cèle finalement l’issue du match offrant ainsi à l’Uruguay son deuxième sacre international.

Tout juste sacré, le meilleur footballeur de l’histoire de l’Uruguay traverse alors l’Atlantique et remporte trois championnats d’Italie avec le Milan AC et une Coupe des villes de foire avec l’AS Rome.

Sándor Kocsis :

Poste : Buteur

Nation : Hongrie

Général :94

Vitesse :86

Tir : 94

Passe : 70

Dribble : 90

Défense : 35

Physique :96

MP : 5 (droit) GT : 3

416 buts en 532 matchs, Kocsis est un géant de son temps. Pointe du Onze d’or hongrois champion olympique en 1952 à Helsinki et vice-champion du monde deux années après, il inscrit d’ailleurs onze réalisations en cinq matchs lors du mondial.suisse, dont deux coups de casque face à l’Uruguay en demi-finale. Glorifié et surnommé « la tête d’or », le  magyar est le maître des airs et possède très certainement l’un des meilleurs jeu de tête de l’histoire du football. Ayant remporté quatre championnats nationaux, il fuit la guerre civile et signe au YF Zurich puis au FC Barcelone. En Catalogne, le hongrois y gagne deux championnats, deux Copa del Rey et une coupe des villes de foire. Atteint d’un cancer incurable, Kocsis se défenestre en 1979.

Raymond Kopa :


Poste : Ailier Droit

Nation: France

Général :95

Vitesse :95

Tir :95

Passe :92

Dribble :96

Défense :49

Physique :71

MP : 4 (droit) GT : 4

Fils de mineurs polonais, Kopa est repéré par le SCO Angers lors d’un concours national de jeunes talents.Dribbleur, agile et clairvoyant, il perfectionne son jeu par la puissance de ses frappes et la précision de ses passes. Recruté par le grand Stade de Reims, il remporte quatre championnats de France (1953,1955,1960 et 1962).Il signe ensuite au Real Madrid et triomphe enfin en Coupe d’Europe des Champions en 1957, 1958, 1959. Auréolé d’un double titre de champion d’Espagne en 1957 et 1958, le génial ailier incarnation de la France victorieuse et vedette de son temps, porte la sélection d’Albert Batteux à la troisième place. Militant des droits pour les joueurs de football, le Napoléon du football accède à la consécration ultime en remportant le Ballon d’or 1958.

Stanley Matthews :

Poste : Ailier Droit

Nation : Angleterre

Général :93

Vitesse :91

Tir :93

Passe :89

Dribble :97

Défense :55

Physique :68

MP : 4 (droit) GT : 5

33 ans de longévité, une carrière débutée en 1932 à Stoke City et achevée dans le même club en 1965, à l’âge de 49 ans ! Entre temps, une pige de quatorze années au Blackpool FC, 52 sélections avec les Three Lions et 780 matchs professionnels en club. La carrière de Sir Stanley Matthews est avant tout marquée par une extraordinaire longévité à défaut d’avoir une armoire à trophées remplie.Il est tout juste détenteur de la FA Cup 1953 avec Blackpool FC, où il change le cours de la finale en adressant deux centres victorieux. Ce fils de boxeur à l’hygiène de vie irréprochable, à la technique soyeuse et aux manières de gentleman captive le public anglais de par ses aptitudes extraordinaires sur le terrain. Premier lauréat du Ballon d’Or en 1956, il est anobli en 1965.

Paco Gento :

Poste : Ailier Gauche

Nation : Espagne

Général :94

Vitesse :98

Tir : 85

Passe : 93

Dribble : 95

Défense :42

Physique :86

MP : 4 (gauche) GT : 4

Numéro 11 légendaire de la Casa Blanca, Francisco « Paco » Gento est une légende absolue du Real Madrid. Sur l’aile gauche de l’attaque madrilène, il côtoie les plus grands noms de l’époque, l’argentin di Stefano, le hongrois Puskás et le français Kopa, et rafle tout sur son passage : 12 championnats d’Espagne, 2 coupes d’Espagne, 1 coupe intercontinentale et surtout 6 Coupes d’Europe des Clubs Champions. Nul joueur n’a jamais remporté plus de championnats espagnols et de C1 que l’ailier supersonique cantabre. Gento s’illustre particulièrement lors des prolongations de la finale de  Coupe d’Europe des Clubs Champions 1958 opposant le Real Madrid au Milan AC en inscrivant le but victorieux . Devenu capitaine du club madrilène, il est sélectionné à 43 reprises avec l’Espagne (là encore un record en son temps) mais n’est pas sacré champion d’Europe des nations en 1964.

joueur de la décennie :

Alfredo di Stefano :

Poste : Attaquant

Nation : Argentine

Général :98

Vitesse :96

Tir : 99

Passe :91

Dribble : 97

Défense : 61

Physique :82

MP : 5 (droit) GT : 4

S’il ne fallait retenir qu’un nom des années 1950, celui d’Alfredo di Stefano apparaîtrait comme une évidence. Pelé, Diego Maradona et Sir Bobby Charlton l’attestent tous, di Stefano est le meilleur joueur de tous les temps excusez du peu !

Le fantastique buteur argentin d’ascendance béarnaise débute dans le mythique club de River Plate et remporte deux championnats d’Argentine. En 1947, il est appelé en sélection argentine et ajoute la Copa America à son escarcelle. Puis il s’exile aux Millionarios de Bogota et triomphe à trois occasions dans le championnat colombien.

Suscitant les convoitises des plus grands clubs européens, le buteur en série argentin se retrouve rapidement au cœur d’une bataille entre le Real Madrid et le FC Barcelone pour tenter de l’enrôler. Toutefois c’est le club de la capitale avec l’appui de Franco qui signe le néo international colombien qui traverse l’Atlantique en 1953. Rapidement adopté par le public madrilène, la « flèche blonde » séduit le monde du football. Incroyable dribbleur et fantastique finisseur, mais également leader charismatique et tacticien hors pair, il remporte 18 titres et marque plus de 300 buts. C’est sur la scène européenne que le « Divin chauve » forge sa légende. Il remporte avec le club madrilène cinq Coupes d’Europe des Clubs Champions entre 1956 à 1960 tout en marquant dans chacune des finales, dont un mémorable triplé face à l’Eintracht Francfort en 1960. Longtemps détenteur du record du nombre de réalisations (49) inscrites en C1 (détrôné par Raul depuis, autre illustre avant-centre du Real Madrid), il reçoit à deux reprises le Ballon d’Or en 1957 et en 1959. Sur le toit de l’Europe en club, Alfredo di Stefano accède à la citoyenneté espagnole et trouve les filets à 23 reprises en 31 rencontres. Reconverti entraîneur, il sacre Valence champion d’Espagne et Boca Juniors champion d’Argentine.

Cet article a été rédigé par : @JeMeThai

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